07/07/2026
Il y a un an, j’écrivais ce premier texte pour vous présenter qui j’étais… et surtout pourquoi cette page “Être Mère” avait vu le jour.
À l’époque, je posais simplement des mots sur mon histoire, mes difficultés, mes blessures et cette envie profonde : créer un espace où les mamans pourraient parler librement de leur réalité.
Un an après, je relis ces mots avec beaucoup d’émotion.
Parce que ce chemin m’a transformée.
Parce que vos témoignages, vos messages et vos partages ont donné encore plus de sens à cette mission.
Parce que je continue moi aussi d’apprendre, de comprendre et d’avancer.
Aujourd’hui, je sais encore plus profondément pourquoi cet espace existe.
Pour toutes les mamans qui aiment leurs enfants mais qui se sentent perdues.
Pour celles qui vivent des émotions qu’elles n’osent pas toujours dire.
Pour celles qui cherchent à retrouver de la joie, du lien et leur propre lumière.
Je vous repartage ce premier texte, celui qui a marqué le début de cette aventure. 🤍
avec bienveillance et authenticité
Louise
Qui suis-je ?
Je suis maman d’une jeune ado, puéricultrice de formation. J’ai travaillé pendant huit ans en crèche, au plus près des tout-petits et de leurs parents.
Devenir maman était, pour moi, la chose la plus importante au monde. Je croyais profondément que cela allait me combler, que c’était le rôle qui allait enfin me rendre épanouie, alignée.
Quand Zoé a eu trois ans, j’ai fait un burn-out.
La fatigue, la solitude, la pression… et surtout, cette culpabilité immense. Culpabilité de ne pas me sentir pleinement heureuse, alors que la société m’avait vendu l’image d’une maternité radieuse, épanouissante, presque magique. Culpabilité vis-à-vis de cette petite fille que j’aime plus que tout, et qui n’a rien demandé pour être là.
Et en même temps, un sentiment profond, douloureux : celui que moi non plus, je n’avais rien demandé pour être ici.
J’ai grandi avec une maman qui me disait souvent : « Heureusement que j’étais bien entourée, sinon je t’aurais lancée par la fenêtre. »
Je pleurais tous les soirs, de 21h à 2h du matin jusqu’à mes 3 mois. Je peux entendre le désarroi d’une maman qui n’en peut plus et qui a besoin d’être juste entendue dans sa réalité difficile.
Ce que je porte en moi, c’est une grande capacité d’écoute. Je peux tout entendre, même le pire. L’empathie fait partie de moi.
Et ce que j’aime profondément, ce sont les rencontres et les partages d’expérience. Échanger, se confier, apprendre les unes des autres — cela me nourrit et me donne de la force.
Ce projet, c’est le fruit de tout ça. De mon vécu, de mes blessures, de mes prises de conscience.
Je veux créer un lieu où l’on peut dire les choses vraies sur la maternité. Sans filtre, sans fard.
Parce qu’on a besoin, ensemble, de pouvoir parler. Se sentir moins
seules. Et se rappeler qu’on a le droit de tout ressentir — même ce qui ne rentre pas dans les cases.