10/09/2025
Le siège vide
Ce matin encore, j’ai pris la route,
Le cœur serré, l’esprit en déroute,
Ton rire flotte, léger écho,
Mais ton siège est vide, et ça fait trop.
À la garderie, à l’école aussi,
Je laisse un bout d’âme avec toi, petit,
Ton sac est lourd de crayons, de jeux,
Moi je repars, les yeux un peu brumeux.
J’aimerais rester, t’entendre parler,
Compter les fleurs, courir, rigoler,
Mais la vie m’appelle, le travail m’attend,
Même si je voudrais être seulement maman.
Le moteur ronronne, mais mon cœur s’use,
Entre deux mondes où je m’excuse,
Car si je pars, c’est pour demain,
Pour toi, pour nous, pour ton chemin.
Et quand le soir referme ses bras,
Je retrouve enfin tout ce que j’ai là :
Ton odeur, ton rire, ton doux visage,
Et le siège vide reprend son courage.