06/06/2026
💪 Comment s'assumer en tant qu'alcoolique abstinent ?💪
Etre abstient(e) et heureux(se) ! ❤️
Ne pas boire d'alcool est ce qui différencie le "malade" du reste de la société. Voici quelques conseils pour arriver à passer outre le regard des autres et vivre au mieux ce changement afin de vivre une abstinence heureuse !
L'alcoolique doit apprendre, comprendre, puis accepter qu'il est atteint d'une maladie progressive et mortelle. Sa dépendance ne guérira pas. La maladie, pour ne pas empirer, exige l'abstinence.
Cette abstinence semble marginale tant à l'alcoolique qu'à la société. C'est un préjugé social, et une conviction enferrée dans des habitudes puissantes.
Ne pas boire d'alcool est la seule différence intrinsèque qui distingue l'alcoolique du reste de la société. C'est un changement démesuré à effectuer et, rationnellement, une modification infime. Un détail qui change la donne car il est vital.Vivre l'abstinence comme une nouvelle vie, une vie meilleure peut-être, sûrement pour moi en tous cas !
Dans un premier temps il faut donc tout mettre en œuvre pour que cette abstinence s'installe, qu'elle s'ancre, qu'elle dure. Il faudra connaître les situations à risque, et prendre les précautions indispensables pour écarter les tentations, quelle qu'elles soient Se construire sa propre boîte à outils, connaître ses propres ressources !
Durant les premiers temps, l'abstinence sera l'objectif principal, la préserver coûte que coûte et il n'y a pas de "bête" solution tant que celle-ci n'est pas installée, pour moi je dirai la première année voire les deux premières années! Puis petit à petit celle-ci deviendra un outil pour atteindre nos objectifs principal commun à tous, le bonheur ! Elle sera une manière de vivre une vie de qualité.
Juste se contenter de ne pas boire d'alcool, n'est pas tenable sur le long terme, vivre dans la privation permanente, la lutte n'est pas une vie, et n'a pas de sens. On fera le pari d'une vie nouvelle, d'une nouvelle aventure, arrosée d'eau cette fois et d'une multitudes de petits bonheurs uniques, simples ! . Beaucoup d'alcooliques sont des aventuriers fourvoyés, capables de vivre avec des perspectives nouvelles et assainies.
Le regard de la société est difficile au début, on se sent différent, car on ne voit bien entendu que ce qui nous rappelle l'alcool. Je vous rassure, ceux qui sont en début de parcours de rétablissement, ce regard inconsciemment attirée par tout ce qui représente l'alcool disparaît au fil du temps, avec de la patience et de l'action. Afin de mener à bien ce parcours de rétablissement, il est important de pouvoir s'entourer de personnes qui comprennent, qui ont fait le voyage; afin de puiser des forces suffisantes, d'apprendre comment faire pour rester abstinent, ne pas se sentir trop seul, évacuer honte et culpabilité, être soutenu et aidé, acquérir les rudiments de sa nouvelle identité.
C'est indispensable car la société ne comprend pas, pour l'instant, ce qu'est un alcoolique abstinent. A la différence de l'ivrogne, il n'a aucune visibilité dans le monde. Il doit se débrouiller pour que, quel que soit le contexte, sa décision et sa condition particulière soient respectées.
Apprendre à dire non, malgré le regard interrogatif ou réprobateur d'autrui, ne pas se laisser servir automatiquement, demander fermement un jus de fruit ou une eau minérale, oser dire à des proches bienveillants si les circonstances s'y prêtent : "je suis alcoolique, je ne VEUX pas boire d'alcool", se font d'autant plus facilement que la décision de rester abstinent est choisie, ressentie comme la sienne, l'expression de son propre pouvoir sur sa vie et est inébranlable.
Ce n'est pas toujours facile au début, mais ça le devient progressivement. Si la décision est franche, les impulsions d'alcool s'estompent avec le temps, jusqu'à se faire toute toute toute petite, insignifiante et peu fréquente !
Le travail sur soi, le passage d'une condition d'alcoolique "en activité" à celle d'alcoolique abstinent, bouleversent le paysage.
L'alcoolique abstinent et heureux est peut-être encore à l'heure actuelle une minorité dans le "monde des alcooliques", je souhaite sincèrement que progressivement de plus en plus puissent parcours ce chemin de rétablissement heureux !
Quitter l'abus, apprendre la sobriété mentale et émotionnelle, préférer l'intensité à l'excès, rester dans le présent, être attentif aux sensations saines, permettent la renaissance du désir, la diminution de l'anxiété, l'impression d'utilité retrouvée, l'apparition d'un confort de vie. L'entourage reprend confiance en vous, les responsabilités choisies reviennent. Et, après la libération, se profile la liberté. La morale est reconstituée, les objectifs de vie sont revus dans un souci de cohérence entre elle et le désir. Les visées d'ordre spirituel paraissent souvent alors bien préférables aux satisfactions matérialistes et uniquement égoïstes.
Tout ceci se fait petit à petit. S'installent un calme significatif et une confiance en soi qui permettent de maintenir, désormais sans problème majeur, l'indispensable abstinence. Sans préoccupation démesurée du qu'en-dira-t-on.
Ni paria, ni bête curieuse ou ovni, l'alcoolique rétabli est un alcoolique abstinent à l'aise. Une espèce en voie d'apparition!
Pour ceux qui doutent encore, et qui se sentent tellement marginalisés, que diriez-vous plutôt de vous considérer comme une "élite " de la société, ceux qui affrontent les aléas de la vie sans avoir recours à un produit psychotrope, ceux qui vivent leur vie VRAIMENT, ceux qui ont une boîte à outils "saine", .... et je suis sûre que beaucoup d'autres abstinents heureux comme moi pourraient rallonger cette liste, alors ne vous en privez pas en commentaires !