16/09/2026
On présente souvent l’alcool avec ses « avantages ».
🍷 « Un bon vin, ça se déguste. »
🥂 « Il faut profiter de la vie. »
🤝 « Ça rapproche les gens, ça rassemble. »
Et puis j’ai arrêté de regarder l’alcool comme quelque chose de normal.
« Un bon vin » ?
Oui, certains vins ont un goût agréable. Mais personne ne commence spontanément à apprécier l’éthanol. On apprend à aimer le goût, on s’y habitue, on l’associe à des moments agréables.
Et curieusement, on ne parlerait jamais d’une pilule d’ecstasy comme d’une « bonne pilule » parce qu’elle aurait un agréable goût de fraise.
« Profiter de la vie » ?
Se mettre régulièrement dans un état d’intoxication serait donc devenu une façon de profiter de la vie ?
Alors même que l’alcool favorise l’anxiété, les symptômes dépressifs et peut réduire considérablement la qualité de vie.
« Ça rapproche les gens » ?
Pourquoi une substance qui modifie le fonctionnement du cerveau serait-elle nécessaire pour créer du lien ?
On peut rire, parler, danser, célébrer, aimer, rencontrer, partager… sans avoir besoin d’être intoxiqué.
Et si l’alcool « rassemble » tellement, comment expliquer les bagarres, les violences, les disputes, les ruptures, les comportements qu’on regrette le lendemain ?
Je ne dis pas que les moments associés à l’alcool n’étaient pas agréables.
Je dis qu’on peut avoir confondu le plaisir du moment avec les prétendues qualités du produit.
Et quand tu ouvres les yeux là-dessus, les « avantages » de l’alcool commencent à avoir une drôle de gu**le.