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Traumas simples & complexes • Régulation du système nerveux

Quand le passé s’invite dans le présent : chocs, violences, abus sexuels…

Je vous accompagne pour que ce que vous avez vécu ne continue pas à diriger votre vie.

Il y a quelque chose qui me frappe souvent dans mon cabinet.Les personnes que j'accompagne savent généralement très bien...
21/10/2026

Il y a quelque chose qui me frappe souvent dans mon cabinet.

Les personnes que j'accompagne savent généralement très bien ce qui leur ferait du bien.

Elles savent qu'elles devraient poser davantage de limites, arrêter de tout prendre sur elles, demander de l'aide de temps en temps.

Certaines ont lu des dizaines de livres sur le développement personnel. Elles ont compris leurs mécanismes, fait des liens avec leur enfance, identifié ce qui se rejoue dans leurs relations.

Et malgré tout, elles continuent à dire oui alors qu'elles pensent non.

Elles se retrouvent encore à gérer les problèmes de tout le monde, à anticiper les réactions de leur entourage ou à culpabiliser dès qu'elles prennent un peu de temps pour elles.

Elles aimeraient tellement que ce soit plus simple.

Mais quand on a passé une partie de son enfance à surveiller l'humeur d'un parent, à éviter les conflits ou à se débrouiller seul, ces façons de réagir ne disparaissent pas parce qu'on a compris d'où elles viennent.

Elles ont parfois été indispensables.

Et je trouve qu'on oublie souvent cette dimension quand on conseille à quelqu'un de simplement apprendre à dire non ou de lâcher prise.

D'ailleurs, je ne cherche pas à faire de mes patients des personnes qui posent des limites partout, qui expriment systématiquement leurs besoins ou qui ne cherchent plus jamais à contrôler quoi que ce soit.

Ce serait juste une nouvelle liste de choses à réussir.

Ce qui m'intéresse, c'est qu'ils puissent commencer à faire autrement, quand ils en ont envie et quand les circonstances le permettent.

Qu'un désaccord ne provoque plus automatiquement cette boule au ventre. Qu'ils puissent demander un service sans avoir l'impression de déranger. Ou simplement passer une soirée sans se sentir responsables de tout.

Ce sont parfois de petits changements, presque invisibles de l'extérieur.

Mais pour quelqu'un qui a passé des années à fonctionner autrement, ils peuvent représenter beaucoup.

J'ai demandé à ChatGPT de me faire un roast.Pour ceux qui ne connaissent pas, un roast, c'est l'art de se faire gentimen...
20/10/2026

J'ai demandé à ChatGPT de me faire un roast.

Pour ceux qui ne connaissent pas, un roast, c'est l'art de se faire gentiment (ou pas) démolir avec humour.

Je pensais passer un bon moment.

Je n'ai pas été déçue. 😂

Apparemment, je suis capable de plaider devant un tribunal, d'accompagner des personnes en thérapie, de suivre plusieurs formations… mais pas de retrouver mes clés avant de quitter la maison.

Je prône le ralentissement, mais mon cerveau considère qu'une journée avec seulement trois choses à faire est une excellente occasion de démarrer un nouveau projet.

Je rêve de simplicité, mais je peux passer vingt minutes à choisir une police de caractères.

Je parle régulièrement de l'importance de respecter ses limites, tout en devant parfois me rappeler que ce conseil s'applique aussi à moi.

Et ma préférée :

« Avant, tu voulais tout faire parfaitement. Maintenant, tu veux parfaitement apprendre à ne plus vouloir tout faire parfaitement. »

Aïe. Celle-là était un peu trop juste. 😂

Heureusement, il y a la mer.

Quand je tiens la barre d'un voilier, mon cerveau se tait enfin.

Enfin… presque.

Comme quoi, on peut connaître beaucoup de choses sur le fonctionnement humain et rester délicieusement imparfait soi-même.

Et heureusement !

Peut-on travailler sur un traumatisme sans devoir tout raconter ?Oui. Et pour certaines personnes, c'est un véritable so...
19/10/2026

Peut-on travailler sur un traumatisme sans devoir tout raconter ?

Oui. Et pour certaines personnes, c'est un véritable soulagement.

C'est notamment ce que permet la thérapie MOSAIC.

Vous connaissez peut-être l'EMDR. MOSAIC utilise également des stimulations bilatérales alternées, mais avec une approche différente : plutôt que de se concentrer d'emblée sur ce qui fait souffrir, on s'intéresse à ce que la personne aimerait pouvoir ressentir.

Prenons un exemple.

Vous avez du mal à dire non.

Vous savez pourtant que vous avez le droit de poser des limites. Vous avez même probablement beaucoup réfléchi à la question.

Mais au moment de refuser, votre ventre se noue. Vous culpabilisez. Vous imaginez que l'autre va être déçu, se fâcher ou vous rejeter.

Alors, une fois de plus, vous dites oui.

En séance, je pourrais vous demander :

« Et si vous pouviez dire non sans ressentir toute cette peur, comment aimeriez-vous vous sentir ? »

Peut-être répondriez-vous : « J'aimerais me sentir tranquille, sûre de moi, libre de choisir. »

Nous allons alors explorer ensemble cette sensation et voir comment vous pouvez la ressentir, même très légèrement.

En MOSAIC, on appelle cela la sensation interne désirée (SID).

Les stimulations bilatérales alternées sont ensuite utilisées pour soutenir cette expérience, avant de la mettre progressivement en lien avec la difficulté rencontrée.

Ce n'est pas de la pensée positive.

On ne cherche pas à vous convaincre que tout va bien, ni à effacer vos émotions.

Parfois, le travail consiste justement à retrouver la possibilité de ressentir une colère ou une tristesse que vous avez appris à retenir.

Et surtout, il n'est pas nécessaire de raconter votre histoire dans ses moindres détails pour commencer à travailler sur ce qui vous fait souffrir aujourd'hui.

MOSAIC est l'une des approches que j'utilise dans mes accompagnements. Le choix des outils dépend toujours de la personne que je reçois, de ses besoins et de ce que nous travaillons ensemble.

Parce qu'on peut très bien comprendre pourquoi on réagit d'une certaine manière, savoir d'où cela vient, et continuer malgré tout à ressentir la même peur ou la même culpabilité.

Comprendre son histoire est une chose. Pouvoir vivre certaines situations autrement en est une autre.

« Est-ce que je dois porter plainte ? »C'est une question qui revient régulièrement lorsque j'accompagne des personnes v...
15/10/2026

« Est-ce que je dois porter plainte ? »

C'est une question qui revient régulièrement lorsque j'accompagne des personnes victimes de violences se*****es.

Je suis avocate et thérapeute. Deux métiers que j'ai choisi de garder distincts, pour des raisons éthiques et déontologiques.

Lorsqu'une personne envisage une démarche judiciaire, je l'oriente vers un confrère ou une consœur. Mais nous pouvons bien sûr en parler.

Derrière cette question, il y a souvent le besoin d'être crue, de voir les faits reconnus, que l'auteur réponde de ses actes. Parfois aussi, l'espoir d'éviter que cela se reproduise.

Et parfois, cette conviction qu'il faudrait absolument porter plainte pour pouvoir avancer.

Pour certaines personnes, la reconnaissance judiciaire joue un rôle important dans leur reconstruction.

Mais une procédure peut aussi être longue et éprouvante. Raconter les faits, répondre à des questions intimes, attendre parfois des années, sans garantie de condamnation.

La justice et la thérapie n'ont pas le même rôle.

La justice cherche à établir les faits et les responsabilités. En thérapie, nous travaillons sur les conséquences du traumatisme.

Une décision de justice peut apporter une reconnaissance précieuse. Mais elle ne suffit pas toujours à apaiser ce qui a été vécu.

Porter plainte est un droit. Pas une condition pour aller mieux.

Certaines personnes savent très vite ce qu'elles souhaitent faire. D'autres ont besoin de temps. Et ce choix peut évoluer.

Mon rôle est de leur permettre d'explorer cette question, sans pression, en respectant leur rythme et leur décision.

Quand on a vécu des violences qui ont porté atteinte à son consentement, il me semble essentiel de ne pas ajouter une injonction supplémentaire.

Prendre conseil auprès d'un avocat permet aussi de connaître ses droits, les délais éventuels et les possibilités de conserver des preuves, sans nécessairement s'engager à déposer plainte.

À Bruxelles, Lawyers Victims Assistance (LVA), la section d'aide aux victimes du Barreau de Bruxelles, propose une première consultation juridique gratuite aux victimes de violences se*****es et intrafamiliales.
📞 0478 11 54 88
✉️[email protected]

Être thérapeute ne fait pas de moi une personne parfaite. Ni un robot.J'ai mes qualités, mes défauts, mon histoire. Et m...
13/10/2026

Être thérapeute ne fait pas de moi une personne parfaite. Ni un robot.

J'ai mes qualités, mes défauts, mon histoire. Et mes propres difficultés aussi.

Je connais bien les mécanismes du trauma et du système nerveux. Pourtant, il m'arrive encore de retomber dans mes vieux réflexes.

Parfois, je sais très bien ce qui se joue en moi. Ça ne veut pas dire que j'arrive toujours à réagir autrement.

J'accompagne les autres dans leur cheminement. Et je continue le mien.

Certains enfants apprennent très tôt à surveiller l'humeur des autres.Un enfant entend son père rentrer à la maison.À la...
08/10/2026

Certains enfants apprennent très tôt à surveiller l'humeur des autres.

Un enfant entend son père rentrer à la maison.

À la façon dont il ferme la porte, il comprend que ce n'est pas un bon jour.

Il arrête de jouer, baisse le son de la télévision et évite de poser des questions.

Il sait qu'un jouet qui traîne ou une mauvaise réponse peut suffire à déclencher une colère.

Alors il fait attention à tout.

Des années plus t**d, il lui arrive encore de surveiller le visage de son conjoint pour savoir s'il est contrarié. De s'excuser sans savoir ce qu'il a fait de mal. Ou de se taire pour éviter une dispute.

Mais lorsque son père se mettait en colère, qui protégeait cet enfant ?

Qui intervenait ? Qui lui disait qu'il n'avait rien fait de mal ?

Parfois, personne.

C'est une dimension de la Méthode 4F® développé par Ayla Misirli qui m'intéresse particulièrement.

Dans cette approche, nous pouvons notamment retravailler en visualisation certaines situations de l'enfance, en introduisant une protection qui a manqué à l'époque.

Il ne s'agit pas de changer le passé, mais d'explorer une autre issue à ce que l'enfant a vécu.

Cet enfant avait appris à éviter la colère. Il aurait aussi eu besoin que quelqu'un le protège.

Inspiré d'une hypothèse clinique développée par Ayla Misirli dans « La sécurité comme conséquence » (2026), qui reste à évaluer scientifiquement.
https://doi.org/10.5281/zenodo.23221245

AyLa Misirli

Un exercice que je propose souvent en séance : regarder autour de soi.Ça paraît presque trop simple.Pourtant, quand on e...
07/10/2026

Un exercice que je propose souvent en séance : regarder autour de soi.

Ça paraît presque trop simple.

Pourtant, quand on est en hypervigilance, le regard peut rester en alerte : surveiller une porte, repérer les mouvements, observer les personnes autour de soi, vérifier ce qui se passe derrière…

Alors parfois, je propose simplement de prendre le temps de regarder la pièce.

Pas besoin de fermer les yeux.

Regardez devant vous, puis sur les côtés. Vous pouvez tourner doucement la tête, regarder derrière vous, vers la porte, la fenêtre, les objets autour de vous.

Sans chercher quoi que ce soit.

Puis laissez votre regard se poser sur quelque chose qui vous plaît. Ou simplement sur quelque chose de neutre.

Une couleur. Une plante. Un objet. La lumière sur un mur.

Restez là quelques instants et voyez simplement si quelque chose change.

Ou pas.

Le but n’est pas de réussir à vous calmer.

Il s’agit simplement de permettre à votre regard de découvrir ce qui est là, ici et maintenant, plutôt que de rester uniquement occupé à surveiller ce qui pourrait arriver.

Et si quelque chose devient inconfortable, vous pouvez arrêter, bouger ou regarder ailleurs.

C’est vous qui décidez.

Vous pouvez essayer maintenant.

Regardez tranquillement autour de vous et voyez où vos yeux ont envie de se poser.

Rien à réussir.

Juste regarder.

05/10/2026

Profiter des derniers rayons du soleil ☀️

Décharger n’est pas forcément réguler.On peut sortir d’une séance après avoir beaucoup pleuré, tremblé ou exprimé une én...
05/10/2026

Décharger n’est pas forcément réguler.

On peut sortir d’une séance après avoir beaucoup pleuré, tremblé ou exprimé une énorme colère et se dire :

« Ça m’a fait un bien fou. J’avais besoin que ça sorte. »

Et oui, ça peut faire du bien.

Mais le soulagement ressenti juste après ne nous dit pas forcément ce qui a changé.

Si, quelques jours plus t**d, la même remarque provoque la même panique, la même colère ou la même envie de fuir, la réaction est toujours là.

C’est pour cela que je suis prudente avec les pratiques qui recherchent avant tout la catharsis : faire crier, pousser à pleurer, provoquer une forte décharge ou chercher l’émotion la plus intense possible.

L’intensité d’une séance ne dit pas grand-chose de ce qui est réellement en train de s’intégrer.

Mais l’inverse est vrai aussi.

On peut avoir très bien compris pourquoi on réagit comme ça. Connaître son histoire. Repérer ses schémas. Faire tous les liens.

Et pourtant, au moment où ça arrive, le cœur s’emballe, le corps se tend, on se fige ou on a envie de partir.

C’est là que les deux m’intéressent :

ce que la personne ressent et ce qu’elle peut en comprendre.

Sentir la tension monter sans être complètement débordé. Remarquer ce qui se passe. Pouvoir rester là. Puis, si c’est possible, mettre des mots sur ce qui vient de se vivre et faire le lien avec son histoire.

Je ne cherche donc ni à faire sortir le plus d’émotions possible, ni à tout expliquer.

Je cherche à ce que ressentir et comprendre puissent peu à peu se rencontrer.

Et c’est souvent dans la vie quotidienne qu’on voit la différence.

La même situation se présente. La colère monte, ou la peur est là. Mais cette fois, la personne la repère. Elle ne se retrouve pas immédiatement emportée par sa réaction.

Elle peut répondre plutôt qu’exploser. Dire non plutôt que céder. Rester dans la discussion plutôt que se fermer complètement.

La situation n’a pas forcément changé.
Sa manière d’y répondre, oui.

Retour de séance.Récemment, une personne m’expliquait qu’elle ne voulait plus retourner en thérapie.Elle en avait pourta...
30/09/2026

Retour de séance.

Récemment, une personne m’expliquait qu’elle ne voulait plus retourner en thérapie.

Elle en avait pourtant déjà fait beaucoup. Et c’était justement une partie du problème.

Elle gardait notamment le souvenir de séances où elle avait dû raconter en détail ce qu’elle avait vécu.

Elle m’a dit :

« J’avais l’impression qu’on remettait le couteau dans la plaie. »

On lui avait aussi conseillé de méditer.

Sauf que fermer les yeux lui était presque impossible. Avec son hypervigilance, rester immobile et tourner son attention vers l’intérieur n’avait rien d’apaisant. Au contraire.

C’est aussi pour cela que je ne travaille pas de la même manière avec tout le monde.

Je ne demande pas systématiquement aux personnes de raconter leur histoire en détail. Et je ne leur demande pas non plus de se concentrer sur leurs sensations simplement parce que je travaille avec le corps.

Parfois, c’est trop. Parfois, ce n’est simplement pas le bon moment.

Alors je pars de là où en est la personne aujourd’hui.

Je regarde ce qu’elle peut approcher aujourd’hui sans être débordée, ce qu’elle préfère laisser de côté et surtout comment elle arrive ce jour-là.

Et avant d’aller toucher à ce qui fait mal, il y a parfois autre chose à construire.

Un lien de confiance. La possibilité de dire stop. De garder les yeux ouverts. De bouger. De ne pas raconter. De sentir qu’on ne sera pas poussé plus loin que ce qu’on peut supporter.

Pour moi, cette sécurité fait partie du travail thérapeutique.

Ce n’est pas une étape à expédier pour pouvoir enfin « travailler le trauma ».

Et parfois, cela prend du temps.

Aller plus profond ne veut pas dire aller plus vite.

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