28/03/2026
Santé : Des membres du corps d’encadrement du secteur scolaire et extrascolaire formés sur la SDSR
Au Togo, la problématique des grossesses précoces occupe une place primordiale dans les stratégies des partenaires en développement. Engagés à faire baisser le taux de grossesses chez les adolescents et les jeunes, ces partenaires, parmi lesquels Plan International Togo, appuient les organisations de la société civile (OSC) pour la mise en œuvre d’interventions à l’endroit des jeunes et des autres parties prenantes. Ainsi, dans le cadre du programme « Space to Lead » lancé par Plan International Togo en janvier dernier, une formation de quatre jours a eu lieu du 16 au 19 mars 2026 à l’hôtel SAPY à Témédja, dans la préfecture de l’Amou.
Cette session a réuni 16 membres du corps d’encadrement de l’éducation et 3 responsables des chambres de métiers des préfectures de l’Amou et de Wawa, l’une des zones de mise en œuvre du projet.
Organisée par la Plateforme des organisations de la société civile de lutte contre le VIH, de promotion de la santé et des droits humains (PF-OSC/VIH/Santé/DH-Togo), cette session visait à renforcer les capacités de ces acteurs clés en Éducation aux Valeurs et à la Santé Sexuelle (EVSS).Il s’agissait de leur permettre d’intégrer les notions de santé sexuelle et reproductive dans leurs pratiques quotidiennes, de mieux accompagner les jeunes, particulièrement les filles et jeunes femmes de 10 à 24 ans, et de créer des environnements scolaires et professionnels plus protecteurs.
Au Togo, les défis restent importants. Selon les données de l’enquête MICS 2017, le taux de grossesses précoces chez les adolescentes atteint 17 %. Chaque année, plus de 3 000 cas de grossesses sont signalés en milieu scolaire, entraînant l’abandon des études de plus de 1 000 filles. Les violences basées sur le genre et les tabous autour de la sexualité compliquent encore l’accès des jeunes à des informations fiables et à des services adaptés.
Pendant quatre jours, les participants ont abordé des thématiques essentielles : la clarification des valeurs personnelles, la différence entre genre et sexe, les changements à l’adolescence, les infections sexuellement transmissibles, le VIH, la contraception, la citoyenneté sexuelle, les violences basées sur le genre, ainsi que les relations saines et malsaines. Un exercice pratique appelé « Miroir » a notamment permis de travailler sur les normes et tabous individuels.
Le Guide d’orientation des enseignants en Éducation Sexuelle Complète et Violences Basées sur le Genre a également été présenté, suivi de débats sur les stratégies innovantes et de l’élaboration de plans d’action concrets adaptés aux réalités locales des régions des Plateaux et de la Kara.
Cette première session sera suivie, plus t**d dans la semaine, d’une deuxième formation du 24 au 27 mars 2026 à Kara, dans la région de la Kara.
Les prochaines étapes de ces formations consisteront en la restitution à la base, à la formation des enseignants et des patrons d’ateliers afin qu’un encadrement positif et solide puisse être assuré aux adolescents et aux jeunes.
Plan International Togo