01/10/2026
Une séance se juge souvent à la fatigue qu'elle laisse, alors que la progression dépendrait surtout de la perturbation que l'effort impose à l'organisme.
Dans cet extrait, Tom Normand-Gravier, docteur en sciences du sport et spécialiste des interventions thermiques (froid et chaleur), de la récupération et des adaptations du muscle strié squelettique à l'entraînement, explique pourquoi l'entraînement agit comme un stress.
L'exercice perturbe l'équilibre de la cellule musculaire et du système cardiovasculaire. C'est cette perturbation qui déclencherait le signal d'adaptation, à l'origine d'un plus grand nombre de mitochondries et de capillaires ainsi que de ventricules cardiaques plus volumineux. Chez le débutant, presque n'importe quel stimulus suffirait à provoquer une réponse marquée, alors que le sportif entraîné, déjà adapté à ce stress, finirait par stagner s'il répète toujours la même séance.
La bonne dose dépend donc du niveau du sportif, mais aussi du contexte du jour, puisqu'une nuit courte ou une forte chaleur alourdissent le coût d'une séance pourtant identique sur le papier. Le stress d'entraînement reste ainsi le moteur de la progression, à condition d'être ajusté à la personne et au moment.
L'interview complète a été menée par Marius Grek, expert nutrition chez QNT Sport et titulaire d'un Master STAPS en entraînement et optimisation de la performance.
L'article tiré de cette interview, rédigé par Marius Grek puis relu et validé par Tom Normand-Gravier, est disponible sur https://www.qntsport.com/