26/07/2026
Peut-on rire de quelque chose qui nous a profondément fait souffrir ?
Aujourd’hui, au détour d’une conversation entre amies, nous avons évoqué des sujets graves, douloureux.
Et puis, à un moment… nous avons ri. Beaucoup ri.
Ce soir, mon amie m’a envoyé un message pour s’excuser d’avoir plaisanté sur une situation pourtant douloureuse.
Et cela m’a fait réfléchir.
Parce que rire de ce que l’on a vécu ne signifie pas forcément que ce n’était pas grave.
Parfois, l’humour met de la distance.
Parfois, il permet de relâcher une tension.
Parfois aussi, il transforme, l’espace d’un instant, notre manière de regarder une histoire qui nous appartient.
Et peut-être que la question n’est pas :
« Ai-je le droit d’en rire ? »
Mais plutôt :
« Qu’est-ce que ce rire provoque en moi aujourd’hui ? »
En sophrologie, nous apprenons justement à revenir au corps, à observer nos sensations et à accueillir ce qui est là, sans chercher immédiatement à l’interpréter.
Parce qu’un rire peut côtoyer une blessure.
La légèreté peut côtoyer la gravité.
Et parfois, pouvoir rire d’une histoire n’efface pas ce qu’elle a été.
Cela raconte simplement quelque chose de notre façon de la vivre aujourd’hui. ❤️