Ergothérapie Alzheimer

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Ergothérapie Alzheimer Ergothérapie à domicile au service des personnes présentant des troubles cognitifs majeurs.

23/07/2026

Vouloir "trop" aider : quand la bienveillance devient un obstacle.

🤔Saviez-vous qu'une aide excessive envers les personnes accompagnées peut accélérer leur perte d'autonomie et d’indépendance ? Cette « surprotection », souvent bien intentionnée, prive la personne de ses capacités d'action. Elle prend racine dans ce que certains chercheurs appellent le postulat d'incompétence (Cadieux et al., 2019) : un stéréotype qui présume les limitées dans leurs capacités.

❓L'aide excessive, comment ça se manifeste ?

➡️Restriction de la prise de décision : exclure les personnes âgées des décisions financières, médicales ou de leur routine sous prétexte de les "protéger". (Chen et al., 2026)
➡️Assistance non sollicitée : accomplir à leur place des tâches simples (porter les courses, ouvrir une porte ou un pot de yaourt) qu'elles sont capables de faire. (Vale et al., 2019)
➡️Mise sous cloche : isoler des nouvelles stressantes ou restreindre les interactions sociales par crainte pour leur santé. (Chen et al., 2019)
➡️Invasion de l'espace personnel : intervenir dans les activités physiques ou au point de se substituer à la personne. (Avorn & Langer, 1982)

⚠️Des conséquences sur la santé et le bien-être :

➡️Baisse des compétences : faute de pratique, les capacités physiques et cognitives déclinent rapidement, un phénomène appelé "incapacité induite". (Avorn & Langer, 1982)
➡️Perte d'autonomie et d'estime de soi : la personne finit par se percevoir incompétente, alimentant impuissance et dépendance. (Ryan et al., 2006)
➡️Impact sur la longévité : une et une entravées sont directement liées à une augmentation du risque de mortalité. (Chen et al., 2019)
➡️Détresse psychologique : l'excès de soutien peut générer ressentiment, culpabilité et symptômes dépressifs. (Silverstein et al., 1996)

🔍Une étude pour illustrer
Bien qu'ancienne, l'étude de Jerry Avorn et Ellen Langer (1982) illustre bien ce phénomène.
➡️L'expérience : 72 résidents de devaient réaliser un puzzle simple.
➡️Trois conditions : aide active et massive (on cherchait les pièces pour eux), encouragements verbaux uniquement, ou aucun contact.
➡️Résultats : dès quatre sessions, le groupe "aidé" a vu ses performances se détériorer, devenant plus lent et moins précis. Il a aussi perdu confiance en soi, percevant la tâche comme plus difficile qu'elle ne l'était. À l'inverse, le groupe encouragé a progressé.

Soutenir l’autonomie et l'indépendance, ce n'est donc pas "faire à la place de". Le respect de la dignité passe par le maintien de la capacité d'agir.

❓Et vous, quel a été ce moment où une personne accompagnée vous a prouvé qu'elle avait plus de capacités que vous ne le pensiez ?
Partagez votre histoire en commentaire ! ⬇️

07/07/2026

Aidants : pourquoi est-il si dur de demander de l’aide ?

Demander de l’aide est une évidence en apparence. On pense qu’une personne qui accompagne un proche au quotidien n’a qu’à faire appel à la famille, aux amis ou aux professionnels pour souffler un peu mais dans les faits, de nombreux aidants repoussent ce moment pendant des mois ou des années.

Ce n’est pas qu’ils veuillent tout faire seuls, c’est souvent que demander de l’aide est bien plus difficile qu’il n’y paraît.

L’aidant commence à s'occuper de petites choses : un rendez-vous, des courses, un oubli de médicaments, des démarches administratives puis les responsabilités s'accumulent peu à peu, de plus en plus. Sans s’en rendre vraiment compte, il devient celui qui sait, celui qui organise, celui qu’on appelle dès qu’un problème survient. À la longue cette place finit par paraître naturelle, il est alors difficile d’imaginer quelqu’un d’autre prendre le relais.

• Certains craignent d'importuner les gens qui les entourent, d’autres ont déjà reçu des réponses du type : « Je viendrai quand j’aurai un moment », « Tu gères si bien », « Je ne saurais pas faire ». Ils demandent de moins en moins.
• Certains craignent que l’entourage ne soit pas accueillant à cette nouvelle personne, soit désemparé, soit réticent aux soins, vive mal ce changement. Pour de nombreux aidants, chaque aide nouvelle est une source d’inquiétude supplémentaire avant de devenir un soulagement.
• Il y a des moments où la culpabilité l'emporte. L’aidant se dit qu’il devrait pouvoir y arriver tout seul, qu’il a le devoir d'accompagner, qu’il n’a pas le droit de se sentir fatigué alors que son proche est malade.

Et pourtant, nul ne peut, seul, assurer jour après jour, des mois ou des années de vigilance permanente sans en subir les conséquences.

Demander de l'aide ne veut pas dire qu'on aime moins son proche, ça ne veut pas dire non plus qu'on renonce à son rôle. C’est simplement reconnaître qu’une personne ne peut pas porter seule un fardeau qui était autrefois supporté par une famille, un voisinage ou des professionnels.

En acceptant une passerelle, même ponctuelle, on arrive souvent à préserver ce qui compte le plus : la qualité de la relation avec son proche. Or, quand la fatigue s’installe, la patience s’amenuise, les tensions grimpent et la culpabilité pèse encore plus lourdement.

Alors demander de l’aide n’est pas un signe de faiblesse. C’est parfois une façon de continuer à accompagner plus longtemps sans se perdre complètement. Il n’est pas toujours nécessaire de demander tout de suite une aide importante. De petits changements suffisent parfois à faire la différence.

Voici quelques idées pour commencer, sans se sentir coupable :
• Accepter qu’une autre personne procède autrement, sans rechercher l’excellence.
• Préciser la tâche à confier plutôt qu’une aide générale : faire les courses, accompagner à un rendez-vous, préparer un repas est plus souvent accepté par l’entourage.
• Se renseigner sur les aides existantes avant d’être totalement épuisé : aide à domicile, accueil de jour, plateformes de répit, associations d’aidants ou groupes de parole.
• Oser dire quand ça devient difficile. Les proches n’ont pas toujours conscience de la charge que représente le quotidien d’un aidant.
• S'accorder de petits temps pour soi, même courts, sans les considérer comme un luxe mais comme une nécessité.
• Se rappeler qu'un aidant en meilleure forme est souvent un aidant qui accompagne mieux.

Prendre soin de soi ne retire rien à l'amour que l'on porte à son proche, au contraire, c'est souvent ce qui permet de continuer à être présent dans la durée.

Et vous, qu'est-ce qui est le plus difficile lorsque vous pensez à demander de l'aide ? La peur de déranger, la culpabilité, le manque de solutions ou la difficulté à faire confiance ?

26/06/2026

Depuis bientôt huit ans, Bérengère Dadre, art thérapeute, anime des ateliers de danse pour des personnes atteintes de la maladie d’Alzheimer. Voici ce que nous pouvons partager de ce que vivent vos proches durant ces séances. Un cercle de chaises. Une dizaine de personnes. De la musique. Et p...

25/06/2026

𝐉𝐨𝐮𝐫𝐧𝐞́𝐞 𝐝𝐞 𝐬𝐞𝐧𝐬𝐢𝐛𝐢𝐥𝐢𝐬𝐚𝐭𝐢𝐨𝐧 𝐚𝐮𝐱 𝐦𝐚𝐥𝐚𝐝𝐢𝐞𝐬 𝐧𝐞𝐮𝐫𝐨𝐝𝐞́𝐠𝐞́𝐧𝐞́𝐫𝐚𝐭𝐢𝐯𝐞𝐬 🩺🧠

À l’occasion de la Journée mondiale de la maladie d'Alzheimer, le Foyer Sainte-Elisabeth organise une après-midi d’information et d’échanges ouverte à tous le 𝟐𝟏 𝐬𝐞𝐩𝐭𝐞𝐦𝐛𝐫𝐞 𝟐𝟎𝟐𝟔.

L’objectif ? Sensibiliser aux maladies neurodégénératives et apporter des réponses concrètes aux personnes concernées, à leurs proches ainsi qu’aux professionnels de la santé.

📍 Foyer Sainte-Elisabeth
🕞 Dès 15h30
✅ Ouvert à tous
📋 Inscription gratuite mais obligatoire

Au programme : une table ronde consacrée aux aides concrètes du quotidien, la présentation d’outils adaptés ainsi que les interventions de plusieurs professionnels spécialisés. La journée bénéficiera également de la présence de 𝐌𝐨𝐧𝐬𝐢𝐞𝐮𝐫 𝐌𝐢𝐬𝐬𝐨𝐭𝐭𝐞𝐧, référence reconnue dans le domaine des maladies neurodégénératives.

👩‍⚕️ Une attestation de présence sera remise aux professionnels de la santé et une accréditation est prévue pour les médecins.

📧 [email protected]
📞 065/78.90.95

N’hésitez pas à partager l’information autour de vous !

19/06/2026

Ce n'est pas qu'il ne vous écoute plus...
Il ne comprend peut-être plus votre façon de parler.

Quand les phrases sont trop longues, le cerveau se perd.

Au lieu de dire :
« Allez, dépêche-toi, il faut qu'on parte parce qu'on a rendez-vous dans vingt minutes et tu n'es toujours pas habillé. »

La personne peut ne retenir que : ...partir... vingt minutes... habillé... Son cerveau n'arrive plus toujours à trier les informations.

Comment faciliter la communication ?

*Une idée à la fois : « Viens. » - « Mets ton pantalon. »
-« Maintenant, tes chaussures. ». Une étape après l'autre.

* Posez une seule question : au lieu de : « Tu veux mettre le pull bleu ou le vert avant de prendre ton médicament ? »
Préférez : « Tu préfères le pull bleu... ou le vert ? » puis seulement ensuite : « C'est l'heure de prendre ton médicament. »

* Montrez en même temps que vous parlez : le cerveau comprend souvent mieux un geste qu'une longue explication. 👉 Pointer la chaise. 👉 Montrer la brosse à dents. 👉 le manteau.

* Laissez quelques secondes. Il faut parfois 10 à 20 secondes pour comprendre la demande.

Le silence n'est pas un échec, c’est du temps dont le cerveau a besoin.

À éviter :
*Répéter la même phrase de plus en plus fort.
*Donner plusieurs consignes d'un coup.
*Finir par dire : « Tu fais exprès ! »

👉 Ce n'est presque jamais de la mauvaise volonté.

À retenir, lorsque les mots deviennent difficiles à traiter :

*Parlez moins.
*Montrez davantage.
*Attendez un peu plus longtemps.
Très souvent, la communication redevient possible.

Et vous ?

Avez-vous remarqué qu'en parlant plus lentement ou avec des phrases plus courtes, votre proche comprend mieux ?

19/06/2026

Aujourd’hui il ne savait pas qui j’étais .. Alors , j ai parlé.
J ai raconté. Je lui ai raconté ma matinée à la radio avec les copains , mon après midi dans les prés , mes anecdotes , mes interrogations …
J’ai bcp parlé.
Je sais qu’il « ne sait pas » .. mais il m’a écoutée, regardée attentivement .. et il a souri , et même ri 😌

Alzheimer efface les souvenirs , mais pas les instants.
Et c’est devenu le plus important.
♥️

31/05/2026
14/05/2026

Qu’est-ce que le deuil blanc ?

Le deuil blanc est le deuil que l’on peut ressentir lorsque notre proche atteint de troubles cognitifs n’a plus tout à fait la même présence mentale, émotionnelle ou relationnelle qu’autrefois, même si elle est encore présente physiquement.

Le deuil blanc, c’est le sentiment de perdre petit à petit la personne que l’on connaissait, même si elle est toujours présente. C’est une douleur souvent silencieuse et difficile. On peut aimer très fort une personne tout en voyant qu’elle change peu à peu, qu'on ne la reconnait plus.

Le deuil blanc, c’est aussi apprendre à regarder autrement.
Ne plus penser seulement à ce que la personne ne sait plus faire ou ne sait plus dire mais voir la personne qui est encore là.

Avec la maladie d’Alzheimer, vouloir sans arrêt corriger, rappeler ou convaincre peut fatiguer tout le monde :
• répéter les mêmes choses,
• rappeler les oublis,
• vouloir que la personne comprenne comme avant,
• attendre les réactions d’autrefois.

Parfois, il peut être plus apaisant :
• d’accepter le moment présent,
• d’entrer un peu dans son monde,
• de profiter de ce qu’il reste plutôt que de penser seulement aux pertes.

Car il reste encore : un regard, un sourire, une émotion, une chanson aimée, une main serrée, un moment calme partagé…

La relation change, mais elle peut encore être belle autrement.
Parfois, accompagner, ce n’est pas chercher à réparer, c’est simplement être là.

À tous les aidants qui traversent ce deuil silencieux : beaucoup de courage à vous dans ce chemin souvent difficile, mais rempli d’amour malgré tout. 💙 💙

11/05/2026

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