19/06/2026
Donnez moi mon bébé!
Chaque accouchement est une histoire particulière. On peut avoir un accouchement qui médicalement s’est très bien passé et pourtant a été traumatisant. Et il n’y a rien a contester là dessus. Les séances Grinberg ont permis à mon corps de digérer cet évènement.
Mon bébé a 9 mois. Je suis une jeune maman fatiguée mais je vais bien. Je reçois une séance Grinberg et n’y met pas d’intention particulière, je demande juste à ce que la praticienne explore la zone du ventre. L’expérience de la césarienne est fraîche et les émotions se bousculent. Des larmes montent. Donnez moi mon bébé ! Donnez moi mon bébé ! Je laisse circuler en moi le désespoir et la solitude d’une jeune maman à qui on n’a pas donner son bébé à sentir, à toucher, à reconnaître à la sortie du ventre. Ces émotions et cette phrase me surprennent car je n’étais pas occupée avec ces sensations depuis la naissance de ma fille. Trop de choses à gérer avec un nouveau né. Mais au plus profond de mon corps, mes entrailles et mon utérus pleurent. Ils pleurent un double vol. Avec la césarienne, cette sensation qu’on m’a volé mon accouchement et qu’on m’a aussi volé mon bébé. Ce que ma tête n’osait dire, mon corps le vit intensément dans cette séance. C’est un cri intérieur, un cri d’injustice. Une prise de conscience soudaine et inattendue. Je suis guidée pour laisser le corps digérer ces émotions.
Le protocole d’une césarienne ne propose pas que l’on donne le bébé à sa mère. Je n’ai pas été informé de ce protocole. J’avais un projet de naissance qui demandais l’inverse. Toucher mon bébé dès sa venue au monde, le sentir.
J’ai découvert depuis qu’à la maternité de Grenoble, ils proposent un accouchement participatif, où la maman, munie de gants peut tenir et embrasser son bébé qu’elle vient de mettre au monde.
Un grand merci à ceux qui ont œuvré pour que cette cesarienne participative existe et réunisse la maman et le bébé dans les 3 minutes cruciales de la venue au monde.💓💓💓💓💓