02/08/2026
Un mois de déconnexion, c’est ce dont j’avais besoin. La moitié est passée sur le chemin, l’autre à m’occuper de ma maison en profondeur. Deux manières de m’occuper de moi, aussi, de l’intérieur.
Le chemin de Compostelle fut une expérience intense. Je nourrissais ce rêve depuis longtemps. Je suis partie sans attente particulière, sans rien de spécial à travailler. Juste le plaisir de marcher.
En fait, j’ai compris que le chemin se prépare déjà avant de partir. D’abord en préparant son sac et en n’emportant que l’essentiel. S’assurer surtout de ne pas porter trop lourd, comprendre un peu les dénivelés et estimer les kilomètres réalistes à parcourir, surtout en pleine canicule.
Arriver au Puy-en-Velay, commencer par la messe du matin avec une célébration spéciale pour les pèlerins… Et puis, le grand départ.
Je ne vais pas vous raconter tout le chemin. Déjà parce que c’est très subjectif, et puis parce que je n’ai pas envie de voler quoi que ce soit à celles et ceux qui voudraient le parcourir.
Une chose est certaine : ce qui m’a le plus marquée, c’est l’immersion dans la nature. Le plaisir des yeux, des odeurs, des sons. Marcher des kilomètres sans personne autour, ni pèlerin, ni maison. Potentiellement quelques vaches avec leurs clochettes. Se sentir libre face à cette immensité que les paysages nous offrent.
Il y en a qui font le chemin de manière spirituelle, d’autres de manière sportive. Au départ, c’est un peu comme ça que je l’ai abordé : marcher vite. Et puis j’ai vite compris que c’est lorsque nous ralentissons que tout se passe.
Être à l’écoute de son corps a, une fois de plus, été un immense enseignement. Marcher à son rythme, s’arrêter dès que le corps en a besoin, s’hydrater… Tout cela paraît logique lorsque l’on marche seul. Mais dès lors qu’il y a d’autres personnes avec nous, un autre défi s’installe : trouver sa place, l’assumer et continuer à s’écouter.
Marcher avec un sac à dos pendant plusieurs jours d’affilée, c’est très différent d’une longue randonnée le week-end. Qui plus est chez nous, où tout est relativement plat. J’ai vraiment pris conscience du sens de l’expression « le plat pays » lorsqu’on parle de la Belgique.
Sur la partie du chemin que j’ai parcourue, les portions plates étaient finalement assez rares. Les montées, elles, étaient de vrais challenges. Ça fait travailler le cardio à fond ! J’ai dû apprendre à m’ajuster, en conscience, en accord avec mon souffle, pour ne pas arriver en haut au bout de ma vie.
Et puis il y a les descentes… Comment dire ? Elles mettent les articulations à rude épreuve : genoux, chevilles, hanches… Là aussi, chacun avance à son rythme. C’est d’ailleurs en cela que l’on dit que le chemin est accessible à tous.
J’en reviens avec une énergie, une vitalité que j’avais un peu laissées s’endormir. Une envie d’agir, de construire un environnement qui me ressemble davantage.
Alors, en rentrant, j’ai mis cette énergie au service de ma maison : repeindre, réagencer certaines pièces… Et la prochaine étape sera de la désencombrer de toutes ses accumulations. Trouver plus de légèreté et de liberté chez moi, et y faire entrer un peu de ce que le chemin m’a offert.
Voilà voilà…
Ça y est, c’est la reprise du yoga en ce 3 août ! Selon la météo, les cours auront lieu en salle ou en extérieur.
Si tu n’es pas en vacances, je t’invite à dérouler ton tapis et à venir goûter au plaisir du yoga estival. ☀️
Love & Light 🤍
Andrea