Journal L'Evènement-Mali

Journal L'Evènement-Mali Hebdomadaire d'informations générales

𝟐ᵉ 𝐑é𝐮𝐧𝐢𝐨𝐧 𝐝𝐞𝐬 𝐦𝐢𝐧𝐢𝐬𝐭𝐫𝐞𝐬 𝐝𝐞 𝐥𝐚 𝐏𝐫𝐨𝐦𝐨𝐭𝐢𝐨𝐧 𝐝𝐞 𝐥𝐚 𝐅𝐞𝐦𝐦𝐞 𝐞𝐭 𝐝𝐮 𝐆𝐞𝐧𝐫𝐞 𝐝𝐞 𝐥’𝐀𝐄𝐒📍 Ouagadougou | 10–12 août 2026Du 10 au 12 août...
14/08/2026

𝟐ᵉ 𝐑é𝐮𝐧𝐢𝐨𝐧 𝐝𝐞𝐬 𝐦𝐢𝐧𝐢𝐬𝐭𝐫𝐞𝐬 𝐝𝐞 𝐥𝐚 𝐏𝐫𝐨𝐦𝐨𝐭𝐢𝐨𝐧 𝐝𝐞 𝐥𝐚 𝐅𝐞𝐦𝐦𝐞 𝐞𝐭 𝐝𝐮 𝐆𝐞𝐧𝐫𝐞 𝐝𝐞 𝐥’𝐀𝐄𝐒

📍 Ouagadougou | 10–12 août 2026

Du 10 au 12 août 2026, Ouagadougou a accueilli la 2ᵉ réunion des ministres en charge de la Promotion de la Femme et du Genre du Burkina Faso, du Mali et du Niger, placée sous le haut patronage du Premier ministre, Chef du Gouvernement du Burkina Faso.

Dans son intervention, la Ministre malienne Diarra Djénéba Sanogo a rappelé que :

« L’assistance immédiate sauve des vies, mais seule l’autonomisation économique, l’accès à la terre, au crédit et à la justice protègent les générations futures. »

Elle a proposé un modèle AES fondé sur cinq piliers : la protection des femmes et des filles, leur participation à la prise de décisions, l’autonomisation économique, la production de données désagrégées et le financement durable et endogène.

Les travaux ont également permis de faire le bilan d’étape de la feuille de route 2025–2028 et de présenter les conclusions des experts.

Moment fort de la rencontre : les ministres ont procédé au paraphe conjoint de la décision portant création de la Plateforme régionale des organisations de femmes de l’AES.
Pour une femme sahélienne protégée, autonome et pleinement actrice du développement de l’AES.

CCOM/MPFEF

2ème réunion du Comité de gestion de l’Office du Niger Faire du suivi régulier des activités le levier de la performance...
13/08/2026

2ème réunion du Comité de gestion de l’Office du Niger

Faire du suivi régulier des activités le levier de la performance

Sous l’impulsion du Président Directeur Général Dr Samba Bocary TOUNKARA, l’Office du Niger renforce son suivi pour faire de cette entreprise agricole une référence en matière de performance, de production et de développement du monde rural.

La salle de conférence de la Direction Générale de l’Office du Niger a abrité, ce jeudi 13 août 2026, la deuxième réunion du Comité de gestion au titre de l’exercice 2026. Présidée par Dr Samba Bocary TOUNKARA, Président Directeur Général de l’Office du Niger, cette rencontre s’inscrit dans le cadre de suivi régulier des activités afin d’atteindre des résultats probants et d’anticiper les difficultés et relever les défis auxquels l’entreprise est confrontée.

Loin d’être une simple rencontre administrative, cette deuxième session du Comité de gestion a constitué un véritable cadre d’échange et de prise de décisions relatives aux priorités aboutissant à la performance de l’Office du Niger en générale et en particulier la réussite de la campagne agricole 2026/2027.

Sous la conduite du PDG TOUNKARA, la Direction Générale entend faire du suivi régulier des activités un levier essentiel d’amélioration des performances. La réunion a ainsi permis d’évaluer le niveau d’exécution des activités, d’identifier les difficultés rencontrées sur le terrain et de dégager les actions prioritaires à mener pour atteindre les objectifs fixés au titre de l’exercice 2026.

Les cadres de l’entreprise, réunis autour du PDG, ont examiné plusieurs dossiers touchant directement à la production agricole, à la gestion des infrastructures, à la mobilisation des ressources et à l’accompagnement des exploitants agricoles.

Les travaux ont débuté par l’examen et l’adoption du procès-verbal de la précédente réunion du Comité de gestion, suivi de l’évaluation des recommandations avant l’examen des différents points inscrits à l’ordre du jour.

Une attention particulière a été accordée à la situation des zones de production. Les échanges ont notamment porté sur le niveau de recouvrement de la redevance eau au 31 juillet 2026, un indicateur important pour la mobilisation des ressources nécessaires au fonctionnement et à l’entretien du vaste réseau d’irrigation de l’Office du Niger.

Le Comité s’est également penché sur l’état d’avancement des dossiers relatifs à la mise en œuvre du Programme Annuel d’Entretien (PAE) 2026, dont la bonne exécution demeure déterminante pour préserver les infrastructures hydro-agricoles et garantir de meilleures conditions de production. La situation de démarrage de la campagne agricole 2026/2027 a également fait l’objet d’un examen attentif, de même que l’état d’approvisionnement des marchés en engrais, élément essentiel pour soutenir les ambitions de production.

La question sécuritaire dans les zones de production a, elle aussi, occupé une place importante dans les échanges, compte tenu de son impact potentiel sur les activités agricoles, la mobilité des acteurs et la continuité des opérations agricoles.

À travers cette réunion, le Dr Samba Bocary TOUNKARA confirme sa volonté d’inscrire la gestion de l’Office du Niger dans une démarche fondée sur la rigueur, l’anticipation, la responsabilité et la recherche constante de résultats.

Depuis son arrivée à la tête de l’entreprise agricole, cette orientation se traduit notamment par une attention soutenue portée au suivi des activités, à la coordination des structures, à la préservation des infrastructures et à l’amélioration des conditions nécessaires au développement de la production agricole.

L’ambition affichée est claire : renforcer progressivement les performances de l’Office du Niger afin d’en faire une entreprise agricole industrielle moderne, efficace et davantage orientée vers les résultats, capable de répondre aux attentes de l’État, des exploitants agricoles et de l’ensemble des acteurs du secteur.

Dans cette perspective, la mobilisation des cadres et des équipes autour d’objectifs communs constitue un facteur déterminant. Le PDG Dr Samba Bocary TOUNKARA mise ainsi sur une culture de travail fondée sur la concertation, le suivi et la responsabilité collective.

Les activités des différentes structures du siège ont également été examinées, tout comme l’état d’avancement des projets et programmes conduits au sein de l’Office du Niger.

Ce suivi témoigne de la volonté de la Direction Générale de disposer d’une vision globale de la marche de l’entreprise et de veiller à ce que chaque structure contribue efficacement à l’atteinte des objectifs assignés.

Pour le PDG, la performance de l’Office du Niger repose en effet sur la complémentarité des actions. « Une bonne gestion des ressources, des infrastructures entretenues, des zones de production correctement accompagnées, des intrants disponibles et un suivi rapproché des exploitants constituent autant de conditions nécessaires à la consolidation des acquis » a affirmé Dr TOUNKARA.

La réussite de la campagne agricole 2026/2027, la consolidation des infrastructures, l’amélioration du recouvrement de la redevance eau, la disponibilité des intrants, le suivi des projets et programmes ainsi que la prise en compte des enjeux sécuritaires constituent désormais autant de priorités sur lesquelles l’Office du Niger devra poursuivre ses efforts.

À travers cette démarche, la Direction Générale affiche une ambition qui dépasse la seule gestion courante : faire de l’Office du Niger une entreprise agricole de référence, performante et au service du développement économique et social du Mali.

Source : CCRP/ON






Interconnexion des systèmes informatiques douaniers : Les Douanes maliennes accélèrent la transformation numérique au se...
13/08/2026

Interconnexion des systèmes informatiques douaniers :

Les Douanes maliennes accélèrent la transformation numérique au service de la facilitation des échanges

La Chambre de Commerce et d’Industrie du Mali (CCIM) a organisé, le jeudi 06 août 2026, à l’Hôtel Radisson Collection de Bamako, une Table ronde de concertation entre l’Administration et les opérateurs économiques, consacrée aux procédures du commerce extérieur, à la facilitation des échanges, à la sécurisation des transports et à l’interconnexion des systèmes informatiques douaniers.
Placée sous la présidence du Premier Ministre, Chef du Gouvernement, cette rencontre a réuni les principaux acteurs de la chaîne du commerce extérieur, notamment les administrations publiques, les chambres consulaires, ainsi que les organisations professionnelles et opérateurs économiques.
Cette Table ronde a constitué une belle tribune pour la Direction Générale des Douanes afin de présenter l’une des réformes structurantes engagées en matière de digitalisation, l’interconnexion des systèmes informatiques douaniers.
Conduite par le Colonel-Major Mamadou TRAORE, Directeur Général Adjoint des Douanes, une délégation de la Direction Générale des Douanes a, en effet, présenté le thème : « Interconnexion des systèmes informatiques douaniers pour la gestion des marchandises en transit ».
Au-delà de sa dimension strictement technologique, l’interconnexion apparaît comme un véritable levier de transformation de la chaîne logistique et commerciale.
La présentation a ainsi permis de rappeler que la modernisation de la Douane ne saurait être dissociée des préoccupations quotidiennes des acteurs du commerce extérieur : réduction des délais, diminution des coûts, simplification des formalités, amélioration de la traçabilité des marchandises et sécurisation des opérations ; une réforme au service de l’ensemble de la chaîne du commerce extérieur
L'interconnexion des systèmes informatiques douaniers constitue un changement de paradigme. Elle permet de dépasser progressivement les limites liées à la transmission manuelle ou répétitive des informations entre administrations et de favoriser une circulation numérique et sécurisée des données.
Cette évolution présente des avantages considérables pour l’ensemble des parties prenantes.
Une nouvelle étape importante vient d’être franchie avec le démarrage de la phase pilote de l’interconnexion entre les Douanes maliennes et ivoiriennes.
Cette évolution revêt une importance particulière au regard de l’intensité des échanges commerciaux entre les deux pays.
A terme, l’ambition est de disposer d’une chaîne numérique davantage intégrée, permettant une transmission plus rapide et plus fiable des données douanières, une meilleure anticipation des opérations et une sécurisation accrue du transit des marchandises.
L’interconnexion ne signifie pas seulement un échange de données électroniques. Elle traduit une vision nouvelle de la coopération douanière, fondée sur le partage sécurisé de l’information avec pour objectifs :
• accélérer les échanges commerciaux ;
• réduire les délais et les coûts liés aux formalités douanières ;
• améliorer la traçabilité des marchandises et des opérations de transit ;
• renforcer la lutte contre la fraude ;
• améliorer l’analyse des risques ;
• sécuriser la chaîne logistique et les corridors commerciaux ;
• et, plus largement, renforcer la coopération entre administrations douanières.
Sous le leadership de l’Inspecteur Général Cheickna Amala DIALLO, Directeur Général des Douanes, la Direction Générale des Douanes confirme, à travers l’interconnexion des systèmes informatiques, son ambition de se positionner comme un partenaire stratégique du secteur privé et un acteur central de l’amélioration du climat des affaires au Mali.
De la digitalisation à l’interconnexion, de l’interconnexion à la facilitation, l’administration des Douanes poursuit résolument sa marche vers une organisation plus moderne, plus intégrée et davantage au service de l’économie nationale.
Chef BRPC

𝐀𝐂𝐓𝐈𝐎𝐍 𝐇𝐔𝐌𝐀𝐍𝐈𝐓𝐀𝐈𝐑𝐄 : 𝐋’𝐀𝐄𝐒 𝐌𝐈𝐒Е 𝐒𝐔𝐑 𝐃𝐄𝐒 𝐑𝐄́𝐏𝐎𝐍𝐒𝐄𝐒 𝐂𝐎𝐍𝐂𝐄𝐑𝐓𝐄́𝐄𝐒Ouagadougou, 12 août 2026- Le 2ᵉ Forum humanitaire de la Co...
13/08/2026

𝐀𝐂𝐓𝐈𝐎𝐍 𝐇𝐔𝐌𝐀𝐍𝐈𝐓𝐀𝐈𝐑𝐄 : 𝐋’𝐀𝐄𝐒 𝐌𝐈𝐒Е 𝐒𝐔𝐑 𝐃𝐄𝐒 𝐑𝐄́𝐏𝐎𝐍𝐒𝐄𝐒 𝐂𝐎𝐍𝐂𝐄𝐑𝐓𝐄́𝐄𝐒

Ouagadougou, 12 août 2026- Le 2ᵉ Forum humanitaire de la Confédération des États du Sahel (AES) a pris fin, ce mercredi 12 août 2026 à Ouagadougou, avec l’adoption de recommandations visant à renforcer la coopération et la coordination des réponses humanitaires au bénéfice des populations des trois pays membres.

La cérémonie de clôture s’est déroulée en présence notamment du Médecin Colonel-major Assa Badiallo TOURÉ, Ministre de la Santé et du Développement social du Mali, et de ses homologues du Burkina Faso et du Niger.

Au terme de trois jours de travaux, les participants ont insisté sur la nécessité de traduire les recommandations adoptées en actions concrètes, mesurables et durables. L’objectif est de mieux répondre aux besoins des populations confrontées aux crises et de renforcer leur capacité de résilience.

Les recommandations portent entre autres sur le renforcement de la coordination des interventions humanitaires, la mutualisation des efforts entre les États de l’AES et la consolidation des mécanismes de réponse aux situations d’urgence. Elles préconisent également une meilleure articulation entre action humanitaire, relèvement, résilience et inclusion sociale.

La Déclaration de Ouagadougou du Forum humanitaire de l’AES, adoptée à l’issue des travaux, constitue le principal document de référence de cette nouvelle dynamique de coopération.

Pour les participants, la mise en œuvre effective de ces recommandations demeure désormais l’enjeu majeur. Il s’agit de passer des engagements pris à Ouagadougou à des réalisations concrètes en faveur des populations.

À travers sa participation aux travaux, le Mali, représenté par le Médecin Colonel-major Assa Badiallo TOURÉ, réaffirme sa disponibilité à œuvrer au renforcement d’une réponse humanitaire commune, coordonnée et souveraine au sein de l’espace AES.

𝐑𝐞́𝐬𝐞𝐚𝐮 𝐝𝐞 𝐂𝐨𝐦𝐦𝐮𝐧𝐢𝐜𝐚𝐭𝐢𝐨𝐧 𝐝𝐮 𝐌𝐒𝐃𝐒

13/08/2026

Actu
𝐋'𝐄́𝐭𝐚𝐭-𝐌𝐚𝐣𝐨𝐫 𝐆𝐞́𝐧𝐞́𝐫𝐚𝐥 𝐝𝐞𝐬 𝐀𝐫𝐦𝐞́𝐞𝐬 𝐢𝐧𝐟𝐨𝐫𝐦𝐞 𝐥'𝐨𝐩𝐢𝐧𝐢𝐨𝐧 𝐧𝐚𝐭𝐢𝐨𝐧𝐚𝐥𝐞 𝐝𝐞 𝐥𝐚 𝐥𝐢𝐛𝐞́𝐫𝐚𝐭𝐢𝐨𝐧, 𝐜𝐞 𝐣𝐞𝐮𝐝𝐢 𝟏𝟑 𝐚𝐨𝐮̂𝐭 𝟐𝟎𝟐𝟔, 𝐝𝐞 𝐪𝐮𝐚𝐭𝐫𝐞-𝐯𝐢𝐧𝐠𝐭-𝐝𝐞𝐮𝐱 (𝟖𝟐) 𝐦𝐢𝐥𝐢𝐭𝐚𝐢𝐫𝐞𝐬 𝐝𝐞𝐬 𝐅𝐨𝐫𝐜𝐞𝐬 𝐚𝐫𝐦𝐞́𝐞𝐬 𝐦𝐚𝐥𝐢𝐞𝐧𝐧𝐞𝐬 (𝐅𝐀𝐌𝐚) 𝐫𝐞𝐭𝐞𝐧𝐮𝐬 𝐞𝐧 𝐨𝐭𝐚𝐠𝐞 𝐝𝐞𝐩𝐮𝐢𝐬 𝐥𝐞 𝟐𝟓 𝐚𝐯𝐫𝐢𝐥 𝟐𝟎𝟐𝟔 𝐩𝐚𝐫 𝐝𝐞𝐬 𝐠𝐫𝐨𝐮𝐩𝐞𝐬 𝐚𝐫𝐦𝐞́𝐬 𝐭𝐞𝐫𝐫𝐨𝐫𝐢𝐬𝐭𝐞𝐬 𝐚𝐟𝐟𝐢𝐥𝐢𝐞́𝐬 𝐚̀ 𝐥𝐚 𝐜𝐨𝐚𝐥𝐢𝐭𝐢𝐨𝐧 𝐉𝐍𝐈𝐌/𝐅𝐋𝐀.

13/08/2026
Journalisme agricole : l’IA au cœur d’un atelier régional à LoméDes journalistes d’Afrique de l’Ouest et du Sahel sont a...
13/08/2026

Journalisme agricole : l’IA au cœur d’un atelier régional à Lomé

Des journalistes d’Afrique de l’Ouest et du Sahel sont attendus à Lomé, au Togo, les 26 et 27 août 2026, pour un atelier régional consacré aux usages de l’intelligence artificielle dans le traitement de l’information agricole.

Organisée par le Réseau des Journalistes pour la Promotion des Systèmes Agro-Sylvo-Pastoraux et Halieutiques en Afrique de l’Ouest et au Sahel (ReJPAH-AOS), en collaboration avec la Fédération Internationale des Journalistes Agricoles (IFAJ), la rencontre vise à renforcer les compétences des professionnels des médias tout en mettant l’accent sur la vérification, l’éthique et la responsabilité éditoriale.

À mesure que l’intelligence artificielle (IA) s’installe dans les pratiques professionnelles, les rédactions sont confrontées à de nouvelles possibilités, mais aussi à des risques liés à la fiabilité des contenus. Le journalisme agricole n’échappe pas à cette évolution. C’est dans ce contexte que l’atelier de Lomé sera consacré au thème « L’information agricole à l’ère de l’intelligence artificielle ».

L’initiative est portée par le ReJPAH-AOS, avec la collaboration de l’IFAJ. Elle est annoncée sous le haut patronage du ministre de l’Agriculture, de la Pêche, des Ressources animales et de la Souveraineté alimentaire, et sous le haut parrainage du ministre de la Communication.

Recherche documentaire, transcription d’entretiens, traduction, traitement de données ou production de contenus multimédias : les outils d’intelligence artificielle peuvent désormais accompagner différentes étapes du travail journalistique.

Dans le secteur agricole, leur utilisation peut notamment faciliter l’exploitation de données relatives aux productions, aux marchés, au climat, à la sécurité alimentaire ou à l’environnement.

Ces possibilités nécessitent toutefois une utilisation maîtrisée. Un contenu généré ou traité par une IA ne constitue pas, à lui seul, une information vérifiée. Les journalistes doivent donc contrôler les données, identifier les sources et recouper les informations avant toute publication.

La fiabilité de l’information constitue l’un des enjeux centraux de l’utilisation de l’IA dans les médias. Les outils peuvent produire des réponses inexactes, reproduire des biais ou fournir des informations dépourvues de sources suffisamment vérifiables.

Dans le journalisme agricole, ces erreurs peuvent être particulièrement sensibles lorsqu’elles concernent les prix, les productions, les conditions météorologiques, les politiques publiques, les intrants ou la sécurité alimentaire.

L’utilisation de l’IA doit ainsi rester compatible avec les principes fondamentaux du métier : vérification des faits, recoupement des sources, exactitude, indépendance et responsabilité éditoriale. La technologie peut assister le journaliste, mais elle ne transfère pas la responsabilité du contenu publié.

L’atelier prévoit également d’aborder les possibilités offertes par les outils numériques pour renouveler la présentation de l’information agricole.

Vidéos courtes, podcasts, infographies, visualisation de données et contenus interactifs peuvent permettre de rendre certains sujets plus compréhensibles et d’atteindre de nouveaux publics, notamment sur les plateformes numériques.

Cette évolution pose toutefois une exigence : adapter les formats sans affaiblir la qualité de l’information. La recherche d’audience ne doit pas conduire à privilégier la rapidité ou le sensationnel au détriment de la précision et du contexte.

Informer sur les défis de l’agriculture

La réflexion sur l’intelligence artificielle intervient dans un contexte où l’agriculture ouest-africaine et sahélienne fait face à plusieurs défis. Changements climatiques, sécurité alimentaire, accès aux intrants, transformation des produits agricoles, élevage, pêche, gestion des ressources naturelles et souveraineté alimentaire figurent parmi les enjeux qui nécessitent une information accessible et documentée.

À travers leurs reportages, enquêtes et productions multimédias, les journalistes peuvent contribuer à mieux faire connaître les réalités des producteurs et des communautés rurales. Cette mission suppose notamment de diversifier les sources, de confronter les points de vue et de distinguer clairement les faits des analyses ou commentaires.

À travers cette initiative, le ReJPAH-AOS et l’IFAJ souhaitent accompagner les professionnels des médias dans l’évolution de leurs pratiques, tout en rappelant que l’innovation technologique ne remet pas en cause les fondamentaux du journalisme.

L’enjeu sera donc de mieux comprendre les possibilités offertes par l’IA, d’en identifier les limites et de déterminer les conditions d’un usage professionnel et responsable.

Dans un secteur directement lié aux moyens de subsistance de millions de personnes, mieux informer sur l’agriculture passe aussi par la capacité des journalistes à maîtriser les nouveaux outils sans renoncer aux exigences de vérification, d’éthique et d’indépendance qui fondent leur métier.

Tidiane Bamadio

COMMUNIQUE DU CONSEIL DES MINISTRESDU MERCREDI 12 AOUT 2026CM N°2026-32/SGG.Le Conseil des Ministres s’est réuni en sess...
13/08/2026

COMMUNIQUE DU CONSEIL DES MINISTRES
DU MERCREDI 12 AOUT 2026
CM N°2026-32/SGG.

Le Conseil des Ministres s’est réuni en session ordinaire, le mercredi 12 août 2026, dans sa salle de
délibérations au Palais de Koulouba, sous la présidence du Général d’Armée Assimi GOITA,
Président de la Transition, Chef de l’Etat.
Après examen des points inscrits à l’ordre du jour, le Conseil a :
- adopté des projets de texte ;
- procédé à des nominations ;
- et entendu des communications.

AU CHAPITRE DES MESURES LEGISLATIVES ET REGLEMENTAIRES

1. Sur le rapport du ministre d’Etat, ministre de l’Economie et des Finances, le Conseil des Ministres
a adopté un projet de décret portant modification du Décret n°2023-0275/PT-RM du 03 mai
2023, modifié, fixant le régime des marchés de travaux, de fournitures et de services exclus
du champ d’application du Code des Marchés publics et des Délégations de Service public.
L’article 8 du Décret n°2015-0604/P-RM du 25 septembre 2015, modifié, portant Code des Marchés
publics et des Délégations de Service public dispose : « Le présent décret ne s’applique pas aux
marchés de travaux, de fournitures et de services lorsqu’ils concernent des besoins de défense et de
sécurité nationales exigeant le secret ou pour lesquels la protection des intérêts essentiels de l’Etat est incompatible avec des mesures de publicité ».
Le régime de ces marchés est fixé par le Décret n°2023-0275/PT-RM du 03 mai 2023, qui précise
notamment les règles relatives à leur passation et détermine les périmètres du « Secret en matière de
défense ou des intérêts essentiels de l’Etat ».
A l’application, ce décret a révélé des insuffisances liées, entre autres, à la non prise en compte de
toutes les étapes de la conclusion et de l’exécution desdits marchés.
Le projet de décret, adopté, corrige ces insuffisances et apporte des innovations concernant les modalités de paiement et de livraison des contrats conclus avec des sociétés étrangères ou des Etats, sous le sceau du « Secret en matière de défense ou des intérêts essentiels de l’Etat ».
2. Sur le rapport du ministre de la Justice et des Droits de l’Homme, Garde des Sceaux, le Conseil des Ministres a adopté des projets de texte relatifs au Pôle spécialisé en matière foncière.
Le contentieux foncier, qui occupe une part importante des affaires relevant de la compétence des juridictions de l’ordre judiciaire et de l’ordre administratif, a toujours été une préoccupation majeure des Autorités de notre pays.
Pour assurer une bonne gestion des affaires foncières, le Gouvernement a pris plusieurs initiatives dont la mise en œuvre a révélé des insuffisances liées, notamment à la gestion disparate et non coordonnée des affaires foncières par les différentes juridictions, à la multiplicité des acteurs judiciaires intervenant dans le domaine et à la lenteur des procédures.
Face à ces insuffisances, il est apparu nécessaire de créer un Pôle spécialisé en matière foncière dont
les compétences cumulées concernent la matière civile, administrative et pénale.
Les projets de texte, adoptés, créent le Pôle spécialisé en matière foncière dans les ressorts des Cours
d’Appel de Kayes, Sikasso, Ségou, Mopti, Gao et Bamako et déterminent ses attributions ainsi que les
règles de son fonctionnement.
3. Sur le rapport du ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, le Conseil
des Ministres a adopté des projets de texte relatifs à la ratification de l’Accord de financement
additionnel du projet d’amélioration du Secteur de l’Electricité au Mali, signé à Bamako, le
30 juin 2026, entre le Gouvernement de la République du Mali et l’Association internationale
de Développement.
Par cet Accord, l’Association internationale de Développement octroie au Gouvernement de la
République du Mali un prêt d’un montant de 19 milliards 744 millions 305 mille 700 cents francs CFA.
2
La réalisation du projet, objet du présent financement, permettra d’améliorer la fiabilité de
l’approvisionnement en électricité à Bamako et les performances techniques de la Société Energie du
Mali-S.A.
4. Sur le rapport du ministre de la Jeunesse et des Sports, chargé de l’Instruction civique et de la
Construction citoyenne, le Conseil des Ministres a adopté un projet de décret portant
approbation de la Stratégie nationale de Mobilisation citoyenne et son Plan d’actions.
Le Conseil des Ministres, lors de sa session du 24 juillet 2026, a pris acte de la communication écrite
relative à la Stratégie nationale de Mobilisation citoyenne et son Plan d’actions 2026-2027.
Cette stratégie vise à mobiliser l’ensemble des citoyens autour de l’éducation civique, de la valorisation de la culture et des initiatives communautaires afin de renforcer la citoyenneté, l’unité nationale et l’identité malienne.
Le projet de décret, adopté, consacre son approbation et ouvre la voie à sa mise en œuvre.
5. Sur le rapport du ministre de l’Urbanisme, de l’Habitat, des Domaines, de l’Aménagement du
Territoire et de la Population, le Conseil des Ministres a adopté un projet de décret autorisant et
déclarant d’utilité publique les travaux d’urgence d’aménagement des voies de contournement de la zone aéroportuaire, du dépôt de l’Office malien des Produits pétroliers et de la Base 101 de l’Armée de l’Air.
Les travaux d’urgence d’aménagement des voies de contournement de la zone aéroportuaire, du dépôt
de l’Office malien des Produits pétroliers et de la Base 101 de l’Armée de l’Air empiètent sur des
propriétés privées qu’il convient d’exproprier pour cause d’utilité publique.
La réalisation desdits travaux contribuera au développement des infrastructures de transport et à
l’amélioration des conditions de vie des populations.

AU CHAPITRE DES MESURES INDIVIDUELLES

Le Conseil des Ministres a procédé aux nominations suivantes :
AU TITRE DU MINISTERE DE L’ECONOMIE ET DES FINANCES
- Conseiller technique :
Monsieur Idrissa Mahamar HAIDARA, Inspecteur des Impôts.
AU TITRE DU MINISTERE DES AFFAIRES ETRANGERES ET DE LA COOPERATION
INTERNATIONALE
- Vice-consul au Consulat général du Mali à Lyon (France) :
Monsieur Mamadou Togui DABO, Conseiller des Affaires étrangères.
AU TITRE DU MINISTERE DE L’INDUSTRIE ET DU COMMERCE
- Chef de Cabinet :
Monsieur Lassine COULIBALY, Economiste.
- Chargé de mission :
Madame Mariame MAIGA, Agronome.
3
- Directeur général de l’Agence malienne de Normalisation et de Promotion de la Qualité :
Monsieur Alassane Abdoulbaki DIALLO, Gestionnaire.
AU TITRE DU MINISTERE DE L’ENVIRONNEMENT, DE L’ASSAINISSEMENT ET DU
DEVELOPPEMENT DURABLE
- Inspecteur à l’Inspection de l’Environnement et de l’Assainissement :
Monsieur Daouda KONATE, Ingénieur sanitaire.
- Directeur général de l’Agence nationale de la Grande Muraille verte :
Monsieur Zantigui Boua KONE, Ingénieur de la Statistique.
- Directeur national de l’Assainissement, du Contrôle des Pollutions et des Nuisances :
Monsieur Moussa BALLO, Vétérinaire et Ingénieur de l’Elevage.
AU TITRE DU MINISTERE DE L’ARTISANAT, DE LA CULTURE, DE L’INDUSTRIE
HOTELIERE ET DU TOURISME
- Inspecteur à l’Inspection de l’Artisanat et du Tourisme :
Monsieur Seydou DIABATE, Administrateur des Arts et de la Culture.

AU CHAPITRE DES COMMUNICATIONS

1. Sur le rapport du ministre de la Justice et des Droits de l’Homme, Garde des Sceaux, le Conseil des Ministres a pris acte d’une communication écrite relative à la Politique nationale pénitentiaire
et son Plan d’actions 2026-2030.
Dans l’exécution de sa mission de sécurisation et de réinsertion sociale des personnes détenues,
l’Administration pénitentiaire est confrontée à des défis liés, notamment à l’extension de la carte
pénitentiaire et à la lutte contre le terrorisme, la criminalité transnationale organisée, la radicalisation
ainsi que l’extrémisme violent en milieu pénitentiaire.
Pour faire face à ces défis, il est apparu nécessaire de doter le secteur pénitentiaire d’un plan de
développement avec des actions ambitieuses et réalistes.
C’est dans ce cadre que le Gouvernement a élaboré la Politique nationale pénitentiaire, conformément
à « Mali Kura ɲɛtaasira ka bɛn san 2063 ma » et à la Stratégie nationale pour l’Emergence et le
Développement durable 2024-2033.
L’objectif de cette politique est de doter le Mali d’un document de référence et d’orientation en matière
d’administration pénitentiaire dans le respect des normes nationales et internationales.
La Politique nationale pénitentiaire est articulée autour de 3 axes stratégiques, à savoir :
- le développement institutionnel et la gouvernance ;
- le renforcement de la sécurité et de la sûreté des structures pénitentiaires ;
- l’humanisation des conditions de détention, la préparation à la réinsertion sociale et le suivi
post-carcéral des personnes détenues.
Elle est mise en œuvre à travers des plans d’actions dont le premier couvre la période 2026-2030.
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2. Le ministre du Travail, de la Fonction publique et du Dialogue social a informé le Conseil des
Ministres des conclusions de l’atelier d’élaboration d’un guide de bonnes pratiques en matière
de Fonction publique dans l’espace AES, tenu du 27 juillet au 1er août 2026, à Bamako.
Au cours de cet atelier, les travaux du groupe d’experts se sont déroulés sous la coordination des
Secrétaires généraux des Ministères en charge de la Fonction publique de l’espace AES.
A l’issue des travaux, plusieurs recommandations ont été formulées, à savoir :
- la mise en place de structures identiques de modernisation de l’administration publique au sein
des Ministères en charge de la Fonction publique ;
- l’élaboration d’une grille harmonisée des catégories d’emplois dans l’espace AES ;
- l’élaboration d’un manuel de procédures pour faciliter la mise en œuvre harmonisée du guide
de bonnes pratiques en matière de Fonction publique dans l’espace AES.
3. Le ministre de l’Environnement, de l’Assainissement et du Développement durable a informé le Conseil des Ministres de la participation du Mali à la 17ème Session de la Conférence des Parties
à la Convention des Nations unies sur la lutte contre la désertification, prévue du 17 au 28
août 2026, à Oulan-Bator en Mongolie.
Cette 17ème Session, placée sous le thème : « Restaurer les terres, restaurer l’espoir », réunira les Parties autour des principaux enjeux liés à la lutte contre la désertification, à la restauration et à la gestion durable des terres, à la résilience face à la sécheresse ainsi qu’à la mobilisation des financements
internationaux.
Au cours de cette session, le ministre de l’Environnement, de l’Assainissement et du Développement durable mettra, notamment l’accent sur la restauration des terres et des écosystèmes, la mise en œuvre de la Grande Muraille verte, le renforcement de la résilience à la sécheresse et l’amélioration de l’accès des pays sahéliens aux financements internationaux.
4. Le ministre de l’Artisanat, de la Culture, de l’Industrie hôtelière et du Tourisme a informé le
Conseil des Ministres du lancement de l’espace « DANBE BULON », le 8 août 2026, à Bamako.
Le « DANBE BULON » est un vestibule socio-éducatif, un espace de transmission de valeurs
socioculturelles du Mali et de revitalisation culturelle des terroirs.
Le lancement de l’espace « DANBE BULON » a été suivi de la session éducative inaugurale autour
du thème : « Le Djon Minè : vecteur de renforcement de l’identité culturelle et la cohésion sociale au
Mali ».
Cet espace est animé par les « Danbé Kolosibaw », conformément à leur mission de contribution à la
sauvegarde et à la transmission des savoirs endogènes et du patrimoine culturel immatériel.
L’espace « DANBE BULON » a pour objectifs, entre autres :
- de contribuer à l’émergence du « Maliden Kura » en inculquant aux citoyens maliens les
valeurs fondamentales de la société malienne ;
- de transmettre aux citoyens maliens, notamment les jeunes, les valeurs socioculturelles
maliennes ;
- de promouvoir auprès des citoyens les valeurs du « Danbé » et du « Maaya » pour favoriser
l’émergence du « Maliden kura ».
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5. Le ministre de la Santé et du Développement social a informé le Conseil des Ministres de la
situation épidémiologique du pays, marquée notamment par une diminution du nombre de
cas confirmés de dengue comparé à celui de la semaine écoulée.

Le Président de la Transition, Chef de l’Etat, a cependant appelé la population au respect strict des
mesures de prévention et de lutte contre les maladies.

Bamako, le 12 août 2026
Le Secrétaire Général du Gouvernement,
Birama COULIBALY
Chevalier de l’Ordre national

Adresse

Bamako

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