L’Art d’être vivante

L’Art d’être vivante 𝒥𝑒𝓈𝓈𝒾𝒸𝒶 𝐿𝒶𝒷𝓇𝒾𝑒
L’art d’être vivante 🪻
Une philosophie guidée par la curiosité. Réflexions • Expériences • Mouvement
Esquisse de pensées

🪻Esquisse 02 Mille passionsHier, en regardant Mlle V. se préparer pour une audition,j’ai réalisé quelque chose.Depuis de...
08/21/2026

🪻Esquisse 02 Mille passions

Hier, en regardant Mlle V. se préparer pour une audition,j’ai réalisé quelque chose.
Depuis des mois,elle travaillait son texte avec légèreté. Elle essayait,elle jouait,elle s’amusait.
Puis le moment venu,elle était fébrile,stressée,mais elle savait qu’elle voulait aller jusqu’au bout. Pas nécessairement pour réussir. Pour avoir essayé.
Je trouve ça beau de la voir comprendre si jeune quelque chose que j’ai mis beaucoup plus de temps à apprendre: on peut prendre une expérience au sérieux sans décider qu’elle devra nous définir.
Certaines expériences sont peut-être simplement faites pour être vécues.
On peut peindre pendant deux ans et avoir soudainement envie d’apprendre la guitare. On peut se passionner complètement pour quelque chose,puis sentir que c’est terminé. On peut avoir mille passions,certaines qui traversent notre vie et d’autres qui restent avec nous.
Il y a une ligne délicate entre partir dès que ça devient inconfortable et reconnaître qu’une expérience est terminée.
Je crois qu’on confond parfois persévérance et permanence.
Oser demande parfois de rester malgré la peur,de traverser l’inconfort, d’aller voir ce qu’il y a de l’autre côté.
Mais oser peut aussi être recommencer ailleurs.
Je regarde mes enfants explorer et j’ai envie que ça demeure normal pour eux. Essayer beaucoup. Se passionner fort. Changer d’idée. Revenir. Créer autre chose.
Et peut-être que je m’accorde tranquillement la même permission.
Celle de ne plus chercher la boîte dans laquelle je devrais enfin entrer.
La vie n’est peut-être pas faite pour trouver la seule chose qui nous définira.
Peut-être qu’elle est faite pour essayer assez de choses pour découvrir ce qui reste vivant en nous.

🪻Esquisse 01J’ai trop longtemps attendu que mon corps change.Même encore il y a quelques instants,en écrivant cet essai....
08/14/2026

🪻Esquisse 01

J’ai trop longtemps attendu que mon corps change.Même encore il y a quelques instants,en écrivant cet essai.
Pourquoi attendons-nous si souvent d’avoir atteint quelque chose pour nous permettre d’en vivre une autre?
On attend d’avoir perdu du poids pour se montrer.Que les enfants soient plus grands pour voyager.D’avoir plus d’argent pour essayer.Plus de temps pour créer.D’être plus en forme pour commencer.D’avoir confiance en soi pour oser.
Je m’observe vivre beaucoup de choses et,parallèlement,en retenir beaucoup plus que je ne le pensais.
Et si,sans vraiment nous en rendre compte,nous créions notre propre paralysie?
Une paralysie faite de tous ces « quand » placés devant ce que l’on aimerait vivre.
Parce qu’attendre semble raisonnable.C’est prudent.C’est confortable.On ne renonce pas vraiment.On le fera.Simplement plus tard,lorsque les conditions seront meilleures.
Mais à force d’attendre,on finit peut-être par croire que s’exposer est nécessairement inconfortable.
S’exposer au regard.À l’inconnu.À une nouvelle expérience.À la possibilité de ne pas être prêt.
Mais si on s’était trompés sur l’inconfort?
S’exposer peut aussi contenir du rire. De la curiosité.De l’expérience.De la fierté.Du bonheur. De la joie.
Peut-être qu’on n’a pas besoin de constamment « sortir de notre zone de confort » comme si vivre pleinement était une épreuve de courage.
On peut simplement emprunter un nouveau chemin et s’amuser à découvrir ce qui s’y trouve.
Essayer. Observer. Se tromper. Recommencer. Être surpris.
Remettre du mouvement là où l’attente avait pris toute la place.
Ce n’est pas le désir de changer que je questionne.C’est tout ce qu’on décide parfois de mettre en attente jusque-là.

Et si le secret était de s’accorder le choix de se remettre au centre de sa propre vie?

🪻Je réalise quelque chose qui me bouscule. Pendant longtemps,je ne me suis pas vue comme quelqu’un qui portait trop. Je ...
07/16/2026

🪻Je réalise quelque chose qui me bouscule.
Pendant longtemps,je ne me suis pas vue comme quelqu’un qui portait trop. Je me voyais simplement comme quelqu’un de forte. Quelqu’un de capable.
Je croyais que c’était mon rôle. Puis,sans même m’en apercevoir,j’ai développé une croyance : si je ne porte pas,personne ne portera. Alors j’ai porté.
J’ai porté mes blessures,j’ai porté mes défis,j’ai porté la vie.
Aujourd’hui,je porte encore mes enfants pour les guider.
Je porte une famille. Je porte une entreprise. Je porte les émotions,les inquiétudes,les solutions,les conséquences. Et,tranquillement,tout ça est devenu normal.
Je ne me suis jamais demandé si tout ce poids m’appartenait vraiment. Je l’ai simplement ramassé.
Puis une autre réflexion s’est imposée. Je voulais tellement que tout le monde aille bien que j’ai fini par croire que c’était à moi d’en porter le poids. Je prenais les devants avant même qu’on me les demande. J’anticipais. Je réglais. Je protégeais. Je croyais aider.
Aujourd’hui,je me demande si,sans le vouloir,je n’ai pas aussi créé cette dynamique. À force de porter,j’ai peut-être appris aux gens autour de moi que je porterais. Non par malveillance. Simplement parce que c’est devenu normal. Un acquis invisible.
Et peut-être qu’à force de prendre des responsabilités qui ne m’appartenaient pas,j’ai aussi privé certaines personnes de l’occasion de prendre les leurs.
Cette idée est difficile à accueillir parce qu’elle m’oblige à regarder ma propre part dans ce que je vis. Mon corps est fatigué. Pas de ma vie. J’aime profondément ma vie. Il est fatigué de croire qu’il doit soutenir tout ce qui risque de tomber. Je crois que la prochaine étape de ma vie ne sera pas d’apprendre à porter davantage. Elle sera d’apprendre à distinguer ce qui m’appartient…de ce que j’ai simplement pris sur mes épaules.
Peut-être que déposer n’est pas renoncer. Peut-être que déposer,c’est enfin laisser les autres découvrir qu’ils sont capables de porter,eux aussi.

🪻J’ai réalisé quelque chose dernièrement.Pendant longtemps,je croyais être engagée envers mes objectifs.Mais en réalité,...
06/25/2026

🪻J’ai réalisé quelque chose dernièrement.
Pendant longtemps,je croyais être engagée envers mes objectifs.Mais en réalité,j’étais surtout attachée aux résultats.
Je regardais constamment si ça fonctionnait.
Si ça allait assez vite.Si j’étais assez avancée.
Et quand les résultats tardaient à apparaître,je remettais tout en question.
Je changeais d’approche.
Je cherchais une meilleure méthode.
Je retournais lire,apprendre,analyser.
Comme si la solution se trouvait toujours dans une nouvelle façon de faire.
Aujourd’hui,je vois les choses autrement.
Avoir un objectif,c’est important.
Mais une fois qu’on a identifié les actions qui nous rapprochent réellement de cet objectif,notre énergie n’a plus besoin d’être investie à chercher constamment une meilleure stratégie.
Elle peut être investie à faire confiance au processus.
Parce que la plupart du temps, ce n’est pas le manque d’information qui nous ralentit.
C’est le manque de confiance envers les actions simples qu’on a déjà choisi de poser.
On veut tellement le résultat qu’on oublie de laisser le temps au processus de produire ses effets.
On déterre la graine chaque semaine pour vérifier si elle pousse.
Plus j’avance,plus je réalise que la vraie constance ne consiste pas à penser à son objectif tous les jours.
Elle consiste à revenir aux actions qui le nourrissent.
Encore.Et encore.
Même quand le résultat n’est pas encore visible.
Parce qu’au final,le résultat est une conséquence.
Le processus,lui,est l’endroit où tout se construit.
Et toi as-tu trop longtemps mis de l’énergie sur le résultat
plutôt que sur le chemin pour t’y rendre ?

Pendant longtemps, je pensais que le moment présent ressemblait à ce qu’on nous montre partout. Méditer. Être pleinement...
06/18/2026

Pendant longtemps, je pensais que le moment présent ressemblait à ce qu’on nous montre partout. Méditer. Être pleinement là avec ses enfants. Profiter de chaque fête. Passer du temps en couple. Créer des moments de qualité.
Et pourtant…
Combien de fois ai-je été dans ces moments avec ma tête ailleurs ?
J’avais l’impression que le moment présent était quelque chose qu’il fallait organiser, prévoir, réussir.
Puis un jour, je l’ai ressenti.Pas pendant une méditation.
Pas pendant un moment parfait.Juste en sortant dehors et en sentant le vent sur mon visage.
Pendant quelques secondes, tout s’est arrêté.
J’étais là.
Depuis, je remarque que ça arrive partout.Quand je regarde mes enfants jouer.
Quand je tiens une tasse de café chaude entre mes mains.
Quand j’écoute la pluie tomber.
Quand j’entends les oiseaux le matin.
Quelques secondes à la fois.
Et c’est étrange parce que plus je vis ces petits moments, plus quelque chose change en moi.
Je souris plus.
Je me sens plus calme.
Comme si la vie devenait plus belle plus douce.
Pourtant rien n’a changé.
Les oiseaux étaient déjà là.
Le vent aussi.
La pluie aussi.
C’est moi qui ai changé.J’ai commencé à les remarquer.
Et je crois que beaucoup de bonheur se cache là. Dans ces quelques secondes où l’on cesse de penser à sa vie pour enfin la ressentir.

🪻J’ai longtemps cru que j’étais juste curieuse.Que j’aimais apprendre. Que j’aimais les recherches.Que c’était ma nature...
06/17/2026

🪻J’ai longtemps cru que j’étais juste curieuse.
Que j’aimais apprendre. Que j’aimais les recherches.
Que c’était ma nature, cette envie de tout savoir, de tout comprendre.
Mais hier, j’ai vu la vérité.
Ce n’était pas de la curiosité.
C’était du contrôle.
Mon cerveau avait créé un outil pour me garder en sécurité,
et il l’avait déguisé en quelque chose que j’aimais.
Tout optimiser. Tout anticiper. Tout savoir d’avance.
La santé, la parentalité, le couple, les projets.
Pas par passion, par protection.
Et pendant des années, ça m’a sauvée.
Ça m’a aidée à traverser l’anxiété, à sortir de la peur de tout, à me guérir lentement d’un état de survie qui durait depuis trop longtemps.
Mon cerveau savait exactement ce qu’il faisait.
Je lui en suis reconnaissante.
Mais aujourd’hui, je n’ai plus besoin d’être sécurisée par cette rigidité, ce contrôle.
Et maintenant que je l’ai vu,
vraiment vu,
je comprends qu’il ne me sert plus.
Pour avancer, pour m’incarner, pour être pleinement moi,
il doit quitter.
Pas dans la colère. Pas dans la honte.
Avec gratitude, pour tout ce qu’il a fait pour moi.
Mais il doit quitter.
Parce que j’ai besoin de laisser aller.
De douceur.
Et j’ai juste besoin d’être,à l’écoute de mon corps
Et de mon coeur.

«Je pense qu’on oublie que toutes les femmes ne récupèrent pas de la même façon. »Je vais dire quelque chose qui ne sera...
06/05/2026

«Je pense qu’on oublie que toutes les femmes ne récupèrent pas de la même façon. »
Je vais dire quelque chose qui ne sera peut-être pas populaire.
Quand une femme est épuisée,la solution qu’on entend partout est de ralentir.
Fais une sieste.
Annule ton entraînement.
Prends du repos.
Écoute ton corps.
Et pourtant…
Je me demande si,parfois, c’est exactement ce qui nous garde coincées.Parce que lorsque je suis à bout,ce n’est pas le mouvement qui me vide.
C’est quand j’arrête de bouger.
Mon énergie baisse.
Mon humeur baisse.
Mon mindset baisse.
Puis je me convaincs que j’ai besoin de encore plus de repos.
Aujourd’hui, je pense autrement.
Si je suis à bout, je vais peut-être lâcher autre chose.
Le ménage attendra.
Les courriels attendront.
Le souper sera plus simple.
Mais je vais continuer à bouger.
Parce que dans mon cas,l’énergie ne vient pas du divan.
Elle revient quand je recommence à avancer.
Je pense aussi qu’on oublie parfois que toutes les femmes ne récupèrent pas de la même façon.
Certaines ont besoin de ralentir.
D’autres ont besoin de bouger autrement.
Même pendant leurs règles.
Je ne parle pas de performance ni de se pousser à bout.
Je parle simplement de mouvement.
Parce que pour moi,ce n’est pas le mouvement qui me fatigue.
C’est souvent son absence.
Et si le mouvement n’était pas le problème?
Et si c’était justement une partie de la solution?

05/31/2026

On dit qu’un poisson n’a pas besoin d’un vélo.
Pourtant,j’ai découvert que nous avons tous besoin du nôtre.
Quelque chose qui nous met en mouvement.Qui active l’énergie.
Pour moi,c’est souvent le gym, une course,une marche,un projet,une aventure de vélo en famille.
Parce que l’énergie n’arrive pas toujours avant.
Souvent, elle arrive après le premier coup de pé**le.

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