Robin Bastien - Psy

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❇️ Page dédiée à la psychologie et aux troubles neurodéveloppementaux

❇️ Consultations psychologiques pour enfants, adolescents et adultes (Ladeuze/Tournai/En ligne)

❇️ Thérapie Cognitive et Comportementale

16/06/2026

Nos exigences et nous.

Les exigences que nous nous imposons et que nous imposons aux autres trouvent souvent leur origine dans la colère qui nous habite. Cette émotion en constitue à la fois l’essence et le moteur. Elles naissent de la confrontation inévitable aux imperfections humaines, qu’il s’agisse des nôtres ou de celles d’autrui. En refusant ces imperfections pourtant naturelles, nous nous enfermons dans un cercle vicieux où nous livrons un combat vain contre l’impossible : vouloir transformer les autres pour qu’ils correspondent à un idéal de perfection, tout en cherchant nous-mêmes à devenir irréprochables.

Or, les défauts d’autrui nous apparaissent aujourd’hui avec une acuité particulière. Autrefois, les relations étaient plus proches et plus enracinées dans le quotidien. Nous connaissions les personnes dans leur globalité : l’artisan du quartier, par exemple, n’était pas réduit à une erreur ponctuelle ou à une faiblesse isolée. Nous appréciions son savoir-faire, reconnaissions ses qualités et acceptions volontiers ses limites, car notre regard embrassait l’ensemble de sa personne.

À l’inverse, notre époque est marquée par une dispersion des liens sociaux et par l’omniprésence des réseaux numériques, qui nous donnent l’illusion de connaître les autres alors que nous n’en percevons que des fragments. Ce paradoxe nous conduit à focaliser notre attention sur leurs manquements plutôt que sur leurs qualités. Nous devenons plus vigilants face à leurs failles, mais aussi plus sévères et moins tolérants à leur égard.

Cette évolution s’inscrit dans une logique consumériste où nous attendons des autres qu’ils soient rapides, efficaces et irréprochables, persuadés que nous pourrons toujours trouver mieux ailleurs. Nous oublions d’accorder du temps à l’autre et de reconnaître ses contraintes, ses limites ou simplement son humanité. L’élargissement du monde, facilité par les technologies numériques et les réseaux sociaux, nourrit ainsi des standards irréalistes de performance et de perfection.

Face à cette prise de conscience, il devient essentiel d’identifier l’origine de cette voix intérieure qui nous répète que ce que nous faisons n’est jamais suffisant ou que les autres ne sont jamais à la hauteur. Cette voix critique, qui souligne sans cesse les défauts et minimise les qualités, ne nous appartient peut-être pas entièrement ; elle peut être l’héritage d’une personne, d’une éducation ou d’un environnement qui nous a transmis ces exigences.

Nous pouvons alors apprendre à accueillir la colère que nous ressentons sans la rejeter ni nous en culpabiliser. Nous reconnaissons qu’elle ne définit pas notre identité et qu’elle trouve parfois sa source dans une histoire qui nous dépasse. En cessant de lutter contre elle, nous pouvons nous pardonner de l’éprouver et choisir d’en faire une force constructive.

Cette énergie peut être orientée vers ce qui compte réellement pour nous et transformée en une action cohérente avec nos valeurs plutôt qu’en une quête stérile de perfection. Nous pouvons également nous exposer progressivement aux situations qui, autrefois, suscitaient chez nous de la colère, en observant avec curiosité ce qui se joue intérieurement. Cet exercice nous permet d’identifier les besoins sous-jacents qui reviennent de manière récurrente, notamment notre besoin profond de reconnaissance et de valorisation.

Nous aspirons à être reconnus pour ce que nous sommes, avec nos qualités mais aussi avec nos fragilités, car celles-ci font pleinement partie de notre humanité. Toutefois, nous pouvons aussi accepter que les autres n’aient ni l’obligation ni parfois même la capacité de répondre à ce besoin. Reconnaître cette réalité ouvre la voie à une forme de pardon, envers eux comme envers nous-mêmes, et nous permet de remplacer l’exigence de perfection par une acceptation plus sereine et plus compatissante de l’imperfection humaine. C’est un travail difficile, qui prend du temps, mais c’est un investissement à long terme pour notre santé mentale, physique et sociale.

Cela vous parle ? 🗣

16/06/2026

Les personnes intéressées qui ont complété le formulaire recevront un e-mail demain. :) Merci à elles déjà pour leur confiance.

Pour les autres, il est toujours possible de s'inscrire, voire de faire partie d'une liste d'attente qui sera débloquée dès qu'un groupe de quatre personnes sera complet !
👇
À bientôt !

15/06/2026

« L’école, cela ne sert à rien, je n’en vois pas l’intérêt. » Cette affirmation, fréquemment entendue chez certains élèves, met en lumière une interrogation fondamentale sur le sens de la scolarité. Elle constitue aujourd’hui un véritable défi pour les parents, les enseignants et les professionnels comme les psy.

Les modèles éducatifs hérités des générations précédentes semblent parfois en décalage avec les réalités contemporaines et les compétences désormais requises en dehors des murs de l’école. Selon moi, parmi les nombreux facteurs susceptibles d’expliquer le mal-être scolaire de certains élèves figure notamment la prédominance d’un mode de pensée spécifique au détriment d’autres formes de raisonnement.

Deux grands modes de pensée sont généralement distingués : la pensée convergente et la pensée divergente. La pensée convergente consiste à rechercher une réponse unique et correcte à un problème donné, en s’appuyant sur une démarche logique, structurée et linéaire. Elle vise à identifier la solution la plus adéquate parmi un nombre limité de possibilités.

À l’inverse, la pensée divergente repose sur l’idée qu’un même problème peut admettre plusieurs réponses pertinentes. Elle encourage l’exploration de pistes variées, parfois originales ou inattendues, et favorise ainsi l’innovation, l’imagination ainsi que la capacité à envisager des perspectives nouvelles.

Or, dans le système scolaire, la pensée convergente demeure largement privilégiée, voire valorisée. Très tôt, les élèves comprennent que l’institution valorise principalement la conformité aux attentes et la recherche de la « bonne réponse ». Si cette approche présente des avantages dans certains apprentissages, elle peut également limiter le développement de compétences essentielles. Progressivement, certains enfants expriment moins librement leurs émotions, font preuve de moins de spontanéité et d’expressivité, et osent moins proposer des idées singulières. Leur imagination, leur esprit critique ou encore leur capacité à remettre en question les conventions peuvent s’en trouver atténués.

Pourtant, les recherches mettent en évidence les nombreux bénéfices de la pensée divergente et des activités créatives. Ces dernières favorisent des émotions positives telles que la joie, la fierté et le sentiment d’accomplissement personnel. Elles renforcent également le sentiment d’autonomie et contribuent à un meilleur bien-être psychologique. De plus, s’engager dans des activités créatives au cours d’une journée est associé à une augmentation des émotions positives et du sentiment d’épanouissement le lendemain. Il s’installe ainsi un cercle vertueux dans lequel le bien-être nourrit la créativité, tandis que la créativité renforce à son tour le bien-être.

Dans un monde caractérisé par la complexité croissante des enjeux et la nécessité de s’adapter à des situations inédites, la créativité apparaît comme une compétence fondamentale. Préparer les enfants aux défis de demain implique donc de leur offrir de multiples occasions d’exercer leur pensée créative, de valoriser les raisonnements originaux et d’encourager les approches non conventionnelles. Cela suppose également de promouvoir, dans l’ensemble des disciplines, des stratégies de résolution de problèmes diversifiées qui dépassent la simple recherche d’une réponse unique.

10/06/2026

GROUPE DE PAROLE – FEMMES ADULTES ET TSA – TOURNAI

À partir de septembre 2026, je proposerai des groupes de parole destinés aux femmes présentant un trouble du spectre de l’autisme.

Cette initiative répond à une demande récurrente exprimée par plusieurs de mes patientes. Nombre d’entre elles ressentent le besoin de rencontrer d’autres femmes partageant des expériences de vie similaires, mais également de rompre un sentiment d’isolement souvent présent dans leur parcours.
Ces groupes constitueront un espace d’échange, de soutien et de réflexion autour de thématiques choisies par les participantes elles-mêmes. J’en assurerai l’animation afin de favoriser des discussions bienveillantes, respectueuses et enrichissantes pour chacune.

Chaque groupe sera composé de quatre participantes. Ce nombre restreint permettra de garantir un cadre sécurisant et propice à la prise de parole. Dans un premier temps, un cycle de quatre séances sera proposé. À l’issue de celui-ci, les participantes pourront décider collectivement de poursuivre ou non l’aventure sous cette forme.

Si vous êtes intéressée, je vous invite à compléter le formulaire de préinscription dont le lien figure dans les commentaires 👇. Je prendrai ensuite contact avec les personnes inscrites afin d’échanger davantage sur le projet et les modalités. Si vous connaissez une personne susceptible d’être intéressée, partagez !

J’espère sincèrement que cette initiative rencontrera des femmes qui ressentent l’envie, ou le besoin, de participer à un espace de partage pensé pour elles.
À bientôt peut-être,
Robin

Pour certaines personnes présentant un trouble du spectre de l’autisme, la nuit représente bien plus qu’un simple moment...
09/06/2026

Pour certaines personnes présentant un trouble du spectre de l’autisme, la nuit représente bien plus qu’un simple moment de repos. Elle constitue un espace privilégié de calme, de silence et d’absence de sollicitations extérieures. Lorsque le monde s’endort, les bruits, les interactions sociales, les stimulations tactiles, visuelles et olfactives s’estompent enfin. Dès lors, même après une journée éreintante, pourquoi dormir maintenant, alors que demain apportera inévitablement son lot de sollicitations et d’efforts d’adaptation, au prix d’une grande partie de mes ressources ?

La nuit offre la possibilité d’être pleinement soi-même. Elle permet de déposer le masque souvent porté au cours de la journée pour répondre aux attentes sociales. C’est un moment où il devient possible de se consacrer librement à ses centres d’intérêt, à son propre rythme, sans crainte du regard ou du jugement d’autrui. Dans cet espace de liberté et d’authenticité, un profond sentiment de bien-être émerge enfin.

Pourtant, l’entourage (parents/conjoint(e)) rappelle l’importance du sommeil et des horaires à respecter. Mais cette injonction entre en conflit avec ce que représente la nuit pour la personne autiste. Les obligations du lendemain imposent des heures de coucher et de lever qui semblent incompatibles avec ce besoin de profiter de ces rares instants de tranquillité. Rien que l’idée d’affronter la journée à venir peut déjà être source de fatigue et de stress.

Cela doit nous amener à comprendre que, pour certaines personnes, la nuit n’est pas seulement un temps de repos mais aussi un moment de répit, de sécurité et de vie authentique. Là où beaucoup voient simplement un manque ou une absence de besoin de sommeil, il existe parfois une tentative de préserver quelques heures durant lesquelles il est enfin possible d’exister sans surcharge, sans adaptation constante et sans épuisement. Pour certains, la nuit est le moment où le calme remplace enfin le tumulte du monde et où la vie semble, paradoxalement, la plus réelle.

Partagez votre vécu si vous êtes dans le cas 💬 ⬇️

08/06/2026

Je viens d’entendre, au journal télévisé, l’avocat du chauffard responsable de la mort des Gilles de Strépy-Bracquegnies évoquer son client (dont je tairai le nom, car je n'en veux pas sur ma page) en affirmant que celui-ci présenterait un quotient intellectuel de 72 et serait, je cite, « proche de la débilité ». Ce terme, employé par un avocat dont on pourrait attendre une certaine rigueur intellectuelle et une connaissance actualisée des concepts relatifs au handicap, apparaît aujourd’hui particulièrement inapproprié.

Il est en effet regrettable de constater que certaines personnes occupant des fonctions de responsabilité et susceptibles d’accompagner ou de représenter des personnes concernées par un trouble du développement intellectuel continuent à utiliser une terminologie obsolète héritée des classifications des années 1970. Le terme « débilité » n’a vraiment plus sa place dans le vocabulaire scientifique, clinique ou social contemporain.

Je rappelle que la terminologie actuellement reconnue est celle de trouble du développement intellectuel. Les connaissances scientifiques ont évolué, tout comme – normalement – les mentalités et les pratiques professionnelles. Il est essentiel que le langage employé reflète ces avancées, par respect pour les personnes concernées et afin de lutter contre les stigmatisations qui persistent encore aujourd’hui…

L’enfance est le royaume d’une justice absolue et d’un amour sans hiérarchie. Aux yeux de l’enfant, aucune chose n’a plu...
05/06/2026

L’enfance est le royaume d’une justice absolue et d’un amour sans hiérarchie. Aux yeux de l’enfant, aucune chose n’a plus d’importance qu’une autre. Une montre en or et une simple fleur blanche des prés reçoivent la même attention émerveillée. Lorsqu’il s’en lasse, il les abandonne toutes deux avec une égale indifférence, sans se souvenir que sa joie les avait illuminées du même éclat.

Pour lui, le monde demeure une vaste coupe où rien ne disparaît véritablement. Tout ce qu’il a vu, ressenti, entendu ou rencontré lui appartient d’une certaine manière. Il ne cherche pas à retenir les choses ni à les fixer. Elles sont semblables à des voyageurs de passage silencieux traversant son existence, passant entre ses mains comme sous un arc de triomphe. Chacune d’elles s’embrase un instant dans la lumière de son amour avant de retourner à l’ombre. Mais toutes doivent traverser cette lumière, et ce que l’amour a une fois éclairé demeure à jamais sous forme d’image intérieure.

Ces images constituent un trésor dont l’enfant est le dépositaire. C’est pourquoi les enfants sont si riches. Leur fortune n’est pas faite de biens matériels ni de monnaie : elle est composée d’impressions, de sensations et de souvenirs vivants. Peu à peu, cette richesse semble perdre de sa valeur à mesure que l’éducation s’impose. Aux premières impressions spontanées, uniques et personnelles se substituent alors des notions héritées, façonnées par l’histoire et la culture. Les choses se voient attribuer, par traditions et selon les conventions, une étiquette de valeur ou d’insignifiance, de désirabilité ou d’indifférence. C’est à cet instant que tout se joue : le regard libre et égalitaire de l’enfance commence à céder la place au monde des jugements et des classements.

04/06/2026

Je vais vous exposer une raison essentielle de renoncer aux écrans avant le coucher, et plus particulièrement à l’habitude de consulter son téléphone au lit en faisant défiler sans fin les contenus.

À mesure que le soir s’installe et que la luminosité diminue, notre cerveau adapte son fonctionnement à ce changement environnemental. En effet, il est régi par un rythme circadien, c’est-à-dire une horloge biologique interne qui se synchronise principalement sur l’alternance entre la lumière du jour et l’obscurité. Lorsque le soleil se couche, l’organisme augmente progressivement la production de mélatonine, souvent appelée « hormone du sommeil », tandis que le taux de cortisol, fréquemment qualifié d’« hormone du stress », diminue. Cette combinaison biologique favorise naturellement la détente et prépare le corps à l’endormissement.

Cependant, l’exposition aux écrans en soirée vient perturber ce mécanisme. Les téléphones, tablettes et ordinateurs émettent notamment de la lumière bleue, dont certaines longueurs d’onde stimulent les systèmes cérébraux impliqués dans l’éveil. Cette stimulation tend à retarder la sécrétion de mélatonine et maintient le cerveau dans un état de vigilance accru. Le résultat est souvent un allongement du temps nécessaire pour s’endormir et, parfois, une diminution de la qualité du sommeil.

Si vous ne rencontrez aucune difficulté à dormir, cette habitude ne représente peut-être pas un problème majeur pour vous. En revanche, si vous souffrez d’insomnies ou de troubles du sommeil, il devient nécessaire de s’interroger sur ses priorités. Continuer à utiliser son téléphone au lit risque d’entretenir les difficultés d’endormissement, avec des répercussions possibles sur le niveau de stress, d’anxiété et de fatigue ressentis durant la journée.

À l’inverse, remplacer le temps passé sur les écrans par une routine apaisante peut considérablement faciliter l’endormissement. Une succession d’activités répétées chaque soir — lecture, exercices de relaxation, écoute de musique calme ou préparation du lendemain — constitue autant de signaux indiquant au cerveau qu’il est temps de se mettre au repos.

Il est également intéressant de rappeler que les précurseurs biologiques de la mélatonine sont étroitement liés à ceux de la sérotonine, un neurotransmetteur impliqué dans la régulation de l’humeur et du bien-être. En vous exposant à la lumière bleue de votre écran le soir, vous envoyez à votre cerveau un message contradictoire : malgré l’obscurité extérieure, celui-ci interprète la situation comme s’il faisait encore jour. Dès lors, il retarde les processus biologiques qui favorisent le sommeil, ce qui explique en grande partie les difficultés d’endormissement observées chez de nombreuses personnes qui utilisent leur téléphone avant de dormir.

03/06/2026

Petit sondage "question de société"

Globalement et selon vous, au cours des 15 dernières années, l'intérêt et la motivation que les élèves adolescents ont vis-à-vis de l'école :

😢 ont diminué
❤️ ont augmenté
👍🏻 perdurent, n'ont pas changé au fil du temps

Si vous avez répondu 😢, qu'est-ce qui explique selon vous ce phénomène ?
Je serais curieux de connaître votre point de vue👇

02/06/2026

Trois principes fondamentaux pour réussir ses examens

En cette période d’examens, j’aimerais partager trois principes fondamentaux de l’apprentissage à destination des étudiants du supérieur, mais également de tous les élèves et de leurs parents.

1. Comprendre avant de mémoriser

Le premier principe repose sur ce que les chercheurs appellent la profondeur du traitement.

Dans une étude classique menée par les psychologues Craik et Tulving en 1975 (!), des participants devaient traiter une série de mots de différentes manières : en observant simplement leur apparence (majuscules ou minuscules), en analysant leur sonorité (par exemple s’ils rimaient avec d’autres mots) ou en réfléchissant à leur signification.

Les résultats ont montré que les mots associés à une réflexion sur leur sens étaient beaucoup mieux retenus que ceux traités de manière superficielle.

L'idée essentielle est simple : la compréhension précède la mémorisation.

Il est très difficile de mémoriser efficacement ce que l’on ne comprend pas. Plus un étudiant cherche à comprendre ce qu’il apprend, plus il établit des liens entre les informations, leur donne du sens et les intègre dans ses connaissances existantes. Ces informations seront alors beaucoup plus faciles à récupérer en mémoire par la suite.

2. Se rappeler est plus efficace que relire

Relire plusieurs fois son cours n’est pas la stratégie d’étude la plus efficace.

Les recherches montrent que le simple fait de tenter de retrouver une information en mémoire renforce davantage l’apprentissage que l’exposition répétée au contenu. Lorsqu’un étudiant essaie de retrouver une définition, une formule ou la traduction d’un mot sans regarder la réponse, il exerce activement sa mémoire.

Cet effort de récupération consolide les traces mnésiques et améliore la rétention à long terme.

À l’inverse, la relecture répétée procure souvent une impression trompeuse de maîtrise sans garantir un apprentissage durable.

Dans le même ordre d’idées, il est particulièrement utile de se tester après avoir étudié. Le cerveau apprend beaucoup lorsqu’il commet des erreurs. Lorsqu’une erreur est détectée, il tente de comprendre ce qui n’a pas fonctionné et ajuste ses connaissances. C’est ce que les chercheurs appellent le Testing Effect.

Chaque fois qu’une personne tente de répondre à une question, même lorsqu’elle se trompe, elle renforce les mécanismes impliqués dans la récupération de l’information.

Concrètement, lorsqu’un étudiant prépare un examen, il est très utile d’anticiper les questions que pourrait poser l’enseignant. Après avoir étudié, il peut vérifier ses connaissances à l’aide de ces questions, réaliser des quiz, utiliser des cartes mémoire ou encore expliquer la matière à quelqu’un d’autre.

3. Répartir les révisions dans le temps

Le troisième principe concerne l’organisation des révisions.

Il est généralement plus efficace d’étudier par petits blocs de travail répartis dans le temps que de concentrer toutes ses révisions en une seule longue séance.

L’espacement optimal dépend toutefois de l’échéance. Si l’examen a lieu demain, quelques révisions espacées de quelques heures peuvent suffire. Si l’examen a lieu dans plusieurs semaines ou plusieurs mois, il est préférable d’augmenter progressivement l’intervalle entre les révisions.

Ainsi, relire dix fois le même chapitre dans une seule journée est généralement moins efficace que revenir régulièrement sur cette matière à différents moments.

Cet apprentissage distribué permet au cerveau de consolider les connaissances de manière plus durable et plus robuste.

En résumé

Pour étudier efficacement :

Comprenez avant de mémoriser.
Testez-vous plutôt que de relire passivement.
Répartissez vos révisions dans le temps.

Ces trois principes sont parmi les plus solides et les mieux documentés par la recherche en psychologie cognitive.

Bonne session à tous !

Adres

1bis, Rue Basse Couture
Tournai
7500

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Dinsdag 09:00 - 20:00
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