Leblicq Virginie

Leblicq Virginie Psychologue clinicienne expert, Directrice ESF, formatrice & conférencière bien être et famille.

J’ai eu la chance de voyager dans de nombreux pays. Et partout, ou presque, j’ai entendu la même phrase, simplement avec...
22/07/2026

J’ai eu la chance de voyager dans de nombreux pays. Et partout, ou presque, j’ai entendu la même phrase, simplement avec des noms différents.

En Belgique : « Fais attention aux Marocains. »
En France : « Fais attention aux musulmans. »
Aux États-Unis : « Fais attention aux Mexicains. »
Dans plusieurs pays du Golfe : « Fais attention aux Indiens ou aux Philippins. »
Au Maghreb : certains entretiennent des préjugés envers les personnes noires.
En Turquie : les réfugiés syriens sont souvent stigmatisés.
En Europe de l’Est : les Roms restent victimes d’une discrimination profonde.
En Inde, les Dalits continuent de subir des exclusions liées au système des castes.
En Chine, les Ouïghours sont victimes d’une répression largement documentée.
Au Myanmar, les Rohingyas ont été persécutés jusqu’à être contraints à l’exil.

À chaque frontière, le groupe change. Le mécanisme, lui, reste le même.

Le racisme et la xénophobie naissent souvent de la peur de l’autre, de celui qui est perçu comme différent. Cette peur est alimentée par l’ignorance, les stéréotypes, les expériences individuelles généralisées ou les angoisses que nous projetons sur un groupe entier au lieu de les interroger.

Bien sûr, cela ne signifie pas que tous les problèmes sociaux sont imaginaires ni qu’il est interdit de débattre de migration, d’intégration ou de sécurité. Mais attribuer ces problèmes à une population entière est une erreur qui nourrit la haine plutôt que les solutions.

L’Histoire nous rappelle où peuvent mener le racisme, la déshumanisation et la xénophobie : ségrégation, persécutions, génocides et guerres. Après les horreurs de la Seconde Guerre mondiale, le monde s’est doté de la Déclaration universelle des droits de l’homme pour affirmer que chaque être humain possède la même dignité et les mêmes droits, indépendamment de son origine, de sa couleur de peau, de sa religion ou de sa nationalité.

L’extrême droite, lorsqu’elle construit son discours sur l’exclusion, la désignation de boucs émissaires ou la hiérarchisation des êtres humains, constitue un danger pour nos démocraties et pour notre humanité. Dire cela ne fait pas de moi une personne d’extrême gauche. Cela fait simplement de moi quelqu’un qui croit aux droits humains.

L’inclusion n’est pas une faiblesse. C’est une force.

Les migrations ont toujours façonné les sociétés. Elles apportent des compétences, des cultures, des idées, des entrepreneurs, des soignants, des chercheurs, des artistes et des travailleurs. Elles posent aussi des défis, qui doivent être gérés avec intelligence et humanité. Opposer systématiquement « eux » à « nous » ne résout rien.

Le monde ne manque pas de différences. Il manque parfois de rencontres.

Et si, au lieu d’apprendre à nos enfants de se méfier de « ceux-là », nous leur apprenions simplement à connaître l’autre ?

« On n’a jamais vu une étoile briller en éteignant la lumière des autres. »Cette phrase me revient souvent.Je vois encor...
22/07/2026

« On n’a jamais vu une étoile briller en éteignant la lumière des autres. »

Cette phrase me revient souvent.

Je vois encore trop de professionnels qui cherchent à se mettre en avant en critiquant le travail des autres. Des entrepreneurs qui passent plus de temps à discréditer les projets de leurs frères et sœurs qu’à construire les leurs.

Pourtant, en tant que musulmans, nous savons que le rizq n’appartient à personne. Il vient d’Allah. Personne ne peut te prendre ce qu’Allah t’a décrété, et personne ne peut t’accorder ce qu’Allah ne t’a pas destiné.

Alors pourquoi cette peur de voir l’autre réussir ?

Si Allah a ouvert une porte à ton frère ou à ta sœur, réjouis-toi pour lui. Fais une invocation pour lui. Encourage son projet. Partage son travail. Car soutenir la réussite des autres ne diminue jamais la tienne.

Notre communauté a besoin de plus d’empowerment et de moins de rivalités. De plus de collaborations et de moins de jalousie. De plus de sincérité et de moins de concurrence malsaine.

Le Prophète ﷺ a dit :

« Aucun de vous ne croit véritablement jusqu’à ce qu’il aime pour son frère ce qu’il aime pour lui-même. »

Imagine la force de notre communauté si chacun soutenait les projets des autres au lieu d’espérer leur échec.

Peut-être que le soutien que tu apportes aujourd’hui sera une cause par laquelle Allah bénira ton propre projet demain.

Construisons une communauté où l’on élève les autres au lieu de les rabaisser. Car une réussite partagée est une communauté renforcée, et une communauté forte profite à tous.

Qu’Allah mette la baraka dans le rizq de chacun, purifie nos cœurs de la jalousie et fasse de nous des personnes qui ouvrent des portes plutôt que de les fermer. Âmîn.

Not every problem is sihr. Not every obstacle is the evil eye. Not every failure is Shaytan.As a clinical psychologist, ...
21/07/2026

Not every problem is sihr. Not every obstacle is the evil eye. Not every failure is Shaytan.

As a clinical psychologist, I often observe a tendency to externalize what is, in part, the consequence of the environments we choose to remain in.

We seek ruqyah, yet tolerate toxic relationships.

We fear the evil eye, yet ignore the colleague who normalizes fraud, the friend who encourages dishonesty, or the family member who constantly sows conflict in our marriage or undermines our confidence.

Islam certainly teaches us that Shaytan whispers, that the evil eye exists, and that sihr is a reality.

But Islam also insists on personal responsibility.

“O you who believe! Fear Allah and be with those who are truthful.” (Qur’an 9:119)

The Prophet ﷺ said:

“A person follows the religion of his close companion, so let each of you look carefully at whom he takes as a friend.” (Abu Dawud)

And he offered a powerful metaphor:

“The example of a righteous companion and a bad companion is that of the perfume seller and the blacksmith…” (Bukhari & Muslim)

Interestingly, psychology reaches a similar conclusion.

Albert Bandura’s Social Learning Theory demonstrates that we acquire behaviours by observing those around us. Organizational psychology has repeatedly shown that unethical workplace cultures spread through social norms: lying, cheating, corruption, and moral disengagement become “normal” when everyone around us accepts them.

Barakah is not only something we ask Allah for.

It is also something we cultivate through ethical choices.

Before asking why blessings seem absent, perhaps we should ask ourselves:

* Is my income halal?
* Do I advise others with sincerity or with my own frustrations?
* Does my circle encourage integrity, patience and accountability?
* Am I becoming more truthful, more compassionate and closer to Allah because of the people around me?

Faith is not merely believing that evil exists.

Faith is having the courage to distance ourselves from environments that normalize it.

Sometimes the greatest protection is not simply asking Allah to remove harmful influences.

It is refusing to participate in them.

A divorced woman has not lost her value. Society has lost its perspective.We still live in a world where too many women ...
18/07/2026

A divorced woman has not lost her value. Society has lost its perspective.

We still live in a world where too many women are judged for leaving a marriage rather than supported for surviving it.

Before asking, “Why did she get divorced?”, perhaps we should ask:

What was she enduring?

Was she living with emotional abuse?
Chronic humiliation?
Control?
Fear?
Loneliness?

No woman should have to choose between preserving her marriage and preserving her mental health.

As a psychologist, I have met women who stayed for years—not because they were weak, but because they hoped things would change, because they feared being judged, or because society taught them that leaving was a greater failure than suffering.

We need to stop measuring a woman’s worth by the status of her marriage.

Instead, we should support women who are struggling, believe those who speak about abuse, and never shame those who find the courage to leave.

A marriage is not a success simply because it lasts.
A divorce is not a failure simply because it ends.

Sometimes, leaving is the healthiest, bravest, and most life-affirming decision a person can make.

Let’s stop asking women to save every marriage. Let’s start asking how we can help them save themselves.

’sRights

C'est incroyable ! Et moi qui me plaignais des vagues de haine de notre communauté sur les réseaux... même les mosquées ...
09/07/2026

C'est incroyable ! Et moi qui me plaignais des vagues de haine de notre communauté sur les réseaux... même les mosquées sont attaquées ! Sérieusement ? Si vous faites le rappel faites le en privé contactez la personne et dites lui ce que vous lui reprochez de sorte qu'elle s'améliore ...

Les biens et l'honneur du musulman sont sacrés !

A bon entendeur ou calomniateur !

Il y a une vraie réflexion sociétale à tirer derrière Le match France–Paraguay! Pendant 90 minutes, on a vu une équipe q...
07/07/2026

Il y a une vraie réflexion sociétale à tirer derrière Le match France–Paraguay!

Pendant 90 minutes, on a vu une équipe qui a multiplié les fautes et les contacts extrêmement rugueux. Puis, après le match, au lieu d’appeler au calme, une sénatrice paraguayenne a choisi d’insulter Kylian Mbappé avec des propos racistes et d’écrire que les joueurs paraguayens « auraient dû le gifler ».

Et c’est là que le vrai problème apparaît.

On croit souvent que la violence naît sur un terrain, dans une rue ou dans un stade. En réalité, elle naît bien avant. Elle naît lorsque ceux qui détiennent une autorité (ici politique) donnent eux-mêmes l’exemple de l’insulte, de la haine et de la déshumanisation.

En psychologie, nous savons que les normes sociales ne tombent pas du ciel. Elles sont construites. Lorsqu’une élue banalise la violence et le racisme, elle ne parle pas seulement en son nom : elle déplace la frontière de ce qui devient acceptable. Elle autorise implicitement d’autres à penser et à agir de la même manière.

Les coups viennent après les mots.

Ce mécanisme est universel. En France, des années de discours stigmatisant les musulmans s’accompagnent d’une hausse des actes islamophobes, notamment contre des femmes voilées. En Israël et dans les territoires palestiniens, la déshumanisation nourrit des violences contre les civils. En Belgique aussi, quand certains responsables politiques désignent sans cesse des catégories de population comme des problèmes, ils participent à banaliser des logiques d’exclusion et des discours fascistes.

Aucune société ne devient violente du jour au lendemain.

Elle le devient lorsque ceux qui sont censés fixer les limites morales commencent eux-mêmes à les effacer.

Aux responsables politiques :

Chaque mot que vous prononcez fixe les limites de ce qu’une société considère comme acceptable. Avant de chercher des responsables à la violence, regardez les discours que vous contribuez à normaliser.

Les démocraties ne meurent pas seulement sous les coups. Elles s’érodent aussi sous les insultes, la stigmatisation et la banalisation de la haine.

Choisissez vos mots avec la responsabilité qu’impose votre fonction.

L’illusion de “l’herbe est plus verte ailleurs”…Nous avons une tendance très humaine : idéaliser ce que nous ne connaiss...
06/07/2026

L’illusion de “l’herbe est plus verte ailleurs”…

Nous avons une tendance très humaine : idéaliser ce que nous ne connaissons pas.

Nous imaginons que les autres sont plus heureux, que leur couple est plus épanoui, que leur travail a plus de sens, qu’un autre pays, une autre culture ou un autre mode de vie nous rendraient enfin heureux.

Aujourd’hui, les réseaux sociaux amplifient ce phénomène. Nous comparons notre quotidien, avec ses doutes, ses imperfections et ses contraintes, aux moments soigneusement sélectionnés que les autres choisissent de montrer.

À force de regarder ailleurs, nous finissons parfois par dévaloriser ce qui est déjà là.

Cette idéalisation n’est pas anodine. Elle fragilise notre estime de soi, nourrit l’insatisfaction chronique et peut détériorer nos relations. Pourquoi investir pleinement dans ce que l’on possède lorsque l’on est persuadé qu’il existe forcément mieux ailleurs ?

Pourtant, l’idéal n’existe pas. Derrière chaque vie enviée se cachent des difficultés que nous ne voyons pas. Derrière chaque relation, des compromis. Derrière chaque réussite, des renoncements.

Apprendre à être satisfait ne signifie pas renoncer à évoluer ou à avoir des ambitions. Cela consiste à distinguer ce qui relève d’un désir authentique de ce qui naît d’une comparaison permanente.

Quelques questions peuvent nous aider :
• Est-ce que j’envie une réalité… ou une image ?
• Qu’est-ce que je néglige dans ma propre vie parce que je regarde constamment celle des autres ?
• Si je cessais de me comparer pendant une semaine, que verrais-je différemment ?

Le bonheur ne naît pas toujours d’un ailleurs à conquérir. Il se construit souvent dans notre capacité à regarder autrement ce qui est déjà présent.

Et si, au lieu de chercher une vie parfaite, nous apprenions à reconnaître la valeur de celle que nous sommes en train de construire ?

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