16/05/2026
Le TDAH n’est pas devenu plus fréquent.
Il est juste devenu un contenu.
Aujourd’hui, sur les réseaux, tout semble être du TDAH :
“Je procrastine.”
“Je suis désorganisé(e).”
“Je m’ennuie vite.”
“J’oublie tout.”
Mais avoir certains comportements humains ne veut pas forcément dire avoir un trouble neurodéveloppemental.
Le problème, ce n’est pas que les gens en parlent.
Le problème, c’est quand un vrai trouble devient une “trend relatable”.
Parce que derrière le TDAH, il y a souvent :
des personnes épuisées mentalement,
des adultes qui culpabilisent depuis l’enfance,
des étudiants qui souffrent en silence,
des émotions difficiles à gérer,
des journées simples qui demandent parfois un effort immense.
Oui, les réseaux sociaux peuvent aider à mettre des mots sur certaines souffrances.
Mais un diagnostic ne se résume pas à quelques vidéos TikTok dans lesquelles on se reconnaît.
S’informer est important.
Se questionner aussi.
Mais banaliser un trouble réel peut invisibiliser ceux qui le vivent au quotidien.
Le TDAH n’est pas une esthétique.
Ce n’est pas un trait de personnalité “fun”.
Et ce n’est certainement pas une mode.