01/08/2026
Joyeuse fête de Lughnasad 🌻🌾
Pourquoi célébrer cette fête païenne issue du calendrier celtique ET, qui plus est, à notre époque ? Cette question est légitime.
Bien plus que de simples célébrations anciennes, ces fêtes païennes peuvent devenir pour nous qui vivons dans un monde où tout s’accélère, de précieux repères temporels.
Elles nous invitent à ralentir, à porter attention aux transformations de la nature et à renouer avec notre appartenance au vivant. Prendre le temps de célébrer ces passages, c’est reconnaître que nous faisons nous aussi partie des cycles de la Terre, avec ses élans, ses floraisons, ses récoltes, ses temps de repos et de renouveau.
Lugnasadh, célébrée autour du 1er août, ouvre le temps des moissons. C’est une fête de gratitude pour les premiers fruits du travail accompli, une invitation à reconnaître ce qui a mûri en nous, à honorer l’abondance, quelle qu’en soit la forme, et à partager les richesses récoltées. À travers cette célébration, comme à travers les sept autres fêtes de la roue de l’année, nous entretenons un lien vivant avec la nature, la Terre et les saisons, en nous rappelant que nous sommes, nous aussi, une expression du vivant.
Et pour accompagner celle-ci, je vous partage les mots d’Issa Padovani, une lecture éclairante de ce moment de l’année où les récoltes abondent, en résonance avec nos propres saisons intérieures ✨
« Lorsque la Terre offre ses fruits, Lughnasad nous murmure : « Honore ce qui a mûri en toi. »
C’est le temps de la gratitude, où l’abondance ne se mesure plus, elle se reconnaît.
En chemin vers toujours plus d’intégrité, de noblesse d’âme et d’ouverture de cœur,
oublies-tu parfois d’offrir le précieux du chemin déjà accompli ?
T’est-il difficile de lâcher du regard, pour un instant, l’horizon de toutes les compétences qu’il te reste à acquérir, de tous tes champs intérieurs à défricher, pour réaliser que la graine en toi est devenue fruit mûr ?
Crains-tu de manquer d’humilité ? « Je ne suis pas assez mature pour offrir aux autres, j’ai encore trop de zones à travailler… »
Ou bien te compares-tu ? « Lui, il peut transmettre, car il a fait ceci ou cela, mais pas moi ! »
Ou encore crains-tu qu'en reconnaissant le fruit qui a mûri en toi, tu cesses alors de vouloir cheminer, et que tu te figes dans des certitudes poussiéreuses, alors que tu aspires tant à respirer le Vivant ?
Et si tu faisais un autre choix ?
Alors, tel un arbre offrant ses fruits lorsque le temps de la récolte vient, n’attendant pas la “bonne année” ni les “fruits parfaits”,
tu pourrais choisir de traverser ta peur de te donner au monde, tel·le que tu es,
pour oser enfin offrir la moisson qui est la tienne… »