18/09/2026
MON CHIEN EST RÉACTIF… QUE FAIRE ?
C'est probablement la première question qu'on se pose.
Il aboie au moindre bruit, réagit aux chiens, aux personnes, à son environnement… Alors on cherche une méthode, des exercices, quelque chose à mettre en place pour que ça s'arrête.
Mais avant de savoir quoi faire, encore faut-il comprendre pourquoi CE chien réagit.
Parce que « réactif » décrit ce que nous voyons. Cela ne nous dit pas ce qui se passe derrière.
Et deux chiens qui présentent exactement le même comportement peuvent avoir des raisons complètement différentes de réagir.
Mercredi, je suis justement allée faire une séance de kinésiologie à un chien qui aboie énormément et réagit beaucoup à son environnement.
Et pourtant, sa famille — particulièrement attentive à lui et à son bien-être — avait déjà cherché énormément de solutions : comportementalistes, vétérinaire, traitement médicamenteux… sans réelle amélioration du problème.
En kinésiologie, l'approche est différente.
Grâce au test musculaire par transfert, nous allons en quelque sorte poser des questions au corps pour explorer ce qui peut se cacher derrière ce que l'animal nous montre.
Chez lui, le test nous a notamment amenés vers des peurs, un manque de confiance en lui, de l'insécurité et de l'hypervigilance.
Et là, beaucoup de choses prennent sens.
Un bruit ? Il est en alerte.
Quelque chose change ? Il est en alerte.
Une situation qu'il ne maîtrise pas ? Il est en alerte.
Alors oui, il aboie.
Mais chez un autre chien qui aboierait exactement de la même manière, le test pourrait nous emmener complètement ailleurs. Chez un autre, par exemple, la notion de territoire et le besoin de le défendre pourraient être beaucoup plus présents.
Même comportement visible. Pas nécessairement la même cause.
Et chez ce chien, quelque chose était particulièrement frappant.
Au fil de la séance, son comportement, ses peurs, certaines particularités de son caractère, son histoire, mais aussi certains éléments en lien avec des problèmes de santé qu'il a connus — dont un récurrent — semblaient se répondre avec une cohérence impressionnante.
Sa famille faisait elle-même les liens au fur et à mesure.
Sans prétendre évidemment que la kinésiologie permet d'établir la cause médicale d'un problème de santé — ce n'est pas son rôle — on retrouvait finalement le même animal derrière toutes ces différentes facettes.
Et c'est quelque chose que j'observe régulièrement en séance : on ne travaille pas simplement sur « un chien qui aboie ».
On travaille avec l'animal dans son ensemble.
Les corrections indiquées par le test musculaire ont donc été réalisées pendant la séance. Maintenant, on laisse le travail évoluer et j'ai vraiment hâte d'avoir de ses nouvelles.
Cela ne signifie évidemment pas que la kinésiologie doit être utilisée seule.
Parallèlement, selon les besoins du chien, il peut être intéressant de l'accompagner concrètement dans son quotidien avec un professionnel adapté : travailler certaines situations, les rencontres, les distances, l'environnement… Les différentes approches peuvent parfaitement se compléter.
Mais quand je repense à certains conseils qui avaient été donnés pour ce chien — notamment le plaquer au sol pour lui montrer qui commande — alors que le test nous a justement amenés vers un animal en insécurité, en manque de confiance et en hypervigilance…
Cela montre à quel point chercher pourquoi peut complètement changer notre manière d'accompagner un animal.
« Réactif » n'est pas une explication. C'est une description.
Séances de kinésiologie animale sur rdv
Formation en kinésiologie animale
3, 4, 10 et 11 octobre à Montigny-le-Tilleul au Dog Center & Dog Shop
Aucun prérequis nécessaire.
www.kinesioanimale.com