18/05/2026
En yoga, on entend souvent parler de souplesse, mais rarement de quelle souplesse.
Il en existe deux types, et la distinction change tout. 👇
🥨 La souplesse passive, c'est l'amplitude que tu atteins avec une aide extérieure comme la gravité, une sangle, les mains d'un.e prof. Tu vas souvent plus loin, jusqu'à l'amplitude max de ton corps.
💪La souplesse active, c'est ce que ton muscle peut faire seul, sans aide. Souvent beaucoup moins spectaculaire mais plus contrôlé.
👀Pourquoi travailler les deux ?
La souplesse passive ouvre les possibilités: elle montre où ton corps peut aller.
La souplesse active construit le contrôle: elle permet d'y aller en sécurité, car les muscles et le système nerveux sont suffisamment entraînés pour soutenir l'articulation.
Un corps très souple passivement mais pas activement manque de stabilité dans ses amplitudes. C'est parfois là qu'arrivent les blessures.
Ce n'est pas un hasard si de plus en plus de yogis s'intéressent aujourd'hui à la musculation et au renforcement. Force et souplesse ne s'opposent pas, elles se complètent. Le corps a besoin des deux pour bouger intelligemment.
Et c'est aussi cohérent avec l'histoire du yoga moderne. Le yoga postural tel qu'on le connaît s'est développé au début du XXe siècle, dans un contexte de forte culture physique (gymnasitque, lutte, culture du corps). Ce contexte a influencé la façon dont les pratiques se sont construites. Pas une cause à effet directe, mais une époque qui valorisait déjà la force autant que la souplesse.
En yoga, on travaille souvent la souplesse passive mais de plus en plus de pratiques intègrent les 2. Mais rappelons que la souplesse est un bénéfice du yoga, pas son objectif 😉
Dans les vidéos, un exo de souplesse passive et un de souplesse active pour aller par exemple vers Hanumam, l'écart latéral.
Tu connaissais cette différence de notion?