26/07/2026
Quand on apprend aux enfants à se taire plutôt qu’à se réguler.
Combien de fois a-t-on entendu :
“Calme-toi.”
“Arrête de pleurer.”
“Ce n’est rien.”
“Tu exagères.”
“Va dans ta chambre.”
“Ne fais pas de crise.”
“Sois sage.”
Bien sûr, un enfant a besoin de cadre.
Il a besoin d’apprendre qu’il ne peut pas tout faire, tout dire, tout obtenir ou tout exprimer n’importe comment.
Mais il y a une différence entre accompagner une émotion…
et exiger qu’elle disparaisse parce qu’elle dérange l’adulte.
Quand un enfant pleure, crie, tremble, s’oppose ou s’effondre, il ne cherche pas toujours à manipuler.
Parfois, il est simplement débordé.
Son corps parle plus vite que ses mots.
Et si, à ce moment-là, on lui demande surtout de se calmer immédiatement, il peut apprendre quelque chose de très profond :
“Mon émotion dérange.”
“Ce que je ressens est trop.”
“Pour être aimé, je dois être facile.”
“Pour garder le lien, je dois me taire.”
“L’inconfort de l’adulte passe avant ce qui se passe en moi.”
Alors l’enfant peut devenir sage.
Très sage, même.
Mais parfois, cette sagesse n’est pas de l’apaisement.
C’est de l’adaptation.
C’est une manière de ne plus mettre l’autre face à ce qu’il ne sait pas accueillir.
Et plus t**d, cet enfant devenu adulte pourra continuer à minimiser ce qu’il ressent, à ravaler ses larmes, à se taire trop vite, à s’excuser d’être bouleversé, ou à croire qu’il doit être “gérable” pour être aimé.
Accompagner un enfant ne signifie pas tout permettre.
Cela signifie l’aider à traverser ce qu’il ressent, sans lui faire croire que son émotion est un problème à faire disparaître pour préserver le confort de l’adulte.
Un enfant qui se calme par peur de déranger n’apprend pas la sécurité. Il apprend l’obéissance émotionnelle.
Et vous, avez-vous appris à accueillir vos émotions… ou surtout à les rendre acceptables pour les autres ?
Love ❤️
Catherine