09/08/2026
Tu n’as pas à être fort.e pour tout le monde.
Peut-être as-tu appris très tôt à tenir debout, même quand tout vacillait autour de toi.
À avancer avec cette impression qu’il fallait assurer, prévoir, réparer, rassurer. Toujours.
Alors tu es devenu.e celui ou celle sur qui l’on peut compter.
Celui ou celle qui pense à tout.
Celui ou celle qui trouve des solutions.
Celui ou celle qui recueille les inquiétudes des autres avant même d’écouter les siennes.
Mais à force de porter, on finit parfois par oublier le poids que l’on porte.
Tu n’as pas à résoudre chaque problème.
Tu n’as pas à absorber chaque émotion.
Tu n’as pas à empêcher les autres de traverser leurs propres tempêtes.
Certaines choses ne t’appartiennent pas.
Laisser quelqu’un se débrouiller seul n’est pas l’abandonner.
Dire « je ne peux pas » n’est pas échouer.
Demander de l’aide n’est pas perdre sa force.
Et surtout, relâcher n’est pas renoncer.
C’est accepter de ne pas tout maîtriser.
C’est faire un peu de place au silence, à l’imprévu, au repos.
C’est comprendre que la vie ne te demande pas d’être constamment en mode survie.
Alors dépose, petit à petit, ce qui n’est pas à toi.
Respire.
Délègue.
Laisse chacun reprendre ce qui lui appartient.
Tu verras peut-être qu’une fois les bras moins chargés,
tu auras enfin de la place pour toi.