10/06/2026
"Tu es trop sensible."
Combien de fois tu l'as entendu ?
Ce n'est pas une observation. C'est une injonction déguisée. Elle dit : réduis-toi. Adapte-toi. Deviens moins.
Et quelque chose, dans ton corps, a obéi.
→ Tu as appris à serrer la mâchoire plutôt que de pleurer.
→ Tu as appris à sourire plutôt qu'à dire non.
→ Tu as appris à fonctionner plutôt qu'à ressentir.
Ce n'est pas de la force. C'est du masquage.
Et le masquage a un coût neurologique.
Quand tu réprimes une réponse émotionnelle ou sensorielle, ton système nerveux ne disparaît pas avec elle. Il stocke. Il comprime. Il encode dans les tissus ce qui n'a pas pu s'exprimer.
Les épaules qui remontent seules.
La gorge qui se serre en réunion sans raison apparente.
La fatigue inexpliquée à 15h.
Ça, c'est le prix de "ne pas être trop sensible".
Ce que je vois dans mon cabinet, c'est l'inverse du problème qu'on t'a décrit.
▫ Ce n'est pas ta sensibilité qui est le problème.
▫ C'est qu'on t'a appris à la considérer comme un problème.
▫ Et ton corps a porté cette croyance pendant des années. Dans ses muscles, dans sa mâchoire, dans ses insomnies.
"Trop sensible" ne veut pas dire dysfonctionnelle.
Ça veut dire : ton système nerveux capte plus, traite plus, ressent plus.
Ce n'est pas une faiblesse. C'est un câblage.
Et le câblage peut apprendre à se réguler. Pas à disparaître.
Ça te parle ? Dis-moi ce qu'on t'a dit que tu étais "trop".
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Si les to-do lists marchaient,
tu ne serais pas encore bloquée.
+400 femmes accompagnées en 15 ans.
La procrastination = un corps saturé, pas un défaut.
Je t'apprends à agir sans violence.