Cynthia Pilon-Potvin, TRA MD

Cynthia Pilon-Potvin, TRA MD Thérapie individuelle (adulte) par l'ANDC®. Spécialités: transition de vie, deuil, pertes, aide médicale à mourir, exprimer un non-dit, sexualité.

Oser la vulnérabilité, c'est libérateur ! Ma mission de vie consiste à aider les gens parce que j’ai à cœur le bien-être d’autrui. Les épreuves personnelles telles que les sinistres, les accidents, les pertes et les deuils, qu'ils soient humains ou liés aux animaux, m'ont constamment poussé à remettre en question le sens de ma vie. Explorer mes zones vulnérables et mes angles morts a demandé du co

urage, mais cela a été la clé pour répondre à mes questions et apaiser mes souffrances intérieures et inconscientes. Apprivoiser ma vulnérabilité m’a permis de traverser le pont pour être moi-même et m’aimer pleinement. Grâce à mes connaissances sur le savoir-être et la démarche de travail sur moi-même, j'ai été en mesure d’identifier et accueillir mes émotions et d’apprivoiser les aspects de moi que j’aimais moins. Reprendre le pouvoir de ma vie après chaque épreuve m’a permis d’être libre émotionnellement et de vivre cette liberté dans le moment présent.

𝐄𝐭 𝐬𝐢 𝐮𝐧 𝐜𝐥𝐮𝐛 𝐞́𝐜𝐡𝐚𝐧𝐠𝐢𝐬𝐭𝐞 𝐩𝐨𝐮𝐯𝐚𝐢𝐭 𝐧𝐨𝐮𝐬 𝐚𝐩𝐩𝐫𝐞𝐧𝐝𝐫𝐞 𝐪𝐮𝐞𝐥𝐪𝐮𝐞 𝐜𝐡𝐨𝐬𝐞 𝐬𝐮𝐫 𝐥𝐞𝐬 𝐫𝐞𝐥𝐚𝐭𝐢𝐨𝐧𝐬?Avant de juger… écoute jusqu'au bout.El...
07/29/2026

𝐄𝐭 𝐬𝐢 𝐮𝐧 𝐜𝐥𝐮𝐛 𝐞́𝐜𝐡𝐚𝐧𝐠𝐢𝐬𝐭𝐞 𝐩𝐨𝐮𝐯𝐚𝐢𝐭 𝐧𝐨𝐮𝐬 𝐚𝐩𝐩𝐫𝐞𝐧𝐝𝐫𝐞 𝐪𝐮𝐞𝐥𝐪𝐮𝐞 𝐜𝐡𝐨𝐬𝐞 𝐬𝐮𝐫 𝐥𝐞𝐬 𝐫𝐞𝐥𝐚𝐭𝐢𝐨𝐧𝐬?

Avant de juger… écoute jusqu'au bout.

Elle parle de ce qui se passe quand le désir de l'un ne rencontre pas nécessairement le désir de l'autre.

👉 Des questionnements qui vous apportent peut-être à réfléchir sur les besoins, les désirs, les fantasmes et les limites.

Bonne écoute :)

𝐄𝐭 𝐬𝐢 𝐮𝐧 𝐜𝐥𝐮𝐛 𝐞́𝐜𝐡𝐚𝐧𝐠𝐢𝐬𝐭𝐞 𝐩𝐨𝐮𝐯𝐚𝐢𝐭 𝐧𝐨𝐮𝐬 𝐚𝐩𝐩𝐫𝐞𝐧𝐝𝐫𝐞 𝐪𝐮𝐞𝐥𝐪𝐮𝐞 𝐜𝐡𝐨𝐬𝐞 𝐬𝐮𝐫 ...

07/26/2026

♥️

💥 Est-ce que les couples se chicanent vraiment à cause des poubelles? Pour certains, oui !Et si le vrai problème n'était...
07/16/2026

💥 Est-ce que les couples se chicanent vraiment à cause des poubelles? Pour certains, oui !

Et si le vrai problème n'était pas la poubelle… mais tout ce qui s'est accumulé avant?

𝐋𝐞𝐬 𝐛𝐞𝐬𝐨𝐢𝐧𝐬 𝐪𝐮'𝐨𝐧 𝐧'𝐚 𝐣𝐚𝐦𝐚𝐢𝐬 𝐞𝐱𝐩𝐫𝐢𝐦𝐞́𝐬.
𝐋𝐞𝐬 𝐞́𝐦𝐨𝐭𝐢𝐨𝐧𝐬 𝐪𝐮'𝐨𝐧 𝐚 𝐫𝐞𝐟𝐨𝐮𝐥𝐞́𝐞𝐬.
𝐋𝐞𝐬 𝐥𝐢𝐦𝐢𝐭𝐞𝐬 𝐪𝐮'𝐨𝐧 𝐧'𝐚 𝐩𝐚𝐬 𝐨𝐬𝐞́ 𝐦𝐞𝐭𝐭𝐫𝐞.

Dans cette vidéo, je t'explique pourquoi les conflits sont souvent le résultat de tous ces non-dits qui finissent par déborder dans ta relation.

🦫 En regardant la vidéo: 𝐞𝐬𝐭-𝐜𝐞 𝐪𝐮𝐞 𝐜𝐞𝐭𝐭𝐞 𝐢𝐦𝐚𝐠𝐞 𝐝𝐞 𝐥𝐚 𝐦𝐚𝐢𝐬𝐨𝐧 𝐝𝐞 𝐜𝐚𝐬𝐭𝐨𝐫 𝐪𝐮𝐢 𝐝𝐞́𝐛𝐨𝐫𝐝𝐞 𝐭𝐞 𝐩𝐚𝐫𝐥𝐞?

💥 Est-ce que les couples se chicanent vraiment à cause des poubelle...

❤️ 𝐏𝐞𝐭𝐢𝐭 𝐦𝐨𝐦𝐞𝐧𝐭 𝐩𝐨𝐮𝐫 𝐫𝐞𝐜𝐨𝐧𝐧𝐚𝐢̂𝐭𝐫𝐞 𝐥𝐞𝐬 𝐞𝐟𝐟𝐨𝐫𝐭𝐬 𝐝𝐞 𝐦𝐚 𝐜𝐥𝐢𝐞𝐧𝐭𝐞̀𝐥𝐞 ❤️Tu fais des démarches sur toi… même quand c’est inconfo...
05/05/2026

❤️ 𝐏𝐞𝐭𝐢𝐭 𝐦𝐨𝐦𝐞𝐧𝐭 𝐩𝐨𝐮𝐫 𝐫𝐞𝐜𝐨𝐧𝐧𝐚𝐢̂𝐭𝐫𝐞 𝐥𝐞𝐬 𝐞𝐟𝐟𝐨𝐫𝐭𝐬 𝐝𝐞 𝐦𝐚 𝐜𝐥𝐢𝐞𝐧𝐭𝐞̀𝐥𝐞 ❤️

Tu fais des démarches sur toi… même quand c’est inconfortable.
Tu essaies de mettre des mots… même quand c’est mêlant.
Tu continues d’avancer… même quand c’est difficile.

Et ça, ça mérite d’être reconnu 👏

𝐏𝐄𝐓𝐈𝐓 𝐂𝐋𝐈𝐍 𝐃'𝐎𝐄𝐈𝐋 𝐀𝐔𝐗 𝐇𝐎𝐌𝐌𝐄𝐒

Regarde la vidéo ici : https://www.youtube.com/watch?v=-Jmps32nWA4

Tu es pressée, met la vitesse à 2.0 (haha)

Si ça résonne pour toi, je suis là pour t’accompagner.
👉 CynthiaTherapeute.com

Dans cette vidéo, je prends un moment pour nommer ce que je vois chez les personnes que j’accompagne car c'est précieux les efforts et j'ai envie de les reco...

𝐇𝐨𝐦𝐦𝐚𝐠𝐞 𝐚̀ 𝐂𝐥𝐨𝐜𝐡𝐞𝐭𝐭𝐞 🐾As-tu déjà perdu un animal ?Le moment où j’ai compris que le temps était compté. Le combat intérie...
04/09/2026

𝐇𝐨𝐦𝐦𝐚𝐠𝐞 𝐚̀ 𝐂𝐥𝐨𝐜𝐡𝐞𝐭𝐭𝐞 🐾

As-tu déjà perdu un animal ?
Le moment où j’ai compris que le temps était compté. Le combat intérieur entre la garder encore… ou la laisser partir. La journée où j’ai dû prendre la décision de l’euthanasier.

𝑬𝒕 𝒔𝒖𝒓𝒕𝒐𝒖𝒕…𝒍𝒆 𝒗𝒊𝒅𝒆 𝒂𝒑𝒓𝒆̀𝒔.
Le silence dans la maison. Les réflexes qui restent. Son absence qui prend toute la place.

Dans mon témoignage, je te raconte 𝐦𝐨𝐧 𝐩𝐫𝐞́-𝐝𝐞𝐮𝐢𝐥, 𝐥𝐚 𝐣𝐨𝐮𝐫𝐧𝐞́𝐞 𝐝𝐞 𝐬𝐨𝐧 𝐞𝐮𝐭𝐡𝐚𝐧𝐚𝐬𝐢𝐞, 𝐞𝐭 𝐜𝐨𝐦𝐦𝐞𝐧𝐭 𝐜𝐞𝐭𝐭𝐞 𝐩𝐞𝐫𝐭𝐞 𝐦’𝐚 𝐭𝐫𝐚𝐧𝐬𝐟𝐨𝐫𝐦𝐞́𝐞.

Parce que perdre un animal, ce n’est pas “juste un animal”.
C’est un lien.
Un amour.
Une partie de notre vie.

Et peut-être que toi aussi … tu portes un deuil comme celui-là.
Si c’est le cas, j’aimerais que tu saches ceci : tu n’es pas seul(e).

𝐒𝐢 𝐭𝐮 𝐚𝐬 𝐞𝐧𝐯𝐢𝐞 𝐝𝐞 𝐦𝐞 𝐩𝐚𝐫𝐥𝐞𝐫 𝐝𝐞 𝐭𝐨𝐧 𝐚𝐧𝐢𝐦𝐚𝐥 𝐝𝐞́𝐜𝐞́𝐝𝐞́, 𝐧’𝐡𝐞́𝐬𝐢𝐭𝐞 𝐩𝐚𝐬 𝐚̀ 𝐥𝐚𝐢𝐬𝐬𝐞𝐫 𝐮𝐧 𝐜𝐨𝐦𝐦𝐞𝐧𝐭𝐚𝐢𝐫𝐞… 𝐭𝐮 𝐞𝐬 𝐥𝐞/𝐥𝐚 𝐛𝐢𝐞𝐧𝐯𝐞𝐧𝐮(𝐞)...

🎧 𝐄́𝐜𝐨𝐮𝐭𝐞𝐫 𝐢𝐜𝐢 :
SPOTIFY: https://open.spotify.com/show/25aOeFOaFVMd7hsi0W4nzM
YOU TUBE: https://www.youtube.com/watch?v=eJQ00xBuk4Q

N’hésite pas à partager mon témoigna ge à quelqu’un qui en aurait besoin 💔

Hommage à Clochette 🐾Dans mon témoignage profondément personnel, je te partage le deuil de ma chienne Clochette. À travers mon vécu, je t’emmène dans les di...

03/13/2026

Je trouve cet atelier vraiment hors du commun. 🐾🤍

Créer de ses propres mains l’urne de son compagnon animal…
un moment intime pour honorer son amour, se souvenir et poser un geste rempli de sens.

Dans un espace doux et bienveillant, vous pouvez choisir le modèle, la couleur et la gravure, pour créer une pièce unique, à son image.

Atelier disponible en privé ou en petit groupe.
Les premières dates commencent à la fin mars.

Si vous vivez un deuil animalier — ou connaissez quelqu’un qui traverse cette épreuve — je vous invite à découvrir ce magnifique projet.

J’ai eu les larmes aux yeux, en lisant ce texte! Sachez que vous n’êtes pas seul 🫶Qu’est-ce que vous portez aujourd’hui?...
01/28/2026

J’ai eu les larmes aux yeux, en lisant ce texte!
Sachez que vous n’êtes pas seul 🫶

Qu’est-ce que vous portez aujourd’hui?

👉 Cynthiatherapeute.com

J’ai verrouillé la porte de la salle de classe. Le clic métallique résonna comme un coup de feu dans le silence soudain.
Je me tournai vers les vingt-cinq élèves de terminale qui me fixaient. C’était la promotion 2026. Ils étaient censés être les « Zoomers », les natifs du numérique, la génération qui avait tout compris. Mais de là où je me tenais, en regardant leurs visages éclairés par la lumière bleutée de téléphones dissimulés, ils avaient surtout l’air épuisés.
« Rangez vos téléphones, » dis-je. Ma voix était calme, mais ils m’entendirent. « Éteignez-les. Pas en mode silencieux. Éteints. »
Il y eut un grognement, un mouvement collectif de corps sur des chaises en plastique, mais ils obéirent.
Depuis trente ans, j’enseigne l’Histoire dans cette ville ouvrière et rugueuse de Pennsylvanie. J’ai vu les usines fermer. J’ai vu les opioïdes s’infiltrer comme un brouillard. J’ai vu les disputes à la maison se transformer en guerres à la télévision.
Sur mon bureau reposait un vieux sac militaire vert olive. Il appartenait à mon père. Il sent la toile usée et l’essence. Il est taché. Il est laid.
Pendant le premier mois de cours, les élèves l’ont ignoré. Ils pensaient que ce n’était que « le bazar de M. Miller ». Ils ne savaient pas que c’était l’objet le plus lourd de tout le bâtiment.
Cette promotion était fragile. C’est le seul mot qui convienne. Il y avait les joueurs de football qui marchaient avec une assurance visiblement travaillée. Il y avait les élèves de théâtre, trop bruyants, essayant d’étouffer le silence. Il y avait les discrets, ceux qui portaient des sweats à capuche en septembre, tentant de disparaître dans les murs.
L’air de la pièce était épais. Pas de haine, mais d’épuisement. Ils avaient dix-huit ans et ils étaient déjà à bout.
« Je ne vais pas vous enseigner la Constitution aujourd’hui, » dis-je en traînant le lourd sac jusqu’au centre de la salle. Je le laissai tomber sur un tabouret. Boum.
Le bruit fit sursauter une fille au premier rang.
« Nous allons faire quelque chose de différent, » dis-je. « Je vais distribuer des fiches cartonnées blanches. »
Je parcourus les rangées, déposant une carte sur chaque bureau.
« J’ai trois règles. Si vous les enfreignez, vous sortez. » Je levai un doigt. « Règle numéro un : n’écrivez pas votre nom. C’est anonyme. Totalement. » « Règle numéro deux : honnêteté totale. Pas de blagues. Pas de mèmes. » « Règle numéro trois : écrivez la chose la plus lourde que vous portez. »
Une main se leva. C’était Marcus, le capitaine défensif de l’équipe de football. Un colosse, d’ordinaire toujours en train de plaisanter. Il avait l’air perplexe. « Qu’est-ce que vous voulez dire par “porter” ? Comme… des livres ? »
Je m’adossai au tableau blanc. « Non, Marcus. Je parle de ce qui te tient éveillé à trois heures du matin. Le secret que tu as peur de dire à voix haute parce que tu crois que les gens te jugeront. La peur. La pression. Le poids sur ta poitrine. »
Je les regardai droit dans les yeux. « On appelle ça “Le Sac”. Ce qui entre dans le sac reste dans le sac. »
La salle devint totalement silencieuse. La climatisation bourdonnait.
Pendant cinq minutes, personne ne bougea. Ils se regardaient, attendant que quelqu’un craque en premier.
Puis, une fille au fond — Sarah, excellente élève, coiffure parfaite — prit son stylo. Elle écrivit frénétiquement. Puis un autre. Puis un autre.
Marcus, le footballeur, fixa longtemps sa carte blanche. Sa mâchoire était crispée. Il avait l’air en colère. Puis il se pencha, protégeant sa feuille de son bras massif, et écrivit trois mots.
Quand ils eurent terminé, ils s’avancèrent un par un. Ils plièrent leurs cartes et les laissèrent tomber dans la gu**le ouverte du sac. C’était comme un rituel religieux. Une confession silencieuse.
Je refermai la fermeture éclair. Le bruit fut sec.
« Ça, » dis-je en posant la main sur la toile usée, « c’est cette classe. Vous vous regardez et vous voyez des maillots, du maquillage ou des notes. Mais ce sac ? C’est qui vous êtes vraiment. »
Je pris une profonde inspiration. Mon cœur battait à tout rompre. Comme toujours.
« Je vais lire ces messages à voix haute, » dis-je. « Et votre seul travail — le seul — est d’écouter. Pas de rires. Pas de chuchotements. Pas de regards vers le voisin pour deviner qui a écrit quoi. On porte le poids. Ensemble. »
J’ouvris le sac. J’y plongeai la main et sortis la première carte. Je la dépliai. L’écriture était tremblée.
« Mon père a perdu son emploi à l’usine il y a six mois. Il met un costume tous les matins et part pour que les voisins ne sachent pas. Il reste assis dans sa voiture au parc toute la journée. Je sais qu’il pleure. J’ai peur qu’on perde la maison. »
La pièce sembla se refroidir. Je tirai la suivante.
« Je transporte du Narcan dans mon sac à dos. Pas pour moi. Pour ma mère. Je l’ai trouvée bleue sur le sol de la salle de bain mardi dernier. Je lui ai sauvé la vie, puis je suis allé à l’école passer un contrôle de maths. Je suis épuisé. »
Je m’arrêtai. Je levai les yeux. Personne ne regardait son téléphone. Personne ne dormait. Ils fixaient le sac.
J’en sortis une autre.
« Je vérifie les issues chaque fois que j’entre dans un cinéma ou un supermarché. Je repère où me cacher si un tireur arrive. J’ai dix-huit ans et je planifie ma propre mort tous les jours. »
Une autre.
« Mes parents se détestent à cause de la politique. Ils hurlent sur la télé tous les soirs. Mon père dit que ceux qui votent pour “l’autre camp” sont mauvais. Il ne sait pas que je suis d’accord avec “l’autre camp”. Je me sens comme une espionne dans ma propre cuisine. »
Une autre.
« J’ai dix mille abonnés sur TikTok. Je publie des vidéos de ma vie parfaite. Hier soir, je me suis assise dans la do**he, l’eau coulant à fond pour que mon petit frère ne m’entende pas sangloter. Je n’ai jamais été aussi seul. »
Je continuai à lire. Pendant vingt minutes, la vérité se déversa de ce sac vert.
« Je suis gay. Mon grand-père est pasteur. Dimanche dernier, il a dit que “ces gens-là” étaient brisés. Je l’aime, mais je crois qu’il me déteste — et il ne sait même pas que c’est moi. »
« On fait semblant que le Wi-Fi ne marche pas, mais je sais que maman n’a encore pas pu payer la facture. Je mange à la cantine gratuite parce qu’il n’y a rien dans le frigo. »
« Je ne veux pas aller à l’université. Je veux être mécanicien. Mais mes parents ont un autocollant sur leur voiture : “Parents fiers d’un futur étudiant”. J’ai l’impression d’être déjà une déception. »
Et enfin, la dernière. Celle qui fit disparaître l’air de la pièce.
« Je ne veux plus être là. Le bruit est trop fort. La pression est trop lourde. J’attends juste un signe pour rester. »
Je pliai lentement la carte. Je la reposai délicatement dans le sac.
Je levai les yeux.
Marcus, le linebacker réputé dur, avait la tête enfouie dans ses mains. Ses épaules tremblaient. Il ne se cachait pas. Sarah, la fille aux notes parfaites, tendait la main par-dessus l’allée, tenant celle d’un garçon au khôl noir qui s’asseyait d’ordinaire seul. Il s’y accrochait comme à une bouée.
Les barrières avaient disparu. Les clans étaient dissous.
Ils n’étaient plus des sportifs, des intellos, des libéraux ou des conservateurs. C’étaient juste des enfants. Des enfants traversant une tempête sans parapluie.
« Voilà, » dis-je, la voix légèrement brisée. « Voilà ce que nous portons. »
Je refermai le sac. Le bruit était définitif.
« Je vais le remettre au mur. Il restera ici. Vous n’avez plus à le porter seuls. Pas ici. Dans cette salle, nous sommes une équipe. »
La sonnerie retentit. D’ordinaire, elle déclenche une ruée. Ce jour-là, personne ne bougea.
Lentement, calmement, ils commencèrent à ranger leurs affaires. Puis quelque chose se produisit que je n’oublierai jamais.
Quand Marcus passa près du tabouret, il ne se contenta pas de passer. Il s’arrêta. Il tendit la main et tapa doucement le sac, deux petits coups. Je suis là.
Puis l’élève suivante. Elle posa sa paume sur la sangle une seconde. Puis le garçon qui avait écrit à propos du Narcan. Il toucha la boucle métallique.
Chaque élève toucha ce sac en sortant. Ils reconnaissaient le poids. Ils disaient : je te vois.
J’enseigne l’histoire américaine depuis trois décennies. J’ai fait des cours sur la guerre de Sécession, la Grande Dépression et le mouvement des droits civiques. Mais cette heure-là fut la leçon la plus importante que j’aie jamais donnée.
Nous vivons dans un pays obsédé par la victoire. Par l’apparence de la force. Par la « vidéo des meilleurs moments » que nous publions sur les réseaux sociaux. Nous avons peur de nos propres fissures.
Et nos enfants ? Ils en paient le prix. Ils se noient dans le silence, côte à côte.
Ce soir-là, j’ai reçu un courriel. L’objet était vide. « Monsieur Miller. Mon fils est rentré à la maison aujourd’hui et m’a serré dans ses bras. Il ne m’avait pas serrée ainsi depuis ses douze ans. Il m’a parlé du sac. Il m’a dit qu’il s’était senti “vrai” pour la première fois au lycée. Il m’a dit qu’il allait mal. Nous allons chercher de l’aide. Merci. »
Le sac vert est toujours accroché à mon mur. Il ressemble à un déchet pour quiconque entre ici. Mais pour nous, c’est un monument.
Écoutez-moi.
Regardez autour de vous aujourd’hui. La femme devant vous à la caisse qui achète des céréales premier prix. L’adolescent avec un casque dans le bus. L’homme qui crie à propos de la politique sur Facebook.
Ils portent tous un sac que vous ne pouvez pas voir. Il est rempli de peur, d’inquiétudes financières, de solitude, de traumatismes.
Soyez bienveillants. Soyez curieux. Arrêtez de juger la surface et souvenez-vous du poids caché dessous.
N’ayez pas peur de demander aux gens que vous aimez : « Qu’est-ce que tu portes aujourd’hui ? »
Vous pourriez bien sauver une vie.

01/25/2026

😡 La colère est l’une des émotions humaines les plus mal comprises.
Elle est rarement une émotion primaire. Dans la majorité des cas, elle recouvre des affects plus vulnérables tels que la tristesse, le chagrin ou la honte.

Lorsque la douleur d’une personne est ignorée, minimisée ou invalidée sur une longue période, elle peut devenir désespérée d’être enfin entendue. Dans ce contexte, la colère apparaît comme une stratégie d’adaptation : elle devient un moyen d’attirer l’attention et de créer du lien, là où l’expression de la tristesse n’a jamais été accueillie.

Être bruyant, explosif ou menaçant permet d’obtenir ce que la vulnérabilité n’a pas permis d’obtenir : faire en sorte que les autres s’arrêtent et écoutent. Même lorsqu’elle est négative, cette interaction reste une forme de connexion. Derrière tout comportement mal adapté se cache une tentative de lien humain.

On reconnaît souvent les personnes qui n’ont jamais eu l’opportunité d’être vulnérables à un signe récurrent : quelle que soit la situation, leur réponse émotionnelle dominante est la colère. Elle devient leur émotion principale, non pas parce qu’elle est la plus authentique, mais parce que c’est la seule qu’elles savent exprimer.

La colère procure également un bénéfice secondaire : un sentiment illusoire de contrôle. Elle peut faire taire une pièce, dominer une conversation et éviter le contact avec des affects plus profonds, perçus comme faibles ou dangereux. Pourtant, ce contrôle est fictif. En réalité, c’est la colère qui finit par gouverner la vie de la personne.

Avec le temps, elle détériore les relations, le travail, la vie familiale et les amitiés. Elle érode la confiance des autres et alimente un cercle vicieux qui renforce encore davantage la colère.

Les problèmes de colère sont, au fond, des problèmes de tristesse non reconnue.
Ils sont aussi des problèmes de vulnérabilité.
Tant qu’une personne n’est pas prête à ressentir l’inconfort, la fragilité et la douleur sous-jacente, la colère continuera de s’imposer comme mode d’expression dominant.

MERCI à mes nombreux clients qui me font confiance en thérapie.Vous me permettez de vous accompagner dans vos vulnérabil...
12/31/2025

MERCI à mes nombreux clients qui me font confiance en thérapie.

Vous me permettez de vous accompagner dans vos vulnérabilités, vos prises de conscience, vos élans de changement… et en même temps, vous me faites grandir comme humaine et comme thérapeute.

Votre courage d’oser regarder à l’intérieur, de vouloir évoluer, de choisir de ne pas rester figé dans ce qui fait mal, est profondément inspirant.

𝐁𝐫𝐚𝐯𝐨 𝐩𝐨𝐮𝐫 𝐯𝐨𝐭𝐫𝐞 𝐞𝐧𝐠𝐚𝐠𝐞𝐦𝐞𝐧𝐭 𝐞𝐧𝐯𝐞𝐫𝐬 𝐯𝐨𝐮𝐬-𝐦𝐞̂𝐦𝐞𝐬.

Bonne année 2026 à tous :)

Adresse

BoUlica De L'aéroport
Gatineau, QC
J8R2Z9

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