06/23/2026
Depuis quelque temps, une situation me préoccupe.
20 ans passés, j’ai commencé ma formation en massothérapie. J’apprenais un métier de contact, un métier d’observation, un métier où l’on développe autant ses mains que son jugement clinique. Les échanges avec les enseignants, les démonstrations, les corrections en direct, les pratiques répétées entre étudiants faisaient partie intégrante de l’apprentissage.
Aujourd’hui, de ce plus en plus de formations sont offertes majoritairement en ligne. Bien sûr, la technologie apporte de nombreux avantages : accessibilité, flexibilité et conciliation avec les réalités de la vie moderne.
Mais je me demande parfois ce que nous risquons de perdre en chemin.
Peut-on vraiment apprendre à observer une posture, à percevoir une tension tissulaire, à développer une qualité de toucher thérapeutique ou à recevoir une correction précise sur une manœuvre à travers un écran ?
La massothérapie est une profession qui demande des connaissances, certes, mais aussi une présence, une écoute, une sensibilité et un savoir-faire qui se développent au contact des autres.
Je ne crois pas que la question soit de choisir entre le passé et l’avenir. Je crois plutôt qu’il faut se demander quel type de professionnels nous souhaitons former pour les prochaines décennies.
Quelle place devrait occuper le présentiel dans la formation des futurs massothérapeutes ? Sommes-nous en train de moderniser l’enseignement ou de nous éloigner doucement de l’essence même de notre métier ?
👐Et bien moi, j'y crois au présentiel. J'y crois à la présence exaltante d'un groupe, aux échanges humains chaleureux. Ca fait grandir, ca crée un réseau, ca apprends mieux.
Parce que la qualité de la formation d’aujourd’hui façonnera la crédibilité de notre profession demain.
Je suis fière de dire que j'enseigne 100% en présentiel et que j'y mets tout mon coeur.
Isabelle Tremblay, Formatrice.🫶
www.sinstruire.com
École de formation professionnelle en massothérapie de l’Outaouais