Une balade pour Pierrot-Maxime et la Prévention du Suicide

Une balade pour Pierrot-Maxime et la Prévention du Suicide � Une balade pour Pierrot-Maxime | 2 mai 2026 - Journée de prevention suicide à Gaspé, QC

08/22/2026

Quand on perd quelqu’un par su***de, on repasse tout dans notre tête. Chaque conversation. Chaque regard. Chaque silence.

On se demande : « Est-ce qu’il y avait un signe? Est-ce que j’ai manqué quelque chose? Est-ce que j’aurais pu empêcher ça? »

Parce qu’on voudrait tellement croire qu’on aurait pu arrêter ce qui s’est passé.

Et parfois, oui, il y a des signes. Il peut aussi y avoir une planification. Mais voici une réalité dont on parle beaucoup moins : la fenêtre entre une pensée suicidaire et un passage à l’acte peut parfois être extrêmement courte, parfois aussi courte qu’une vingtaine de minutes.

C’est tout ce que ça peut prendre.

Et même lorsqu’on a fait tout ce qu’on pouvait pour prévenir un su***de, il reste encore énormément à faire après le décès : dans la façon dont on en parle, dans la façon dont on accompagne les personnes endeuillées et dans la façon dont on raconte l’histoire de la personne qu’on a perdue.

Parce que le su***de n’enlève pas seulement une vie.

Il laisse derrière lui des gens qui portent le poids des « si j’avais… ».

« Et si je lui avais dit que je l’aimais une dernière fois? »

Mais j’aime remplacer le « et si » par « même si ».

Même si tu lui avais dit « je t’aime » une fois de plus, tu n’aurais peut-être pas pu empêcher ce qui est arrivé.

Puis, on me demande souvent :

« Qu’est-ce qui cause le su***de? »

On aimerait avoir une seule réponse. Une seule cause. Une explication simple.

Mais la réalité est beaucoup plus complexe.

Le su***de est rarement causé par une seule chose. Il peut être lié à une combinaison de facteurs, notamment une souffrance psychologique profonde, une maladie mentale, des traumatismes, des pertes, de l’isolement, de la consommation, du stress ou plusieurs autres éléments qui s’accumulent.

Et on ne parle pas assez de ce qui se passe dans le cerveau lorsqu’une personne est en crise.

Normalement, notre cerveau nous aide à nous protéger. Il nous aide à traverser la douleur, la peur, les pertes et les épreuves.

Mais lorsqu’une personne est submergée par une crise suicidaire ou par une maladie mentale, ces mécanismes de protection peuvent être profondément perturbés.

La personne peut en venir à croire qu’il n’existe plus aucune issue.

Qu’il n’y a plus de chemin devant elle.

Que sa douleur va durer pour toujours.

Et c’est là que la souffrance peut déformer complètement la perception de la réalité.

Ce n’est pas nécessairement qu’elle veut mourir.

Souvent, elle veut surtout que la douleur arrête.

Mais dans ce moment-là, son cerveau peut ne plus être capable de voir les autres possibilités.

Je me souviens d’une personne qui est venue me parler.

Elle m’a dit :

« Jusqu’à aujourd’hui, j’ai toujours blâmé mon père pour son su***de. Je pensais qu’il avait choisi de nous abandonner. »

Puis elle a fait une pause.

Et elle m’a dit :

« Maintenant, je comprends que mon père était malade. Son cerveau était malade. »

Ce changement de perspective est immense.

Ça nous fait passer du blâme à la compréhension, de la honte à la compassion.

Et même les mots qu’on utilise sont importants.

Personnellement, je préfère dire « il est décédé par su***de » plutôt que « il a commis un su***de ».

On « commet » un crime. On « commet » un péché.

Une personne qui meurt par su***de n’est pas un crime.

Et surtout, une personne n’est jamais définie par son su***de.

Ce n’était pas « un su***de ».

C’était une personne.

Un ami.

Un père.

Une mère.

Une sœur.

Un frère.

Une fille.

Un fils.

On ne dit pas : « Ton oncle était un cancer. »

On dit : « Ton oncle avait le cancer. »

De la même façon, une personne peut avoir vécu avec une maladie mentale ou une souffrance psychologique profonde sans que cette maladie définisse qui elle était.

Et lorsqu’une personne endeuillée utilise les anciens termes, je ne la corrige pas.

Parce qu’à ce moment-là, ce n’est pas la perfection des mots qui compte.

C’est d’être présent pour sa douleur.

On entend parfois :

« Moi, je ne connais personne qui est décédé par su***de. »

Je réponds souvent : partagez l’information quand même.

Vous pourriez être surpris.

Après une publication, quelqu’un peut vous écrire :

« Je n’avais aucune idée… Mon ami est décédé par su***de. Mon cousin aussi. Mon collègue aussi. Mon frère aussi. »

C’est beaucoup plus proche de nous qu’on le pense.

On n’en parle simplement pas assez.

Et malheureusement, lorsqu’un décès survient par su***de, les proches reçoivent parfois moins de soutien. Moins de visites. Moins de repas apportés. Moins de gens qui osent appeler.

Mais la douleur, elle, est tout aussi réelle.

Et il y a une autre chose importante à comprendre :

Personne n’est à 100 % en parfaite santé mentale. Et personne n’est à 100 % malade mentalement.

Nous vivons tous sur un continuum de santé mentale.

Certaines personnes ont une stabilité psychologique qui leur permet de mieux absorber les coups durs.

D’autres peuvent sembler parfaitement correctes extérieurement, tout en étant beaucoup plus fragiles intérieurement.

Une perte de plus.

Un stress de plus.

Un événement de plus.

Et parfois, la capacité de résister finit par être dépassée.

C’est pour ça qu’on ne peut pas toujours le voir.

On entend souvent :

« Il devait bien y avoir des signes. »

Pas nécessairement.

Il y a des gens qui montrent des signes.

Et il y en a qui n’en montrent presque aucun.

Il y a des gens riches qui meurent par su***de.

Des gens pauvres.

Des gens qui semblent heureux.

Des gens qui sont profondément isolés.

Des gens qui demandent de l’aide.

Et des gens qui ne la demandent jamais.

La souffrance suicidaire ne choisit pas selon le statut social, l’argent, la religion, l’âge ou l’apparence extérieure.

Alors, quand vous pensez au su***de, essayez de ne pas penser uniquement en termes de « choix ».

Pensez à une personne en crise, submergée par une douleur devenue trop grande, dans une société qui chuchote encore alors qu’elle devrait parler.

Et si vous avez perdu quelqu’un…

Si vous vous demandez encore :

« Qu’est-ce que j’aurais pu faire? »

Rappelez-vous ceci :

Vous avez fait de votre mieux avec les connaissances, les forces et les moyens que vous aviez à ce moment-là.

Vous n’aviez pas le pouvoir de lire dans son cerveau.

Vous n’aviez pas le pouvoir de contrôler sa maladie.

Vous n’aviez pas le pouvoir de prédire l’avenir.

Vous aviez seulement le pouvoir d’aimer, d’écouter, d’être présent et d’essayer.

Et parfois…

aimer quelqu’un très fort ne suffit malheureusement pas à empêcher sa souffrance.

Mais aujourd’hui, on peut faire quelque chose.

On peut en parler.

On peut écouter sans juger.

On peut prendre les paroles suicidaires au sérieux.

On peut demander directement :

« Est-ce que tu penses au su***de? »

Et surtout…

on peut arrêter de laisser la honte et le silence gagner.

Parce que derrière chaque décès par su***de, il y a une personne qui avait une histoire.

Et derrière cette personne, il y a des familles, des amis et des proches qui continuent de vivre avec son absence.

Parlons-en. Pour ceux qui sont encore là. Pour ceux qu’on a perdus. Et pour qu’un jour, demander de l’aide ne soit plus une honte, mais un réflexe.

💜🩵 Brisons le silence. Une conversation peut commencer par un simple : « Comment vas-tu vraiment? »

- Guillaume 💚🩵

08/20/2026

J’ai perdu mon meilleur ami par su***de. Il était dépressif.

Pour vrai. Dans la vraie vie.

Alors non… je ne trouve absolument rien de drôle là-dedans.

C’est lui qui est à l’origine de tout ce que je fais aujourd’hui. Parce qu’il croyait qu’il n’était pas assez bon. Pas assez important. Pas assez aimé.

Et il a fini par prendre sa propre vie.

Depuis, je reçois des messages dans ma boîte de réception presque tous les jours. Des jeunes, des adultes… des personnes qui souffrent en silence et qui ne savent pas à qui parler.

Des personnes qui ont peur d’être jugées.

Peur qu’on rie d’elles.

Peur qu’on leur dise qu’elles exagèrent.

Mais j’aimerais vous dire quelque chose…

On a tous quelque chose à l’intérieur de nous avec lequel on se bat.

Parfois c’est gros.
Parfois c’est plus petit.
Mais ça ne veut pas dire que ça fait moins mal.

Si vous me permettez de vous parler avec mon cœur aujourd’hui…

La vie est réelle.

Elle va parfois nous frapper de plein fouet.
On va perdre des gens.
On va vivre des épreuves qu’on n’aurait jamais imaginé traverser.
Et certaines choses vont nous changer pour toujours.

Moi aussi, j’ai été dépressif.

Moi aussi, j’ai connu des moments où j’étais au plus bas.

Mais je n’ai pas abandonné.

Et c’est ça que je veux vous dire aujourd’hui quand on parle de santé mentale :

C’est correct de ne pas être correct.

Tu as le droit d’être épuisé.
Tu as le droit d’avoir mal.
Tu as le droit de pleurer.
Tu as le droit de ne pas savoir quoi faire.

Mais tu n’as pas à rester seul dans cet état.

Parle à quelqu’un.
Même si les mots sortent tout croche.
Même si tu ne sais pas comment expliquer ce que tu ressens.

Envoie simplement un message qui dit :

« Je ne vais pas bien. J’ai besoin que quelqu’un reste avec moi. »

Ça peut être le début de quelque chose.

Parce qu’une mauvaise journée peut devenir une mauvaise semaine… une mauvaise année…

Mais elle ne devrait jamais avoir le pouvoir de décider de toute une vie.

Si tu souffres en silence aujourd’hui, sache une chose : ta douleur mérite d’être entendue, et ta vie mérite d’être protégée.

Parle.

Avant que le silence devienne définitif. 💜🩵

Pour Pierrot-Maxime. Pour ceux qu’on a perdus. Pour ceux qui souffrent encore. Et pour tous ceux qu’on peut encore sauver.

- Guillaume 🩵💚

***de

08/17/2026

Ce que les familles et les proches ont énormément de difficulté à comprendre après un su***de, c’est que les pensées suicidaires ne sont généralement pas constantes.

Elles arrivent souvent par vagues.

Une personne peut vouloir désespérément mourir un lundi, vouloir sincèrement de l’aide le mardi… puis se retrouver de nouveau en situation de danger extrême quelques semaines ou quelques mois plus t**d.

Alors, qu’est-ce qui change?

Le cerveau.

Lorsqu’une personne traverse une crise suicidaire, les parties du cerveau responsables du raisonnement, de la capacité à voir plus loin, de la résolution de problèmes et de la prise de recul peuvent être complètement submergées.

La douleur psychologique devient tellement intense que le cerveau commence à percevoir la mort comme une solution à la souffrance plutôt que comme une tragédie.

On appelle parfois ça une constriction cognitive, ou une vision en tunnel.

Le monde de la personne rétrécit.

Elle ne voit plus toutes les possibilités qui existent. Elle ne voit plus les portes qui pourraient s’ouvrir. Elle ne voit qu’une seule façon de faire cesser sa douleur.

S’échapper.

Puis, la crise finit par passer.

Et cette même personne peut regarder en arrière et se demander :

« Mais à quoi est-ce que je pensais? »

Soudainement, elle peut revoir ses enfants, son conjoint ou sa conjointe, ses projets, ses rêves, ses vacances, les personnes qu’elle aime, les raisons de rester en vie.

Elle peut même être bouleversée par ce qu’elle a failli faire.

Mais si une autre crise survient, le cerveau peut retourner dans ce même état de vision en tunnel.

C’est aussi pour ça qu’une personne peut faire une tentative de su***de, survivre, être profondément reconnaissante d’être encore là, promettre qu’elle ne recommencera jamais — et être sincère à 100 % — puis mourir par su***de plus t**d.

Ça ne veut pas dire qu’elle mentait.

Ça veut dire qu’elle vivait deux états cérébraux complètement différents.

Dans un état, le cerveau peut encore voir l’espoir.

Dans l’autre, il ne cherche plus qu’une chose :

le soulagement de la douleur.

Imaginez quelqu’un debout au sommet d’une montagne, avec une vue dégagée sur des kilomètres.

Puis imaginez la même personne prise au milieu d’un brouillard épais.

Quand le brouillard se lève, elle peut voir dans toutes les directions.

Quand le brouillard revient, elle n’arrive même plus à voir ce qui se trouve à quelques mètres devant elle.

Le paysage n’a pas changé.

C’est sa capacité à le voir qui a changé.

C’est aussi pourquoi des familles me disent parfois :

« Je l’ai arrêté une première fois… alors pourquoi je n’ai pas réussi à l’arrêter une deuxième fois? »

Parce que la deuxième crise a peut-être eu lieu alors que personne n’était là.

Elle a peut-être escaladé beaucoup plus rapidement.

Les pensées suicidaires étaient peut-être beaucoup plus intenses.

La capacité de la personne à accéder à ses raisons de vivre était peut-être encore plus diminuée.

Et parfois, tout simplement, l’occasion d’intervenir ne s’est jamais présentée.

Pour les proches qui restent, c’est atroce.

Ils repassent chaque conversation, chaque message, chaque moment dans leur tête, encore et encore, à la recherche de ce qu’ils auraient pu voir, de ce qu’ils auraient pu faire, du signe qu’ils auraient peut-être manqué.

Mais comprendre ce qui se passe dans le cerveau peut aider à comprendre quelque chose d’essentiel :

Une personne qui meurt par su***de ne choisit pas nécessairement entre la vie et la mort de la même façon qu’une personne qui n’est pas en crise le ferait.

Dans ce moment-là, elle tente souvent de fuir une souffrance psychologique devenue insupportable.

La maladie, la crise ou l’état cérébral dans lequel elle se trouve peut l’empêcher de voir pleinement ce que les autres, autour d’elle, peuvent encore voir.

Et c’est peut-être ça qui rend le su***de aussi déchirant.

Au moment même où une personne a le plus besoin d’avoir accès à l’espoir… son cerveau est parfois dans l’état où il est le moins capable de le trouver.

Alors, si quelqu’un que vous aimez traverse une période difficile, ne présumez jamais qu’une bonne journée signifie que la crise est terminée.

Continuez à écouter.

Continuez à être là.

Continuez à demander comment ça va, même quand la réponse semble aller mieux.

Parce qu’une crise peut passer… puis revenir.

Et parfois, une présence, une écoute, une conversation au bon moment peuvent faire toute la différence entre une personne qui traverse la tempête et une personne qui n’arrive plus à en sortir.

Parlez-en. Écoutez. Restez proches. Brisons le silence avant que le silence devienne définitif.

Pour Pierrot-Maxime. Pour ceux qu’on a perdus. Pour ceux qui se battent encore.

- Guillaume 🧡💛

***de

08/15/2026

Hey… ça fait du bien de te revoir.

Je suis sincèrement content que tu sois encore ici.

Je sais que le dernier bout de chemin n'a pas été facile. Tu as été occupé… à prendre soin des autres, à être présent pour tout le monde, à porter des fardeaux qui n'étaient même pas toujours les tiens.

Et pour ça, merci.

Le monde a besoin de personnes comme toi. Des personnes qui écoutent, qui tendent la main, qui donnent sans compter.

Mais laisse-moi te poser une question…

Quand est-ce que quelqu'un a pris soin de toi?

Tu as l'air fatigué. Pas juste physiquement… profondément fatigué.

Alors, pour le prochain bout de route, j'aimerais te demander une faveur.

Accorde-toi le même amour, la même patience et la même compassion que tu offres si facilement aux autres.

Prends une journée. Ou deux.

Respire.

Repose-toi.

Laisse tomber cette pression qui te fait croire que tu dois toujours être fort, toujours produire, toujours avancer, toujours répondre aux attentes de tout le monde.

Tu n'as pas besoin de mériter le droit de souffler.

Tu as le droit de simplement exister.

Et ça… c'est déjà suffisant.

Je sais ce que tu te dis.

« C'est égoïste. »

Non.

C'est essentiel.

Parce qu'on ne peut pas continuer à remplir le cœur des autres quand le nôtre est complètement vidé.

Prends le temps de te retrouver.

De guérir.

De reprendre ton souffle.

Et si aujourd'hui, tu sens que le poids est devenu trop lourd à porter seul… parle-en.

Il y aura toujours quelqu'un prêt à marcher à tes côtés.

Repose-toi…

Mais n'abandonne pas.

Le monde est meilleur parce que tu en fais partie.

Et crois-moi…

Il y a encore de magnifiques kilomètres qui t'attendent.

On se revoit au prochain arrêt.

- Guillaume 💜🩵

08/12/2026

Quand la pensée devient une crise

Il y a beaucoup de controverse autour de mes publications sur le su***de. Alors, j’aimerais dire quelque chose qui peut sembler contradictoire au premier abord.

Oui, le su***de peut être impulsif, même lorsque les pensées suicidaires sont présentes depuis des années.

On imagine souvent le su***de comme une décision soigneusement planifiée qui apparaît soudainement, comme si tout commençait le jour où la personne passe à l’acte.

Mais pour plusieurs personnes qui souffrent, les pensées peuvent être présentes en arrière-plan pendant des mois, voire des années… pendant qu’elles continuent de vivre, de travailler, d’aimer, de sourire et d’essayer de survivre.

La partie impulsive, ce n’est pas nécessairement l’existence de la pensée.

C’est souvent le moment où la personne passe à l’action.

Une personne peut se battre contre des pensées suicidaires pendant dix ans sans jamais passer à l’acte.

Puis arrive une journée particulièrement difficile.

Une perte.
Une rupture.
Un échec.
Une mauvaise nouvelle.
Un sentiment d’être complètement sans issue.
Ou simplement une vague de souffrance émotionnelle devenue trop intense à supporter.

Et soudain, une crise survient.

Les pensées étaient chroniques.
Le geste, lui, peut être impulsif.

C’est aussi pourquoi je crois qu’il est important de parler de la différence entre vouloir mourir à cause d’une douleur physique chronique et vouloir mourir parce qu’une maladie affectant le cerveau provoque une douleur émotionnelle chronique.

Et quand je parle de « maladie du cerveau », je ne dis absolument pas ça comme une insulte.

Je le dis pour nous aider à comprendre quelque chose qu’on oublie trop souvent :

Le cerveau est un organe.

Tout comme le cœur.
Tout comme les poumons.
Tout comme n’importe quelle autre partie de notre corps.

Et les organes peuvent tomber malades.

Lorsqu’une personne souffre d’un cancer, on comprend que la maladie peut être traitable, contrôlable, chronique ou parfois terminale.

On ne blâme pas la personne parce qu’elle est malade.

Mais lorsque l’organe qui souffre est le cerveau, notre façon de regarder la souffrance change encore trop souvent.

La dépression.
Le trouble bipolaire.
L’anxiété sévère.
Le trouble de stress post-traumatique.
Et plusieurs autres maladies mentales peuvent provoquer une souffrance profonde et incessante.

Ce n’est pas une douleur imaginaire.
Ce n’est pas un manque de volonté.
Ce n’est pas de la faiblesse.
C’est une vraie douleur.

Une douleur qui peut devenir chronique.

Une douleur qui peut brouiller l’espoir, déformer la perception de soi et empêcher une personne de voir un avenir devant elle.

Ça ne veut pas dire que toutes les maladies mentales sont terminales.

La grande majorité ne le sont pas.

Des milliers de personnes se rétablissent. Elles trouvent un traitement qui leur convient. Elles reçoivent de l’aide. Elles reconstruisent leur vie. Elles retrouvent des raisons de rester.

Mais on ne pourra jamais avoir une conversation honnête sur le su***de si on refuse de reconnaître que la souffrance du cerveau peut être aussi réelle, aussi intense et aussi dévastatrice que la souffrance ailleurs dans le corps.

Comprendre cette réalité, ce n’est pas encourager le su***de.

C’est encourager la compassion.

C’est comprendre qu’une personne qui souffre n’est pas brisée.

Elle n’est pas égoïste.

Elle ne cherche pas nécessairement l’attention.

Elle souffre.

Et si on veut réellement prévenir le su***de, il faut commencer à parler de la maladie mentale avec la même honnêteté, la même humanité et la même empathie que lorsqu’on parle d’une maladie physique.

Parce que derrière certaines personnes qui disent « ça va » se cache parfois quelqu’un qui se bat pour simplement passer à travers sa journée.

Alors, si quelqu’un autour de toi change, s’isole, semble épuisé, perd espoir ou te dit qu’il n’en peut plus…

Ne minimise pas ses mots. Ne juge pas sa souffrance. Ne détourne pas les yeux.

Pose la question.

Écoute.

Reste là.

Parce qu’une conversation peut sembler minuscule pour celui qui la commence…

mais pour quelqu’un qui est au bord du gouffre, elle peut devenir la raison de rester encore un jour.

💜🩵 Parlons-en. Sans jugement. Sans honte. Avant qu’il soit trop t**d.

- Guillaume 💚💛

***de

08/08/2026

La chose la plus triste dont personne ne parle assez…

C’est que la seule raison pour laquelle beaucoup d’hommes sont encore en vie aujourd’hui, c’est qu’ils pensent aux gens qu’ils aiment.

Parce qu’ils ne veulent pas que leurs enfants aient à vivre avec un père qui n’est plus là.
Ils ne veulent pas que leur mère perde son fils.
Ils ne veulent pas que leur frère perde son frère.
Ils ne veulent pas que leurs amis aient à porter le poids de leur absence.

Mais parfois, la vérité est beaucoup plus sombre…

Pour certains hommes, vivre ne veut plus vraiment dire vivre.

Ça veut simplement dire… refuser de mourir.

Pas nécessairement parce qu’ils croient que demain sera meilleur.
Pas parce qu’ils ont encore de l’espoir.
Mais parce qu’ils n’arrivent pas à imaginer la douleur que leur départ laisserait derrière eux.

Et ça, c’est profondément triste.

Même lorsqu’ils sont au plus bas, ils continuent souvent de mettre les besoins de tout le monde avant les leurs.

Ils vont souffrir pendant des années pour éviter que les gens qu’ils aiment souffrent pendant une seule journée.

Ils ont appris à être celui qui porte.
Celui qui travaille.
Celui qui règle les problèmes.
Celui qui protège.
Celui qui fournit.
Celui qui ne se plaint pas.
Celui qui se sacrifie.

Alors ils continuent.

Pas nécessairement pour eux-mêmes…

Pour tout le monde autour d’eux.

Et personne ne leur dit assez souvent ceci :

Si la seule raison pour laquelle tu restes en vie, c’est parce que les autres ont besoin de toi, tranquillement, tu peux finir par oublier que toi aussi, tu mérites de vivre.

Tu peux devenir tellement concentré à être un bon père, un bon conjoint, un bon fils, un bon frère, un bon ami…

Que tu oublies de devenir quelqu’un qui a lui-même envie de se lever demain matin.

Quelqu’un qui a des rêves qui lui appartiennent.
Des projets qui lui donnent envie d’avancer.
Des moments qu’il veut encore vivre.
Des endroits où il veut encore aller.
Des personnes qu’il veut encore rencontrer.
Une vie qui ne se résume pas seulement à être utile aux autres.

Parce que ta valeur ne se trouve pas seulement dans tout ce que tu peux porter.

Tu as de la valeur simplement parce que tu es là.

Un homme qui va mieux ne reste pas en vie uniquement parce que les autres auraient de la peine de le perdre.

Il apprend, tranquillement, à rester en vie parce qu’il comprend que sa propre vie a de la valeur.

Parce qu’il découvre une raison d’avancer qui lui appartient.

Parce qu’il réalise qu’il mérite lui aussi de connaître autre chose que la survie.

Et si ces mots te rentrent dedans aujourd’hui…

Si tu es cet homme qui fonctionne, qui travaille, qui sourit, qui aide tout le monde…

Mais qui, en dedans, est complètement épuisé…

Ne te contente pas de survivre.

Commence, un petit pas à la fois, à bâtir une vie dans laquelle tu as réellement envie de te réveiller.

Et surtout…

Ne reste pas seul avec ça.

J’ai vu trop de personnes croire qu’elles devaient tout porter seules.

Ce n’est pas vrai.

Demander de l’aide, ce n’est pas être faible.

C’est peut-être justement le premier geste que tu peux poser pour commencer à choisir la vie pour toi aussi.

Parce que tu mérites plus qu’une vie où tu restes seulement parce que les autres ont besoin de toi.

Tu mérites une vie que TOI, tu as envie de vivre. 💜🩵

Et si ce texte te fait penser à quelqu’un, ne te contente pas de le partager.

Écris-lui. Appelle-le. Va le voir. Demande-lui sincèrement : « Comment tu vas, pour vrai? »

Parfois, une simple question posée au bon moment peut ouvrir une porte qu’une personne n’arrivait plus à ouvrir toute seule.

N’attendez pas qu’un homme ait envie de mourir pour lui montrer qu’il mérite de vivre.

- Guillaume 💚💛

Il faut que je sois honnête avec toi, juste un instant... si tu me le permets.Ce matin, je ne la sentais tout simplement...
08/03/2026

Il faut que je sois honnête avec toi, juste un instant... si tu me le permets.

Ce matin, je ne la sentais tout simplement pas.

Je n'avais pas envie de me lever. Je n'avais pas envie d'être productif. Une partie de moi voulait rester immobile, remettre tout à plus t**d, oublier mes rêves, mettre mes objectifs de côté. Je n'avais pas envie d'aller travailler. Je n'avais pas envie de m'entraîner. Je n'avais pas envie d'écrire, de créer, de lire, de faire mes commissions ou de m'occuper de toutes les responsabilités qui m'attendaient.

Je n'en avais tout simplement pas envie.

Alors, je me suis arrêté pour réfléchir.

Parce que, bien souvent, quand cette résistance apparaît, ce n'est pas par hasard. Il y a presque toujours quelque chose qui se cache derrière.

Parfois, c'est l'épuisement.

Parfois, c'est la déception.

Parfois, c'est le doute.

Et parfois... c'est simplement le poids de faire les mêmes efforts, jour après jour, sans avoir l'impression que quelqu'un remarque tout ce que tu fais.

On peut trouver mille raisons de s'arrêter.

Mais une pensée m'a frappé de plein fouet.

Tu ne peux pas espérer une vie différente si tu refuses le chemin qui y mène.

Tu ne peux pas rêver d'un avenir meilleur tout en rejetant les gestes qui le construisent.

À ce moment-là, j'ai dû me rappeler pourquoi je fais tout ça.

Mon « pourquoi ».

Parce que lorsqu'on oublie notre raison d'avancer, la discipline ressemble à une punition.

Mais quand on s'en souvient... elle devient un acte d'amour envers soi-même.

Mon « pourquoi » ne parle pas seulement de moi.

Il parle aussi des personnes qui me regardent avancer.

De celles qui essaient, elles aussi, de se relever après être tombées.

De celles qui ont besoin de voir qu'il est possible de continuer... même les jours où l'on n'en a plus la force.

La vérité, c'est que la motivation n'arrive pas toujours en premier.

Parfois, c'est la responsabilité qui doit faire le premier pas.

Et c'est souvent seulement après avoir commencé à avancer que la motivation nous rejoint.

Alors, si toi aussi tu traverses un de ces matins où tout semble trop lourd... où tu n'as envie de rien... rappelle-toi ceci :

Tu n'obtiens pas la vie dont tu te plains. Tu bâtis la vie que tu choisis de construire, un petit pas à la fois.

Et ces petits gestes qui semblent insignifiants aujourd'hui deviendront peut-être, demain, les fondations de la vie dont tu rêvais en silence.

💜 Si tu lis ces mots et que tu traverses une période difficile, ne baisse pas les bras.

Même un tout petit pas est encore un pas vers la lumière.

Tu es important. Tu as de la valeur. Et le monde est meilleur avec toi dedans.

- Guillaume 💚💛

Je veux que tu comprennes une chose... tu es capable de traverser ça.Même si personne ne voit les larmes qui coulent sur...
07/31/2026

Je veux que tu comprennes une chose... tu es capable de traverser ça.

Même si personne ne voit les larmes qui coulent sur ton visage, seul dans le noir, derrière une porte fermée.

Même si personne ne voit ton cœur battre à toute vitesse, l'anxiété qui t'envahit ou le poids immense que tu portes sur tes épaules.

Même si ton cœur est si lourd qu'en te levant ce matin, tu n'arrivais même plus à trouver une seule raison de continuer...

Tu es encore ici. Et ça veut dire quelque chose.

Parce que la partie de toi qui veut abandonner n'est pas la seule qui existe.

Il y en a une autre.

Peut-être silencieuse.
Peut-être fragile.
Peut-être épuisée.

Mais elle se bat encore pour voir un autre lever de soleil.

Et ça, ce n'est pas de la faiblesse.

C'est la preuve qu'il y a encore quelque chose de profondément précieux en toi. Quelque chose de sacré. Une étincelle qui refuse de s'éteindre.

Choisir la vie n'a pas toujours l'air héroïque.

Parfois, le courage ne crie pas.

Il murmure.

Il murmure : « Essaie encore. »

Il murmure : « Reste. »

Il murmure : « Ne laisse pas ton histoire se terminer ici. »

Parce que la vérité, c'est que tu as déjà survécu à des épreuves que tu croyais impossibles à traverser.

Aux déceptions qui t'ont brisé le cœur.

Aux nuits où tu t'es demandé si ta vie avait encore un sens.

À ce silence qui faisait plus de bruit que tous les mots du monde.

Et malgré tout...

Tu respires encore.

Tu avances encore.

Tu te relèves encore.

Tu cherches encore une raison d'espérer, même au milieu du chaos.

Alors continue de te battre.

Bats-toi de toutes tes forces.

Non pas pour prouver que tu es invincible...

Mais parce que tu es encore en train de devenir la personne que tu es appelé à être.

Tu apprends encore à vivre sans constamment retenir ton souffle.

Tu apprends encore à t'aimer, même les jours où tu crois ne pas le mériter.

Laisse l'amour prendre toute la place.

Pas celui qui fait souffrir.

Pas celui qui abandonne.

Mais celui qui relève.

Celui qui reste à tes côtés quand tout tremble autour de toi.

Celui qui te serre dans ses bras quand ton cœur est en mille morceaux.

Celui qui te murmure :

« Je ne partirai pas. Même si tu te sens perdu. »

Parce que l'amour n'est pas seulement un sentiment.

C'est une force.

Et peut-être qu'en ce moment même, sans que tu le réalises, cette force est en train de t'envelopper, de te sortir doucement de la noirceur et de te rappeler que ta vie a une valeur inestimable.

Reste en vie.

Parce que la guérison a besoin de ta présence, pas de ta perfection.

Quelque part, quelqu'un attend sans le savoir de croiser ton chemin pour recommencer à croire que les miracles existent.

Quelqu'un aura besoin d'entendre ton histoire pour trouver le courage d'écrire la sienne.

Et peut-être...

Oui, peut-être que si tu es encore ici aujourd'hui, c'est parce que Dieu n'a pas terminé d'écrire ton histoire.

Alors respire.

Prends une grande inspiration.

Puis une autre.

Chaque souffle est un rappel que ton histoire n'est pas terminée.

Tu es plus fort que tu le crois.

Tu peux traverser cette tempête.

Continue de te battre.

Continue de choisir la vie.

Et lorsque tes propres forces t'abandonneront...

Laisse l'amour te porter.

Parce que lorsque l'amour prend toute la place...

Le désespoir perd son emprise.

L'obscurité recule.

L'espoir renaît.

Et, tranquillement...

Tu recommences enfin à vivre. 💜

- Guillaume 💚 💛

Si ce message t'a touché, prends quelques secondes pour le partager. Tu ne sauras peut-être jamais à quel point il pourrait donner une raison de continuer à quelqu'un qui en a désespérément besoin.

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