Kalil-J.Macé - La vie une histoire d'amour avec Soi

Kalil-J.Macé - La vie une histoire d'amour avec Soi Naturopathe-Kinésiolgue-praticien PNL-Lithothérapeute...Coach-thérapeute

On dirait que la seule chose qui rassemble l’humanité, c’est la haine de l’autre.Le noir est trop noir.Le blanc est trop...
22/07/2026

On dirait que la seule chose qui rassemble l’humanité, c’est la haine de l’autre.

Le noir est trop noir.
Le blanc est trop blanc.
Le gros devrait maigrir.
Le maigre devrait manger.
La femme devrait être différente.
L’homme aussi.
Le croyant dérange.
L’athée aussi.
L’étranger est de trop.
Le voisin finit par l’être aussi.

Nous passons notre temps à corriger l’existence des autres.

Comme si le monde serait enfin parfait une fois que chacun serait devenu quelqu’un d’autre.

Mais alors…

Qui restera ?

Qui décidera de ceux qui ont le droit d’exister ?

Selon quels critères ?

Ceux d’aujourd’hui ?
Ceux d’hier ?
Ceux du plus fort ?
Ou simplement ceux de la haine ?

À force de vouloir supprimer toutes les différences, nous finirons par supprimer l’humanité elle-même.

On dirait que la seule chose qui rassemble l’humanité, c’est la haine de l’autre.C’est notre véritable langue maternelle...
22/07/2026

On dirait que la seule chose qui rassemble l’humanité, c’est la haine de l’autre.

C’est notre véritable langue maternelle.

Avant même d’apprendre à aimer, nous apprenons à désigner.

Lui.
Pas moi.

Celui qui est différent.
Celui qui dérange.
Celui qui prend trop de place.
Celui qui n’en prend pas assez.

Le noir est trop noir.
Le blanc est trop blanc.
Le gros devrait maigrir.
Le maigre devrait manger.
La femme devrait retourner dans sa cuisine.
L’homme devrait ravaler ses larmes.
Le pauvre devrait travailler.
Le riche devrait s’excuser.
Le croyant devrait se taire.
L’athée devrait croire.
Le gay devrait devenir hétéro.
L’hétéro devrait avoir honte de l’être.
La brune devrait être blonde.
Le vieux devrait s’effacer.
Le jeune devrait attendre son tour.

Toujours quelqu’un à corriger.
Toujours quelqu’un à remettre à sa place.
Toujours quelqu’un dont l’existence semble être une erreur.

Nous ne voulons pas vivre avec les autres.
Nous voulons qu’ils deviennent comme nous…Ou qu’ils disparaissent.

L’Histoire ne cesse pourtant de nous tendre le même miroir. Les victimes d’hier deviennent parfois les bourreaux d’aujourd’hui.
Des peuples persécutés finissent, à leur tour, par persécuter.
Des révolutions nées au nom de la liberté accouchent de nouvelles prisons.
Des religions qui prêchent l’amour bénissent parfois les guerres.

Des idéologies qui promettent l’égalité fabriquent d’autres exclusions.
Comme si la souffrance n’enseignait pas toujours la compassion.

Comme si elle apprenait parfois seulement à mieux choisir son prochain ennemi.
Nous nous racontons que nous combattons le mal.

En réalité, nous changeons souvent simplement de cible.

Alors imaginons:

Supprimons les noirs.
Puis les blancs.
Puis les femmes.
Puis les hommes.
Puis les musulmans.
Puis les juifs.
Puis les chrétiens.
Puis les athées.
Puis les riches.
Puis les pauvres.
Puis les étrangers.
Puis les voisins.
Puis ceux qui votent mal.
Puis ceux qui aiment mal.
Puis ceux qui pensent mal.
Puis ceux qui parlent trop.
Puis ceux qui se taisent.

À quel moment s’arrête la liste ?

À quel moment décide-t-on que l’humanité est enfin acceptable ?
Qui distribue les permis d’exister ?
Selon quelle morale ?
Selon quelle vérité ?
Selon quelle époque ?
Selon la loi du nombre ?
Selon la loi du plus fort ?
Selon le bruit de la foule ?

Le problème n’a jamais été la différence.

Le problème, c’est cette obsession de vouloir purifier le monde de tout ce qui nous échappe.

Nous ne supportons plus la contradiction.
Nous ne supportons plus l’altérité.
Nous ne supportons plus que quelqu’un puisse exister sans nous ressembler.
Et c’est peut-être cela, le plus terrifiant.
L’humanité ne manque ni d’intelligence, ni de science, ni de technologie.

Elle manque d’une seule chose:
La capacité de regarder un autre être humain sans commencer par se demander ce qu’il faudrait lui enlever pour avoir enfin le droit de le considérer comme un être humain.

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L’année scolaire s’est terminée chez Emancipe asbl, j’ai donné mar dernière formation vendredi dernier.  Lors de cette d...
04/07/2026

L’année scolaire s’est terminée chez Emancipe asbl, j’ai donné mar dernière formation vendredi dernier.

Lors de cette dernière journée, je dis : "Il faut créer de la sécurité pour la personne qu'on accompagne."

Pendant la pause, une participante m'interpelle :
"Moi, dès qu'on me dit 'il faut', je ne suis pas OK avec ça."

Je n'ai pas répondu tout de suite.
Parce que ce qui venait de se passer était bien plus intéressant que ce que j'avais prévu d'enseigner.

Elle n'avait pas entendu « sécurité ».
Elle avait entendu *il faut*.

En PNL, on appelle ça un ancrage. Un stimulus — ici, deux syllabes — qui déclenche une réaction avant même que le cerveau ait traité le sens. Ce n'est pas de la mauvaise volonté. C'est de la mécanique. Le mot a tout court-circuité.

Et ce mécanisme, elle l'appliquait peut-être chaque jour. Sans le savoir.

Mais il y avait une couche supplémentaire.

Elle était déjà coach. Et cette posture, elle la portait dans la salle ,parfois en prenant le lead, en devançant les explications, en signalant subtilement qu'elle savait déjà.

Comme si apprendre était une menace.
Comme si ne pas savoir était un danger.

On reconnaît ce profil. Celui qui entre en formation non pas pour recevoir, mais pour confirmer. Qui a besoin que son savoir soit vu avant même que la journée commence. Ce n'est pas de l'arrogance au sens simple du terme. C'est une protection. Une armure construite autour d'une question bien plus ancienne : « est-ce que j'ai de la valeur si je ne sais pas ? »

Et on lui avait appris — comme à beaucoup — qu'un bon coach « bannit » le "il faut". Règle reçue, intégrée, brandie.

Sauf qu'une règle apprise sans être digérée, c'est un nouveau "il faut" qui s'ignore lui-même.

Elle ne questionnait pas ma phrase.
Elle appliquait une injonction contre les injonctions.

C'est là où le coaching mal digéré devient piégeux : il donne des outils sans explorer pourquoi ces outils résonnent si fort en nous. Il efface le mot sans toucher à la blessure que le mot réveille.

Parce que derrière la règle professionnelle, il y avait autre chose.

Une histoire personnelle. Une réaction qui ne date pas d'hier. Une voix intérieure qui, depuis longtemps, se raidit dès qu'on lui dit quoi faire — et qui compense en cherchant à occuper la place avant qu'on la lui retire.

En Analyse Transactionnelle, on dirait que son Enfant Rebelle répondait à un Parent Normatif intériorisé bien plus ancien, bien plus pesant que ma simple phrase. Et que sa formation de coach avait peut-être, sans le vouloir, renforcé cette résistance en lui donnant une bonne raison intellectuelle de continuer à se défendre.

Elle ne me résistait pas.
Elle résistait à quelqu'un d'autre.
Quelqu'un qu'elle portait depuis longtemps.
Et qu'elle rejouait ici, maintenant, dans cette salle.

C'est ça, la vérité des formations que personne ne dit vraiment.

Nous n'apprenons jamais dans l'abstrait.
Nous apprenons à travers ce que nous sommes, ce que nous avons vécu, ce que nous portons.

La salle de formation n'est pas une zone neutre.
C'est un espace où notre histoire personnelle rejoue — souvent sans prévenir, rarement par hasard.

Ce jour-là, elle n'était pas juste en train d'apprendre la PNL.
Elle était en train de rencontrer quelque chose d'elle-même.

La question est : est-ce qu'elle l'a vu ?

Pourtant, tous les "il faut" ne se ressemblent pas. Et confondre les deux, ça coûte cher.

Il y a le "il faut" de la réalité.
Il faut payer ses charges. Il faut honorer ses engagements. Il faut des règles pour que le jeu soit possible. Celui-là n'est pas une oppression c'est le cadre. Se rebeller contre lui, c'est se battre contre la gravité.

Et il y a le "il faut" du passé.
Il faut être parfait. Il faut ne jamais décevoir. Il faut mériter sa place. Celui-là ne vient pas du réel — il vient d'une époque où tu n'avais pas le choix, d'une voix qui a fini par devenir la tienne sans que tu t'en rendes compte.

Le danger, c'est quand on confond les deux.
Quand on se rebelle contre le premier parce qu'il ressemble au second.
Quand on obéit au second en croyant que c'est le premier.

Ce moment est devenu le plus riche de la journée.

Pas parce que j'avais raison.
Parce que la question s'est posée — pour elle, pour le groupe, et peut-être maintenant pour toi.

Quand tu entends "il faut" tu réponds à la réalité, ou à une vieille voix ?**

La règle que tu appliques vient-elle d'une réflexion consciente — ou d'une blessure que tu n'as pas encore regardée en face ?

Et dans les salles où tu apprends — qu'est-ce que tu rejoues, sans le savoir ?

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