07/08/2026
8 août 1956. 70 ans après, on n'oublie pas. Ce jour-là, 262 mineurs perdent la vie dans l'incendie de la mine du Bois du Cazier. Une majorité sont italiens, mais ce sont pas moins de 10 pays d'origine qui sont représentés.
Cette catastrophe n’a rien d’une fatalité. C’est le résultat d’un système où les vies de travailleurs et travailleuses sont bradées pour la soif de profit des actionnaires. « Ce qui comptait dans la mine, c’était le charbon, pas les hommes », témoignait le mineur Vincenzo Aliboni.
Commémorer la Catastrophe de Marcinelle, c'est aussi soutenir et penser à toutes celles et ceux qui, hier comme aujourd'hui, en Belgique comme ailleurs dans le monde, se battent pour la sécurité des travailleurs et travailleuses.
Au moment où bien des forces essaient de nous diviser, c'est également l'occasion de se souvenir que, comme disaient les mineurs, dans la mine, « siamo tutti neri » (on est tous noirs). La classe travailleuse de notre pays est diverse et c'est dans son unité qu'elle puise sa force.