09/06/2026
La mise en oeuvre des Projets IDA_SANTE avance
La mission conjointe d’appui à la mise en œuvre des projets et a continué son bonhomme de chemin pour finalement visiter tous les sites prévus.
La mission aura été d’une grande importance car les participants ont eu l’opportunité d’analyser les progrès déjà atteints, les lacunes à corriger, etc lors de la mise en œuvre des deux projets. C’était aussi l’occasion de « découvrir » de nouveaux sites en passe de bénéficier du soutien de ces mêmes projets en cours de mise en œuvre par le en raison des besoins conjointement jugés cruciaux par les membres de la Coordination et les Chefs desdits projets. Il y a lieu de citer certaines interventions dans le camp des réfugiés congolais de , situé dans la zone de de la commune de Ruyigi, en province à l'est du .
Camp des réfugiés de : des besoins multiples
Les agences humanitaires et organisations intervenant dans le secteur de la santé trouvées sur place font état d’immenses besoins sur le plan essentiellement clinique et sanitaire. Les principales pathologies relevées sur terrain vont des maladies comme les dermatoses, le paludisme, les maladies diarrhéiques aux infections respiratoires aigües, avec une menace rampante de rougeole aux allures épidémiques.
Santé de la reproduction dans le camp : des menaces dans l’air
Au terme des échanges avec les responsables tant du qu’avec les humanitaires présents dans le camp, il y a lieu de déceler une nécessaire intervention en faveur des soins obstétricaux. D’après une organisation sanitaire appuyant l’OMS et prestant sur place, le suivi des grossesses, la réalisation d'échographies obstétricales, la sécurisation des accouchements et les consultations post natales constitue un véritable défi.
Les violences basées sur le genre (VBG) : un « fléau » inhérent à la promiscuité
Au cours d’un briefing que le HCR Ruyigi a accordé à la mission conjointe Banque Mondiale MSP, il a été relevé que de nombreuses femmes sont arrivées au camp « en situation de grand traumatisme », ayant survécu à des violences sexuelles et des viols dans le pays d'origine ou en cours de route d'exil. Une fois au camp, le calvaire ne s’en est pas arrêté là car, outre les violences sexuelles, les femmes réfugiées sont aussi victimes de violences économiques, physiques, et surtout psychosociales. Malheureusement, la prise en charge ne suit pas au même rythme et à la même ampleur, surtout la prise en charge juridique et judiciaire qui semble « absente » en raison de la réticence de la plupart des victimes qui « trouvent inopportun de porter plainte contre leurs conjoints », selon le HCR Ruyigi.
La malnutrition : un autre défi qui ne manque pas à l’appel
Lors de la visite de cet immense camp de plus de 60 mille individus par la mission conjointe, et au détour des déclarations des responsables humanitaires, il a été relevé que sur le plan nutritionnel, la situation dans ce camp n’est guère reluisante.
Les responsables du camp indiquent que le dépistage systématique révèle des milliers de cas de malnutrition aigüe tant sévère (MAS) que modérée (MAM) chez les jeunes enfants. Ce faisant, la prise en charge de ces cas de MAS et de MAM se heurte régulièrement aux ruptures de stock. Il va sans dire que les besoins sur ce plan restent immenses surtout en produits nutritionnels thérapeutiques tels que les plumpy'nut et autres aliments.
Cela amène le responsable sanitaire du en charge de ce camp à conclure sur une mortalité allant jusqu’ à 0,02% dans le camp de Busuma.
Célestin HICUBURUNDI
Expert en Communication