03/07/2026
Aujourd’hui, j’avais que six séances prévues.
Deux par heure et une d'une heure, un rythme pensé, construit, tenu.
Mais la journée a pris une autre forme.
Une absence, pour un anniversaire — malgré le SMS de rappel envoyé la veille.
Deux retards, qui réduisent le temps disponible sans permettre d’aller jusqu’au bout de ce qui avait été peaufiné avec soin.
Une possible annulation, encore en suspens.
Et ce qu’on ne voit pas, c’est ce qu’il y a avant.
Les deux heures de ce matin, déjà là, invisibles, passées à tout préparer avec cœur, à penser chaque détail, à ajuster chaque support.
On pourrait dire que “ce n’est pas grave”.
Que “ça arrive”.
Et oui, bien sûr. Ça arrive.
Mais accumulé, répété, banalisé…
ça devient autre chose.
Un métier passion, oui.
Un métier qui soigne, qui accompagne, qui construit.
Mais aussi un métier qui use quand le temps de soin se fragmente trop souvent avant même d’avoir pu exister pleinement.
Alors parfois, sans dramatiser, juste avec honnêteté :
on se surprend à sentir une fatigue plus large que ce que le planning raconte.
Et pourtant demain, on recommence.