25/10/2026
🖤 Le deuil n'a pas de mode d'emploi
On nous parle souvent des cinq étapes du deuil : le déni, la colère, le marchandage, la dépression et l'acceptation.
Cinq étapes. Cinq mots. Presque un petit programme à suivre. Sauf que dans la vraie vie, c'est un sacré bo**el émotionnel.
Le deuil, ce n'est pas un escalier qu'on monte tranquillement jusqu'à la dernière marche. C'est parfois en monter trois, en redescendre six et rester assis au milieu sans savoir comment continuer.
✨️Le déni, c'est parfois attraper son téléphone pour raconter quelque chose à quelqu'un qui n'est plus là. Et puis se souvenir. Encore.
✨️La colère, c'est en vouloir au monde entier de continuer à tourner. Aux gens qui rient, aux oiseaux qui chantent, à cette foutue vie qui poursuit son chemin alors que la nôtre vient de s'arrêter quelque part.
✨️Le marchandage, c'est cette torture intérieure des "et si"… . Et si j'avais appelé ? Si j'avais compris ? Si j'avais fait autrement ?
✨️La tristesse, c'est cette fatigue immense que même une bonne nuit de sommeil ne répare pas. Ce vide qui vous tombe dessus au détour d'une chanson, d'une odeur ou d'un souvenir.
Et puis vient, paraît-il, l'acceptation
Ce mot m'a toujours dérangée. Parce qu'on peut parfaitement comprendre qu'une personne ne reviendra jamais sans pour autant trouver cela acceptable.
Et au milieu de tout ça, il y a les autres…
Ceux qui, souvent avec de bonnes intentions, vous sortent les grandes phrases du catalogue :Il faut avancer. Il faut tourner la page. Il faut faire ton deuil. Le temps guérit tout.
Ah bon ?
Parce qu'il y aurait une date de péremption au chagrin ? Un délai raisonnable pour souffrir avant que notre tristesse ne devienne dérangeante ?
À force de vouloir consoler, certains finissent parfois par nous demander de souffrir un peu plus discrètement.
Mais le deuil n'est pas une formalité administrative. Ce n'est pas un dossier qu'on clôture avec un tampon affaire classée
On peut rire, aimer, refaire des projets et ressentir encore cette absence immense.
Ce n'est pas parce qu'on recommence à vivre qu'on a terminé de pleurer. Et ce n'est pas parce qu'on pleure encore qu'on a cessé de vivre.
D'ailleurs, ces fameuses étapes ne se présentent pas forcément dans l'ordre. Certaines ne viendront jamais, d'autres reviendront des années plus t**d.
Alors, face à quelqu'un qui traverse un deuil, peut-être faudrait il simplement apprendre à écouter plutôt qu'à distribuer des conseils.
Parce que parfois, la plus belle preuve d'affection, ce n'est pas de dire à quelqu'un qu'il doit avancer. C'est de lui permettre de s'arrêter sans avoir à se justifier.
On ne tourne pas la page sur quelqu'un qu'on a profondément aimé. On apprend simplement à écrire la suite sans pouvoir lui raconter.