08/03/2026
🟣 Le 8 mars, ce n’est pas la “Journée la femme”. C’est la Journée internationale des droits des femmes. 🟣
Officialisée en 1977 par les Nations Unies, cette journée s’inscrit dans l’histoire des mouvements sociaux du début du XXe siècle en Amérique du Nord et en Europe. Elle est née des luttes pour de meilleures conditions de travail, le droit de vote, l’égalité juridique.
Les inégalités entre les femmes et les hommes restent parmi les plus anciennes et les plus structurelles de nos sociétés. Malgré les avancées, le chemin reste long. Selon l’ONU Femmes France, au rythme actuel, il faudrait encore plus de 300 ans pour atteindre l’égalité mondiale.
Les femmes et les jeunes filles continuent de subir : sexisme, discriminations, violences basées sur le genre, inégalités économiques, charge mentale disproportionnée, sous-représentation dans les sphères de pouvoir
Toutefois, parler des femmes comme un groupe homogène serait réducteur. C’est là qu’intervient le féminisme intersectionnel, introduit par Kimberlé Crenshaw, en 1989. Il rappelle que les discriminations se croisent : genre, origine, classe sociale, orientation sexuelle, handicap, âge… Certaines femmes cumulent plusieurs formes d’oppression.
En cette journée, il me tenait à coeur de vous présenter la “roue des privilèges”. Elle illustre, de manière visuelle, la façon dont nos caractéristiques sociales influencent notre position dans la société. Au centre, on retrouve celles qui confèrent des avantages souvent invisibles à celles et ceux qui en bénéficient. À l’extérieur, figurent les caractéristiques pouvant exposer davantage aux discriminations et aux obstacles.
Cette représentation permet de prendre conscience que nous ne partons pas toutes et tous du même point de départ, et que l’exposition aux discriminations dépend d’un ensemble de facteurs qui se croisent et s’additionnent.
Le 8 mars ne devrait pas être récupéré comme un argument commercial.
C’est un rappel : les droits ne sont jamais acquis.
Ils existent parce que des luttes les ont rendus possibles.