18/09/2026
AVANT → APRÈS
À 3 ans, cet enfant refusait presque totalement d’utiliser ses mains pour explorer son environnement.
Toucher un objet, le saisir, poser ses mains au sol ou même marcher sur certaines surfaces pouvait provoquer un refus important, beaucoup de frustration et parfois de nombreux pleurs. Il recherchait constamment le soutien de l’adulte et préférait être porté ou accompagné par la main.
En psychomotricité, l’objectif n’était pas de le forcer à toucher.
Nous avons travaillé progressivement autour de l’exploration sensorimotrice, des appuis, de la motricité globale, de la préhension, de la coordination œil-main, de l’engagement corporel et surtout du plaisir d’explorer.
À travers le jeu et des propositions adaptées à son rythme, nous avons cherché à créer suffisamment de sécurité et d’intérêt pour lui donner progressivement envie d’agir par lui-même.
Les premières séances n’ont pas été faciles : beaucoup de refus, de pleurs, de frustration… mais petit à petit, nous avons réussi à capter son attention et à faire émerger quelque chose d’essentiel : la curiosité.
Aujourd’hui, il commence de plus en plus à toucher spontanément, à saisir les objets, à les explorer et surtout à manifester l’envie de découvrir son environnement. 🤍
Et derrière ce petit geste qui peut sembler anodin — toucher un objet — se trouve une étape importante vers davantage d’autonomie.
Et dans cette évolution, les parents ont également une place essentielle.
Leur implication dans la rééducation, leur observation, leur collaboration et la continuité des propositions à la maison nous permettent de mieux comprendre l’enfant, de suivre ses progrès et d’assurer une meilleure continuité dans le travail.
Parce qu’une rééducation ne se construit pas uniquement en séance.
C’est un travail d’équipe : l’enfant, les parents et le thérapeute, chacun avec son rôle, pour accompagner l’enfant pas à pas vers plus d’exploration, de confiance et d’autonomie.