12/09/2026
Elle vient d'ouvrir les yeux. Le week-end commence, en théorie. Sauf que sa tête tourne déjà, la présentation de lundi, le mail resté sans réponse, la liste de choses à rattraper avant la reprise.
(Samedi matin, une de mes clientes.)
Le corps n'a pas reçu le mémo. Pour lui, c'est encore mardi.
Elle pensait que c'était juste elle qui n'arrivait pas à décrocher. Beaucoup de mes clientes pensent pareil, surtout à cette période, la rentrée est encore fraîche et le système nerveux n'a pas eu le temps de retrouver un vrai repos.
Le week-end n'est pas automatique. Ce n'est pas parce que le calendrier dit samedi que le système nerveux arrête de scanner, d'anticiper, de vérifier que tout est sous contrôle. Il a besoin, lui aussi, d'un signal clair.
Ce pattern, je le vois chaque semaine dans mon cabinet, surtout le samedi matin. La semaine est finie sur le papier, mais le corps continue de tenir la garde.
Alors on a testé quelque chose de simple, avec elle. Avant même de sortir du lit, les deux pieds posés au sol, le poids qui descend. Une respiration où l'expiration dure plus longtemps que l'inspiration. Une phrase à voix haute, ou juste pensée très fort : la semaine est finie.
Rien de spectaculaire au début. Mais répété, ça devient un marqueur que le corps apprend à reconnaître.
Ce n'est pas magique. C'est juste un signal physique, là où il n'y en avait aucun.
Si toi aussi ton corps met du temps à comprendre que c'est le week-end, ce n'est pas un manque de discipline. C'est un système nerveux qui n'a jamais appris à se poser cette question-là.
On travaille ça, entre autres, dans les séances de groupe hasardomadaires, TRE, Somatic Experiencing, Brainspotting.
Dis-moi, toi, comment ton corps sait, ou ne sait pas, que la semaine est finie.