21/08/2026
Le mal qui fait du bien… et le mal qui fait mal.
Mon passé de danseuse m’a appris très tôt à faire la différence.
Dans un étirement, il existe ce point très particulier où ça tire, où c’est intense, parfois même à la frontière de la douleur… et pourtant, quelque chose dans le corps dit : oui, c’est juste.
J’aime appeler cela une « douleur exquise ».
Cette sensation presque paradoxale : ça fait mal… et pourtant, ça fait du bien.
Et puis il y a l’autre douleur.
Celle qui crispe, qui fait grimacer, qui coupe le souffle. Celle où le corps, lui, dit non.
Un jour, quelqu’un m’a dit après avoir reçu un soin :
« J’ai eu mal, mais je me suis dit que ça devait me faire du bien. »
Cette phrase m’est restée.
Parce que je ne crois pas qu’il faille souffrir pour libérer.
Plus fort, plus profond, plus douloureux ne signifie pas forcément plus juste.
Ce qui m’intéresse, c’est cette frontière subtile :
Jusqu’où mon corps dit oui ?
À quel moment commence-t-il à dire non ?
Dans mon accompagnement psycho-corporel, je vous invite à aller visiter ces frontières.
Sentir ce qui se tend, ce qui résiste, ce qui peut s’ouvrir… et ce qui demande à être respecté.
Parce qu’écouter son corps, ce n’est pas forcément s’arrêter à la première résistance.
C’est apprendre à reconnaître sa juste limite.