Centre de kinésithérapie et physiothérapie by Souhail

Centre de kinésithérapie et physiothérapie by Souhail Kinésithérapeute est fier de l'être
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La tendinite du biceps, pour nous, ce n'est pas une douleur musculaire du bras, c'est une inflammation du tendon de la l...
27/08/2026

La tendinite du biceps, pour nous, ce n'est pas une douleur musculaire du bras, c'est une inflammation du tendon de la longue portion du biceps qui glisse dans une gouttière devant l'épaule, comme une corde qui frotte dans sa poulie, qui s'épaissit et qui coince à chaque fois qu'on lève le bras.

On la rapproche du conflit sous-acromial. Elle touche surtout les 30 à 60 ans qui portent au dessus de la tête, les sportifs de lancer, de muscu et de natation, souvent l'épaule dominante, et reste longtemps confondue avec une tendinopathie de la coiffe.

Ce qu'on vit au quotidien
Douleur devant l'épaule : douleur profonde exactement devant, dans la gouttière bicipitale, qui descend parfois vers le biceps, plus forte quand on lève le bras devant, quand on porte un sac, quand on met la main dans la poche arrière.
Douleur en flexion coude : gêne pour fléchir le coude contre résistance, pour visser, pour porter un plateau, pour faire un curl à la salle, soulagée au repos, réveillée en appuyant sur le tendon devant l'épaule, test de Speed positif.
Craquement à l'épaule : clac en levant le bras, sensation de tendon qui saute, surtout en rotation externe, avec parfois un gonflement le long du biceps si la gaine est remplie de liquide.
Pas de perte de force au début : on lève encore le bras, mais avec une douleur sourde, on évite de dormir sur le côté atteint, on porte le bras avec l'autre main, pas de fourmillements dans la main.
Association : parfois lésion du labrum supérieur SLAP, tendinopathie supra-épineux, conflit sous-acromial, instabilité antérieure, ou après augmentation brutale de musculation ou de port de charges au dessus de la tête, ou travail avec bras en avant prolongé.

Pourquoi ça s'enflamme
La longue portion du biceps part du haut de la glène et passe dans la gouttière bicipitale entre le sous-scapulaire et le sus-épineux, maintenue par la poulie bicipitale. Quand la poulie s'use ou quand la coiffe est faible, le tendon frotte, se fissure et s'enflamme. Origine mécanique par surutilisation et frottement répété, pas une déchirure complète au début, mais avec le temps le tendon peut se désinsérer partiellement et devenir instable. Facteurs, posture enroulement des épaules, manque de rotation externe, musculation biceps lourde sans gainage scapulaire, microtraumatismes répétés.

Ce qui nous aide vraiment
Diagnostic : examen clinique suffit, palpation douloureuse de la gouttière bicipitale 2 cm sous l'acromion, test de Speed, on fléchit l'épaule à 90 degrés coude tendu paume vers le haut et on résiste, douleur devant si positif. Test de Yergason, coude à 90 degrés on résiste à la supination. Échographie pour voir le tendon épaissi, avec liquide autour, et vérifier la coiffe à côté, IRM seulement si suspicion de SLAP ou avant geste, pas de radio seule qui ne voit pas le tendon.
Surveillance : si forme débutante et peu douloureuse, on surveille, on enlève le geste déclenchant 2 à 3 semaines, on évite le port au dessus de 90 degrés et les curls lourds.
Traitement non chirurgical : repos relatif du tendon qui frotte, pas repos complet de l'épaule, glaçage devant l'épaule 10 minutes après effort, AINS en cure courte si pas de contre-indication, résultats en 5 à 7 jours. Kinésithérapie, le coeur du traitement. Étirements doux du biceps et du petit pectoral porte contre mur 30 secondes x 3. Renforcement des abaisseurs et des rotateurs externes à l'élastique pour recentrer la tête humérale, travail scapulaire serratus. Excentrique biceps lente, on freine la descente d'un poids léger 3 secondes x 10 répétitions sans douleur au dessus de 3 sur 10. Correction du geste de lancer et de muscu.
Infiltration : infiltration de corticoïdes sous échographie dans la gaine du biceps pour calmer une poussée rebelle après échec de 3 semaines de décharge, efficacité de 4 à 8 semaines, pas plus de 2 par an au même endroit pour ne pas fragiliser le tendon. Infiltration jamais dans le tendon lui-même.
Ondes de choc : non indiquées directement sur la gouttière, parfois utiles sur la coiffe associée.
Chirurgie : réservée aux tendinopathies très douloureuses avec déchirure partielle ou instabilité après échec de 6 mois de kiné bien faite, ténotomie ou ténodèse du biceps, on coupe ou on réinsère le tendon plus bas, cicatrisation 3 semaines en écharpe puis kiné 2 à 3 mois, très bons résultats sur la douleur.
À éviter : curls biceps lourds et tractions supination en pleine poussée, étirements agressifs du biceps, massages transverses profonds directement sur la gouttière gonflée, port prolongé bras au dessus de la tête.

Quand il faut consulter
Douleur devant l'épaule qui dure plus de 3 semaines malgré repos, craquement avec sensation que le biceps saute, ou boule qui apparaît dans le biceps type Popeye qui signe une rupture, ou perte de force pour fléchir le coude. Dans ces cas, avis chirurgien de l'épaule pour échographie et IRM du labrum.

La tendinite du biceps se gère plus qu'elle ne se guérit seule si on ne corrige pas le frottement, mais se stabilise très bien quand on recentre l'épaule.

Si tu sens une douleur pile devant l'épaule qui descend dans le biceps quand tu portes, le mieux est de voir ton médecin. Un examen avec les tests de Speed et Yergason, une échographie de la gouttière bicipitale, puis 3 semaines de décharge des gestes au dessus de la tête et 10 minutes par jour de renforcement des rotateurs externes et excentrique biceps lente, permettent souvent de calmer durablement la gêne sans passer par la chirurgie, et de garder une épaule stable pour porter et pousser.

La bourse séreuse, pour nous, ce n'est pas une articulation, c'est un petit coussin plat rempli de liquide synovial, gra...
26/08/2026

La bourse séreuse, pour nous, ce n'est pas une articulation, c'est un petit coussin plat rempli de liquide synovial, grand comme une pièce de 1 à 2 euros, glissé entre un os et un tendon ou entre la peau et un os, qui sert à amortir et à faire glisser sans frottement, comme une poche d'eau sous un tapis.

On en a plus de 150 dans le corps, toujours là où ça frotte beaucoup. Les plus connues sont la bourse sous-acromiale à l'épaule sous l'acromion, la bourse olécrânienne au coude, la bourse trochantérienne à la hanche sur le côté, la bourse prépatellaire devant le genou et la bourse rétro-calcanéenne derrière le talon entre le tendon d'Achille et l'os.

Ce qu'on vit au quotidien
Douleur localisée qui chauffe : boule molle qui gonfle vite, rouge et chaude au coude, devant le genou à genoux, sur le côté de la hanche la nuit en dormant sur le côté, ou à l'épaule quand on lève le bras entre 70 et 120 degrés avec un arc douloureux.
Gêne au frottement : douleur en s'appuyant sur le coude au bureau, en restant longtemps à genoux chez le carreleur ou la femme de ménage, en courant avec frottement du tendon du fascia lata sur la hanche, pas de blocage articulaire vrai.
Évolution par poussées : gonflement qui apparaît en 24 à 48 heures après microtraumatisme répété ou appui prolongé, puis qui se vide lentement sur 1 à 2 semaines, puis revient si on reprend le même appui, parfois avec une poche qui reste molle.
Pas d'engourdissement : pas de fourmillements, pas de perte de force, mais une douleur qui empêche de s'appuyer, marche possible mais boiterie si hanche ou genou gonflé.
Association : parfois tendinopathie à côté, par exemple tendinopathie de la coiffe avec bursite sous-acromiale, ou tendinopathie du moyen fessier avec bursite trochantérienne, ou goutte, polyarthrite, diabète, ou bursite septique après plaie ou piqûre si la bourse s'infecte.

Pourquoi ça s'enflamme
La bursite, c'est l'inflammation de la paroi synoviale de la bourse qui fabrique trop de liquide. Origine mécanique dans 90% des cas, frottement répété ou pression directe prolongée, le corps réagit en produisant du liquide pour protéger, mais la poche devient trop grosse et se coince à son tour. Parfois origine inflammatoire avec micro-cristaux ou maladie rhumatismale, rarement origine infectieuse quand une bactérie entre par une petite plaie au dessus de la bourse du coude ou du genou, c'est la bursite septique avec fièvre.

Ce qui nous aide vraiment
Diagnostic : examen clinique suffit, palpation d'une boule rénitente, chaude, douloureuse exactement sur la bourse, signe de Neer et Hawkins pour l'épaule, palpation du grand trochanter pour la hanche, test de l'appui genou pour la prépatellaire. Échographie pour confirmer l'épanchement de la bourse et voir si le tendon à côté est touché, radio seulement si doute ou corps étranger, IRM seulement si bursite chronique ou avant geste, ponction seulement si suspicion d'infection avec fièvre, rougeur qui s'étend, ou goutte.
Surveillance : si bursite mécanique petite et peu douloureuse, on surveille, on enlève la cause, on évite l'appui direct 7 à 10 jours, on met un coussin ou une genouillère mousse avec trou en regard de la bourse pour décharger.
Traitement non chirurgical : repos relatif de la zone qui frotte, glaçage 10 à 15 minutes 2 à 3 fois par jour, AINS en cure courte si pas de contre-indication pour calmer l'inflammation, résultats en 3 à 5 jours dans les formes aiguës. Kinésithérapie avec correction du geste, étirements du muscle qui frotte, renforcement du muscle qui stabilise, par exemple renforcement des rotateurs externes et abaisseurs de l'omoplate pour une bursite sous-acromiale, renforcement du moyen fessier pour une trochantérienne, travail du droit antérieur pour une prépatellaire.
Infiltration : infiltration de corticoïdes sous échographie directement dans la bourse pour débloquer une crise rebelle après échec de 2 à 3 semaines de décharge, efficacité de 1 à 3 mois, pas plus de 2 à 3 par an au même endroit. Si bursite septique, antibiotiques et évacuation par médecin, pas d'infiltration.
Ondes de choc : parfois proposées pour bursite chronique trochantérienne ou sous-acromiale, ne vident pas la bourse mais calment la douleur autour.
Chirurgie : réservée aux bursites récidivantes très invalidantes après échec de 6 à 12 mois de décharge et kiné, bursectomie, ablation de la bourse, cicatrisation 2 à 3 semaines, kinésithérapie ensuite pour éviter adhérence.
À éviter : massages appuyés directement sur la bourse gonflée et chaude, perçage maison avec une aiguille, appui prolongé sur coude ou genou sans protection, reprise trop rapide du geste qui frotte.

Quand il faut consulter
Bourse qui gonfle vite avec fièvre au dessus de 38 degrés, rougeur qui s'étend, plaie en regard, ou douleur qui empêche de lever le bras ou de marcher plus de 5 jours, ou bursite qui revient plus de 3 fois au même endroit malgré décharge. Dans ces cas, avis médecin traitant ou chirurgien orthopédique pour échographie et discussion, et urgence si fièvre et bourse très chaude, risque de bursite septique.

La bursite se gère plus qu'elle ne se guérit seule si on ne change pas le frottement, mais se stabilise très bien quand on corrige l'appui.

Si tu sens une boule molle qui chauffe sur le coude, le genou, la hanche ou l'épaule qui t'empêche de t'appuyer, le mieux est de voir ton médecin. Un examen, une échographie pour voir la bourse, puis une décharge avec coussin et 2 semaines de kinésithérapie pour corriger le geste, et si besoin une infiltration sous échographie, permettent souvent de calmer la gêne sans passer par la chirurgie, et de garder un mouvement fluide sans frottement.

Les pieds plats, pour nous, ce n'est pas juste un pied qui touche le sol, c'est un affaissement de l'arche longitudinale...
26/08/2026

Les pieds plats, pour nous, ce n'est pas juste un pied qui touche le sol, c'est un affaissement de l'arche longitudinale interne avec un talon qui part en dehors en valgus, comme si le ressort principal du pied s'était détendu, ce qui fait que toute la plante s'écrase au sol en charge.

On distingue le pied plat souple de l'enfant qui se creuse sur la pointe des pieds, et le pied plat acquis de l'adulte par faiblesse du tendon tibial postérieur. Il touche 20 à 30% des adultes, souvent des deux pieds, et reste longtemps sans douleur avant de donner des douleurs à distance.

Ce qu'on vit au quotidien
Empreinte pleine : au sol mouillé ou sur podoscope, on voit toute la plante qui touche, plus de creux interne, chaussures qui s'usent vite à l'intérieur, talon qui s'incline en dehors.
Fatigue rapide : douleurs sous la voûte et derrière la malléole interne en fin de journée, crampes de la voûte, jambes lourdes, besoin de s'asseoir, pas de douleur matinale au premier pas comme la fasciite.
Cheville qui roule en dedans : sensation de cheville instable qui part en dedans, genoux qui rentrent en X, dos qui se cambre, surtout en course ou debout prolongé.
Pas d'engourdissement : pas de fourmillements, pas de perte de force, mais démarche lourde, pieds qui s'écrasent, course moins efficace.
Association : parfois tendon d'Achille court, hyperlaxité ligamentaire, surpoids, antécédents familiaux de pieds plats, entorse à répétition, syndrome du tunnel tarsien par étirement du nerf tibial, ou fasciite plantaire par traction de l'aponévrose.

Pourquoi ça s'affaisse
Perte du soutien actif et passif de l'arche : le muscle tibial postérieur qui tient la voûte se fatigue, le ligament en ressort sous le pied se distend, l'aponévrose plantaire est mise sous tension. Origine génétique avec laxité, ou acquise avec microtraumatismes répétés, chaussage plat sans soutien, prise de poids, grossesse, ménopause, travail debout prolongé, pas une malformation osseuse grave au début.

Ce qui nous aide vraiment
Diagnostic : examen clinique suffit, test sur la pointe des pieds, le creux revient si souple, ne revient pas si rigide, empreinte sur podoscope, analyse d'usure des chaussures, mesure de la chute du naviculaire. Radio de face et profil en charge seulement si doute ou avant semelles, IRM seulement si suspicion de rupture du tibial postérieur, pas de scanner systématique.
Surveillance : si pied plat souple peu douloureux chez l'enfant avant 6 ans, on surveille, on stimule pieds nus sur sable, on évite les chaussures rigides correctrices inutiles. Chez l'adulte, on ne cherche pas à recréer une arche parfaite, on cherche un pied stable et indolore.
Chaussage : chaussures avec bon contrefort arrière ferme, talon 1 à 2 cm, pas de chaussures plates type ballerines ou tongs au quotidien, éviter marche pieds nus prolongée sur carrelage dur.
Semelles : orthèses plantaires avec soutien interne et coin supinateur sous le talon pour recentrer le calcanéus, faites par podologue sur moulage, pas de semelles préfabriquées trop hautes qui font plus mal, port progressif 2h puis journée, à changer tous les 12 à 18 mois.
Kinésithérapie : le coeur du traitement. Short foot exercise, le dôme : on raccourcit le pied en ramenant la base du gros orteil vers le talon sans griffer les orteils, 5 secondes x 20 répétitions. Towel scrunches, on froisse une serviette avec les orteils. Heel raises avec inversion, montées sur pointes en tournant légèrement le talon en dedans pour réveiller le tibial postérieur. Étirements triceps sural et ischio-jambiers 30 secondes x 3. Travail proprioception sur planche instable.
Traitement non chirurgical : perte de poids si besoin, AINS courte durée seulement si poussée douloureuse, infiltration jamais dans le tendon tibial postérieur. Ondes de choc non indiquées pour le pied plat lui-même.
Chirurgie : réservée aux pieds plats rigides douloureux ou avec rupture du tibial postérieur après échec de 6 à 12 mois de semelles et kiné bien faites, transfert tendineux, ostéotomie du calcanéus, arthrodèse seulement dans les formes évoluées, cicatrisation 6 semaines sans appui complet, kinésithérapie ensuite 3 à 6 mois.
À éviter : marcher toujours pieds nus sur dur, chaussures trop souples sans maintien, tentatives de forcer l'arche avec des balles dures, semelles trop hautes qui bloquent le pied.

Quand il faut consulter
Pied qui s'affaisse brutalement d'un seul côté, douleur vive derrière la malléole interne qui empêche de se mettre sur la pointe du pied, cheville qui gonfle à l'intérieur, ou pied plat rigide chez l'enfant qui ne se creuse pas sur la pointe, ou douleurs qui remontent aux genoux et au dos malgré semelles. Dans ces cas, avis chirurgien du pied ou centre de référence pour échographie du tibial postérieur et radio en charge.

Le pied plat se gère plus qu'il ne se guérit, mais se stabilise très bien quand on le muscle.

Si tu sens que tes chaussures s'usent à l'intérieur et que ta voûte te brûle en fin de journée, le mieux est de voir ton médecin. Un examen, une analyse d'empreinte sur podoscope, puis une paire de semelles avec soutien interne et 10 minutes d'exercices short foot par jour, permettent souvent de retrouver un appui stable et une marche sans fatigue sans passer par la chirurgie, et de garder des genoux et un dos confortables.

Le syndrome du tunnel tarsien, pour nous, ce n'est pas une fasciite plantaire ni une épine calcanéenne, c'est une compre...
25/08/2026

Le syndrome du tunnel tarsien, pour nous, ce n'est pas une fasciite plantaire ni une épine calcanéenne, c'est une compression du nerf tibial derrière la malléole interne, sous le rétinaculum des fléchisseurs, comme un canal carpien mais à la cheville, qui coince le nerf qui va vers la plante du pied.

On le rapproche du syndrome du canal carpien à la main. Il touche surtout les adultes entre 30 et 60 ans, souvent un seul pied, plus fréquent chez les coureurs, les personnes avec pied plat valgus ou après entorse de cheville, et reste rare donc souvent confondu.

Ce qu'on vit au quotidien
Brûlure plantaire : fourmillements, picotements, brûlure sous la voûte et sous les orteils, surtout le soir et la nuit, sensation de pied qui chauffe ou qui s'endort.
Douleur à l'appui : gêne en restant debout longtemps, en marchant, en chaussures serrées, mieux en enlevant la chaussure et en secouant le pied, pas de douleur matinale au premier pas comme la fasciite.
Signe de Tinel : en tapotant derrière la malléole interne, on reproduit les fourmis qui partent vers la plante, c'est le test clé, positif dans 80% des cas.
Évolution par poussées : phases de quelques jours à semaines où la plante brûle, puis accalmie, puis retour si on reprend course ou station debout prolongée, avec parfois une sensation de pied lourd ou gonflé.
Pas de perte de force au début : on marche, on peut courir mais avec inconfort, pas de claudication vasculaire, pas de dos bloqué.
Association : parfois kyste du tunnel tarsien, varices autour du nerf, ténosynovite des fléchisseurs, pied plat valgus, antécédent entorse, diabète, hypothyroïdie, chaussures trop serrées au col.

Pourquoi ça se coince
Le tunnel tarsien est un tunnel inextensible derrière la malléole interne, formé par l'os et le rétinaculum. Dedans passent dans l'ordre les tendons tibial postérieur, fléchisseur commun des orteils, l'artère tibiale postérieure et le nerf tibial, puis le fléchisseur propre du gros orteil. Si le pied s'affaisse en dedans, si un kyste grossit, si les gaines des tendons s'enflamment, le nerf tibial est comprimé. Il se divise ensuite en nerf plantaire médial, nerf plantaire latéral et nerf calcanéen médial pour le talon, ce qui explique les fourmis à différents endroits de la plante.

Ce qui nous aide vraiment
Diagnostic : examen clinique suffit, test de Tinel derrière la malléole, test de compression du tunnel 30 secondes qui reproduit les fourmis, examen du pied plat valgus et de la mobilité cheville. Échographie pour voir un kyste, une varice, une ténosynovite et mesurer le nerf, EMG pour confirmer le ralentissement du nerf tibial dans les formes douteuses, IRM seulement si suspicion de lésion compressive ou avant geste, pas de radio seule.
Surveillance : si forme débutante et légère, on surveille, on évite la station debout prolongée et la course, on desserre les chaussures, on évite les talons et les chaussures à col serré qui appuient sur le tunnel.
Chaussage : chaussures larges avec bon soutien de voûte, semelle orthopédique avec soutien interne pour corriger le valgus et décharger le tunnel, faite par podologue, pas de marche pieds nus prolongée sur sol dur, attelle nocturne en position neutre si fourmis nocturnes.
Traitement non chirurgical : repos relatif, glaçage derrière la malléole 10 minutes, AINS en cure courte si pas de contre-indication, infiltration de corticoïdes sous échographie autour du nerf pour calmer la poussée douloureuse, résultats temporaires mais aide au diagnostic. Kinésithérapie avec glissements nerveux du nerf tibial, étirements doux du triceps sural, travail du tibial postérieur pour corriger le valgus, drainage si œdème.
Ondes de choc : non indiquées, ne décompriment pas le nerf.
Chirurgie : réservée aux formes avec cause compressive visible au scanner ou écho, ou après échec de 3 à 6 mois de décharge bien faite, libération du rétinaculum des fléchisseurs pour ouvrir le tunnel, geste délicat avec risque de récidive 10 à 20%, cicatrisation 3 semaines avec chaussure de décharge puis reprise marche progressive, kinésithérapie ensuite pour glissement nerveux.
À éviter : massages appuyés directement sur le nerf derrière la malléole, course et sauts en pleine poussée, chaussures trop serrées, tentative d'écraser la zone.

Quand il faut consulter
Fourmis plantaires qui durent plus de 3 semaines, brûlure qui réveille la nuit, sensation de semelle cartonnée sous le pied, ou si vous avez un pied plat qui s'affaisse de plus en plus, ou une boule derrière la malléole interne, ou un diabète mal équilibré. Dans ces cas, avis médecin du pied ou neurologue pour échographie du tunnel tarsien et EMG.

Le syndrome du tunnel tarsien se gère plus qu'il ne se guérit seul, mais se stabilise très bien quand on le reconnaît tôt.

Si tu sens une brûlure sous la voûte qui monte derrière la cheville interne quand tu restes debout, le mieux est de voir ton médecin. Un examen avec le test de Tinel, une échographie du tunnel tarsien, puis une semelle avec correction du valgus et si besoin une infiltration sous échographie, permettent souvent de calmer la gêne sans passer par la chirurgie, et de garder un appui confortable.

La sacro-iliite, pour nous, ce n'est pas une simple lombalgie ou une sciatique, c'est une inflammation de l'articulation...
25/08/2026

La sacro-iliite, pour nous, ce n'est pas une simple lombalgie ou une sciatique, c'est une inflammation de l'articulation sacro-iliaque, entre le sacrum et l'os iliaque au fond du dos, juste à côté de la fesse, qui fait que l'articulation qui doit amortir et stabiliser le bassin devient douloureuse et raide.

On la rapproche des spondyloarthrites. Elle touche surtout les adultes jeunes entre 20 et 40 ans, souvent d'un seul côté au début puis des deux, et reste sous-diagnostiquée parce qu'on la confond avec un lumbago ou une hernie.

Ce qu'on vit au quotidien
Douleur fessière profonde : douleur très basse dans le dos, juste au dessus de la fesse, d'un côté, qui irradie parfois vers l'arrière de la cuisse sans descendre sous le genou, pas comme une sciatique vraie.
Raideur matinale : réveil avec bassin bloqué, il faut 30 minutes à 1 heure pour se dérouiller, mieux avec le mouvement, pire au repos prolongé et la nuit en deuxième partie de nuit.
Douleur à l'appui : gêne en restant longtemps assis, en voiture, en montant les escaliers, en se retournant dans le lit, soulagée en marchant doucement, aggravée en position assise jambe sur jambe.
Pas d'engourdissement : pas de fourmillements dans le pied, pas de perte de force, mais une sensation de bassin qui se dérobe, de jambe plus courte.
Signes associés : parfois fatigue, douleur au talon, aux côtes, aux yeux rouges, alternance fesse droite / fesse gauche, antécédents familiaux de spondylarthrite, psoriasis, maladie de Crohn ou rectocolite.

Pourquoi ça s'enflamme
Inflammation de la synoviale et de l'enthèse de l'articulation sacro-iliaque, origine auto-immune et génétique avec le gène HLA-B27 dans 80% des cas de forme inflammatoire, pas liée à l'arthrose seule ni au sport seul. Facteurs, prédisposition familiale, infection intestinale ou urinaire déclenchante, microtraumatismes répétés du bassin, grossesse avec hyperlaxité, différence de longueur de jambes qui surcharge l'articulation.

Ce qui nous aide vraiment
Diagnostic : examen clinique suffit au début avec tests sacro-iliaques, test de distraction, de compression, de poussée du sacrum, de Gaenslen, au moins 3 tests positifs sur 5 orientent vers la sacro-iliaque. Radio du bassin peu utile au début, IRM des sacro-iliaques est l'examen de référence pour voir l'oedème osseux inflammatoire, prise de sang avec CRP et HLA-B27 seulement si suspicion de spondyloarthrite, pas de biopsie.
Surveillance : si forme mécanique ou post-partum, on surveille, on évite le repos complet, on garde une activité régulière, on corrige la longueur de jambe avec talonnette si besoin.
Chaussage et posture : chaussures stables avec amorti, éviter talons hauts, éviter position assise prolongée sans bouger, ceinture sacro-iliaque seulement en phase aiguë courte 2 à 3 semaines pour soulager, pas en continu.
Traitement médical : AINS en cure courte pour calmer la poussée inflammatoire, résultats souvent spectaculaires en 48h dans les formes inflammatoires. Infiltration sacro-iliaque sous radio ou échographie pour débloquer une crise rebelle, efficacité de 3 à 6 mois.
Kinésithérapie : le coeur du traitement. Pas de manipulations agressives. Travail de stabilisation lombo-pelvienne, gainage transverse et multifides, étirements doux piriforme et ischio-jambiers, correction du schéma moteur, auto-exercices de déverrouillage du bassin 5 minutes matin et soir. Gymnastique type McGill et stabilisation qui aide vraiment sur 3 mois.
Traitement de fond : si sacro-iliite liée à une spondylarthrite ankylosante avec IRM positive et HLA-B27, traitement de fond par rhumatologue, biothérapie anti-TNF ou anti-IL17 discutée en centre de référence pour freiner l'inflammation, efficacité importante mais réservée aux formes sévères.
À éviter : repos au lit prolongé, manipulations rotatoires fortes du bassin, infiltrations répétées sans rééducation, course à pied et sauts en pleine poussée.

Quand il faut consulter
Douleur fessière qui dure plus de 3 mois chez un adulte de moins de 45 ans, raideur matinale de plus de 30 minutes qui s'améliore avec l'activité, alternance droite / gauche, ou douleur qui réveille en deuxième partie de nuit, ou association avec psoriasis, uvéite, maladie intestinale inflammatoire. Dans ces cas, avis rhumatologue ou centre de référence spondyloarthrite pour IRM des sacro-iliaques et bilan.

La sacro-iliite se gère plus qu'elle ne se guérit, mais se stabilise très bien quand on la reconnaît tôt.

Si tu sens une douleur profonde juste au dessus de la fesse qui te bloque le matin et qui s'améliore quand tu bouges, le mieux est de voir ton médecin. Un examen avec les tests sacro-iliaques, une IRM si besoin, puis une kinésithérapie de stabilisation du bassin et si besoin une infiltration sous guidage, permettent souvent de calmer durablement la gêne sans passer par la chirurgie, et de garder un bassin stable et une marche confortable.

MUSCLE GRAND DROIT FÉMORAL / DROIT FÉMORAL : Le seul muscle du quadriceps qui traverse deux articulations.On l'appelle a...
24/08/2026

MUSCLE GRAND DROIT FÉMORAL / DROIT FÉMORAL : Le seul muscle du quadriceps qui traverse deux articulations.

On l'appelle aussi re**us femoris. C'est le muscle le plus superficiel et le plus long de votre quadriceps, celui qu'on voit au milieu de la cuisse. Et c'est aussi le plus fragile du quadriceps, celui qui se claque le plus souvent.

1. OÙ IL EST ET À QUOI IL RESSEMBLE ?

C'est le chef central du quadriceps. Les 3 autres chefs, vaste médial, vaste latéral et vaste intermédiaire, ne traversent que le genou. Lui, il traverse deux articulations : la hanche et le genou. C'est ce qui fait toute sa particularité.

Son origine : Il a deux tendons en haut, d'où son risque de blessure.
Un tendon direct, très puissant, qui s'attache sur l'Épine Iliaque Antéro-Supérieure, la petite pointe osseuse que vous sentez à l'avant du bassin.
Un tendon réfléchi, qui s'attache juste au-dessus de votre hanche, sur le sourcil cotyloïdien.

Ces deux tendons se rejoignent pour former un corps musculaire long et fusiforme qui descend au milieu de la cuisse.

Son insertion : Comme tout le quadriceps, il se termine par le tendon quadricipital qui englobe la rotule et se prolonge par le tendon rotulien pour s'attacher sur la tubérosité tibiale, à l'avant du tibia.

Son innervation : Le nerf fémoral, L2-L3-L4.

Sa vascularisation : Très riche en haut, beaucoup moins au milieu. C'est pour ça que les lésions se font presque toujours à la jonction entre le tendon et le muscle.

2. À QUOI IL SERT ? Un muscle à double fonction

Parce qu'il est bi-articulaire, il fait deux mouvements opposés qui se coordonnent :

1. Au niveau de la hanche : C'est un fléchisseur. Il aide à lever la cuisse, à monter les escaliers, à sprinter. Il travaille très fort quand vous shootez dans un ballon.

2. Au niveau du genou : C'est un extenseur. C'est lui qui vous permet de tendre la jambe, de donner un coup de pied, de vous relever d'une chaise.

Le problème, c'est que ces deux fonctions sont antagonistes. Quand vous shootez, votre hanche se fléchit et votre genou s'étend en même temps. Le muscle est tiré à ses deux extrémités en même temps. Il est en étirement maximal. S'il n'est pas assez souple ou pas assez échauffé, il se déchire.

3. QUAND IL SE BLESSE : Le claquage du footballeur

C'est une blessure très fréquente chez le sportif, surtout footballeur, sprinteur, coureur.

Comment ça arrive ?
Un shoot puissant, un sprint, un changement de direction brutal
Un étirement forcé, comme un grand écart non préparé
Une fatigue musculaire, un manque d'échauffement
Un déséquilibre entre un quadriceps très fort et des ischio-jambiers trop faibles

On distingue 3 stades :

Stade 1 - L'élongation : Quelques fibres froissées. Douleur modérée à l'avant de la cuisse, qui permet de continuer un peu mais qui revient après.

Stade 2 - Le claquage : Déchirure partielle. Douleur vive, coup de poignard à l'avant de la cuisse au moment du geste. On ne peut plus courir, la marche devient douloureuse. Parfois un petit hématome.

Stade 3 - La rupture : Déchirure complète, souvent au niveau du tendon supérieur. Douleur brutale, craquement audible, impossibilité totale de tendre le genou ou de lever la cuisse, grosse boule ou creux visible à la cuisse.

Autres pathologies :
La tendinopathie d'insertion haute : Douleur chronique juste en dessous de l'épine iliaque, chez les danseurs, les footballeurs. Douleur à l'entraînement qui s'aggrave.
La tendinite rotulienne : Le grand droit participe aussi au syndrome de l'essuie-glace du genou.

4. QUE FAIT-ON EN KINÉSITHÉRAPIE ?

La prise en charge est totalement différente selon le stade et doit toujours être validée par votre médecin avec une échographie.

Phase 1 - Les premiers jours, apaiser :
On ne masse pas, on ne chauffe pas, on n'étire pas. On applique le protocole POLICE : Protection, Charge Optimale, Glaçage, Compression, Élévation. On évite les anti-inflammatoires les premières 48h sans avis médical car ils peuvent gêner la cicatrisation. Objectif : limiter l'hématome.

Phase 2 - Réparer et redonner du mouvement :
Dès que la douleur aiguë baisse, on commence très doucement. Drainage lymphatique pour évacuer l'hématome, travail isométrique sans bouger l'articulation, mobilisation douce de la rotule, travail de la hanche sans douleur. On corrige le bassin.

Phase 3 - Renforcer et assouplir intelligemment :
C'est le cœur de notre travail pour éviter la récidive.
Renforcement excentrique progressif : C'est le seul moyen de rendre le muscle résistant à nouveau. On le fait travailler en s'allongeant sous contrôle.
Étirement doux et prolongé, mais jamais en phase aiguë. On étire hanche ET genou en même temps, en position du chevalier.
Travail de la chaîne : On renforce les fessiers, les abdominaux et les ischio-jambiers pour que le droit fémoral ne travaille plus seul.
Proprioception, reprise de course en ligne droite puis avec changements de direction, puis reprise du shoot.

La règle d'or pour ne plus se claquer : Un muscle bi-articulaire doit être à la fois fort ET souple. Un droit fémoral très musclé mais raide est une bombe à retardement. L'échauffement avant l'effort et les étirements après sont indispensables.

Si vous avez ressenti une douleur vive à l'avant de la cuisse pendant un effort, ne reprenez pas trop vite. Faites faire une échographie pour connaître le stade et demandez une prescription pour un bilan. Une reprise trop précoce est la première cause de re-claquage et de cicatrice fibreuse douloureuse.

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