21/04/2026
Mère, une semaine sur deux,
Il y a des vies qui se vivent en alternance.
Des amours en calendrier.
Des présences en pointillés.
Une semaine tu es mère à plein cœur, à plein bruit, à plein gestes.
Les matins pressés, les rires qui remplissent les pièces, les petites mains qui cherchent les tiennes sans jamais hésiter.
Et puis, l’autre semaine…
la maison change de rythme.
Elle devient plus grande.
Plus silencieuse.
Comme si les murs respiraient autrement.
Tu continues à être mère, bien sûr.
Mais différemment.
À distance.
Dans l’attente.
Les objets restent à leur place,
mais quelque chose manque dans l’air.
Ce n’est pas seulement leur présence…
c’est leur absence qui prend trop de place.
Et tu apprends à vivre dans ce va-et-vient.
À ranger les émotions comme on range les vêtements d’une saison à l’autre.
À sourire quand ils partent,
et à réapprendre le calme quand ils ne sont plus là.
Personne ne voit toujours cette fatigue invisible.
Cette solitude particulière :
celle d’une femme qui donne tout…
mais pas en continu.
Une semaine sur deux, tu es entière.
Et l’autre… tu te reconstruis un peu sans eux.
Mais au fond, l’amour ne disparaît jamais dans ces séparations.
Il se déplace.
Il attend.
Il grandit dans le manque.
Et peut-être que cette vie-là,
entre présence et absence,
n’est pas une moitié de maternité…
mais une façon différente d’aimer,
avec encore plus de force dans le silence.
́pression ́té ́rapiesbrèves