05/26/2026
Avec le retour des sorties de course, des trails, des randonnées et des entraînements extérieurs, les douleurs au niveau des genoux recommencent souvent à apparaître chez plusieurs sportifs.
Une douleur au genou peut apparaître soudainement, après une chute, un faux mouvement ou un impact, mais elle peut aussi s’installer graduellement avec les gestes répétitifs, l’augmentation du volume d’entraînement ou certains changements dans les habitudes de vie et d’activité.
Le genou est une articulation complexe qui implique plusieurs structures : la rotule, le fémur, le tibia, les ligaments, les ménisques, les tendons et toute la musculature autour. Selon la structure qui est irritée ou surchargée, la douleur peut donc se présenter de différentes façons : sensation d’instabilité, douleur localisée ou diffuse, raideur, sensation de blocage, enflure ou inconfort plus présent dans les escaliers, en position accroupie ou après être resté assis longtemps.
Parmi les causes les plus fréquentes, on retrouve entre autres les entorses, l’arthrose, le syndrome fémoro-patellaire, certaines surcharges liées à la course ou encore différentes compensations musculaires et mécaniques.
Et contrairement à ce qu’on pense souvent, le problème ne vient pas toujours directement du genou lui-même. Parfois, le genou devient plutôt la structure qui compense un manque de stabilité, une mobilité réduite, une fatigue accumulée ou une mauvaise gestion des impacts.
C’est pour cette raison qu’une évaluation complète demeure importante afin de bien comprendre ce qui surcharge réellement le genou et d’orienter l’approche la plus adaptée à votre situation.
En massothérapie, on peut venir travailler les tensions musculaires, les compensations et la mobilité afin d’aider le corps à retrouver un mouvement plus fluide et moins irritant pour l’articulation.
En neurologie appliquée, on s’intéresse davantage à la façon dont le cerveau contrôle le mouvement, la stabilité et la coordination. Parce qu’un corps qui perd un peu de contrôle moteur ou de perception peut modifier sa biomécanique sans même qu’on s’en rende compte.
Avec la posturo, on regarde plus globalement comment le corps répartit ses charges : les appuis, l’alignement, la posture, la mécanique de course et la façon dont les impacts sont absorbés.
Dans plusieurs cas, diminuer temporairement la douleur et l’inflammation est important, mais reprendre progressivement le mouvement l’est tout autant. Lorsqu’il est bien dosé, le mouvement aide souvent le corps à récupérer plus efficacement.
Et petit rappel : ne négligez jamais l’échauffement. Prendre quelques minutes pour préparer les muscles, les articulations et le système nerveux avant un effort peut réellement faire une différence sur la façon dont votre corps absorbe la charge.