30/08/2026
Comme vous, j'ai détesté mon arbre. Tous les boulets, les traumas, les mal-êtres, les croyances, les expériences pourries. J'ai voulu me libérer, me détacher. Couper, déposer. Cramer. Karchériser.
Et puis un jour, sans que je m'y attende, la douceur est revenue.
J'ai rêvé de ma mère.
Plus exactement, du grain de sa peau.
Et j'ai pleuré.
Comme je ne l'avais plus fait depuis des années.
Une réalité s'est ouverte: elle me manquait.
Parce que oui, ma mère, c'était la f***e qui partait pieds nus les matins de Noël.
Mais c'était aussi les meilleurs câlins que j'ai reçus dans ma vie.
La capacité à ouvrir les bras et à en faire un écrin.
Un rire cristallin, incroyable, jaillissant du profond de l'intact, et je me souviens de ces Noëls joyeux.
Des heures passées à apprendre à lire et écrire.
A discuter d'Egypte, de généalogie.
A tenter de faire aimer le jardinage, le tricot, le crochet.
Des heures à aimer mes nièces, mes enfants, à nous montrer que dans un autre espace temps, elle aurait été une autre mère. Jusqu'à nous donner envie de laisser tomber toutes les barrières pour aller à la rencontre de cette femme.
Je pourrais raconter la même histoire avec mon père, le jour où j'ai compris qu'il était un enfant de 7 ans quand la guerre s'est terminée. Comment peut-on à la fois avoir joué aux billes et écouter les bombes tomber du ciel? Comment peut-on avoir trouvé le secret pour marcher sur ces deux "mamelles" de la vie, malgré tout, pour un temps en tous cas?
Je pourrais raconter cela pour chacun des Ancêtres qui vient me parler. Cette arrière grand-mère, belle et libre, cette grand-mère rebelle et trop belle, qui me parlent de vie, de liberté, de couper ses cheveux, d'aimer qui on veut, aimer à s'en brûler, et alors, on se brûle de toute façon, de trouver comment respirer, malgré les corsets, de choisir, jusqu'au bout, sans jamais lâcher prise, pas un centimètre.
Des autres, qui ont simplement ouvert leur maison, ou leur casserole, qui ont partagé, qui ont raconté, qui ont levé les secrets. Qui ont transmis, quelque chose de beau.
Nos arbres sont plein de trésors, on l'oublie trop souvent, et aujourd'hui, cela me rend triste. Comme si à force de vouloir guérir, on se déliait de ce qui pourrait le faire. Je ne sais pas comment expliquer, c'est comme un paradoxe. Tu lâches, mais tellement que le bébé part avec l'eau du bain...
Aujourd'hui, j'ai envie de vous demander si vous connaissez les cadeaux de vos arbres. Si vous constelliez, non pas le couteau entre les dents, mais l'esprit ouvert comme un matin d'anniversaire, en vous demandant: "mais où sont donc les cadeaux?", que trouveriez-vous?
C'est dans cette ouverture que je vous réserve la possibilité de consteller soit en groupe, lors de la journée du 4 octobre, donc avec des représentants qui pourront "incarner" les personnes chez qui vous voulez aller explorer l'existence de cadeaux précieux. Soit de manière individuelle, lors d'une séance de constellation "introspection" - les cadeaux seront à aller collecter dans des "zones" représentants vos aïeux.
Envie d'en savoir plus? Rendez-vous en MP ou plus facilement encore via WhatsApp.
Les places sont limitées pour le 4/10 (il en reste 2), pour les séances individuelles, c'est plus facile (à ta convenance - compte 2h).