08/09/2026
L'histoire de Caroline Goulet est touchante. Atteinte d'une forme très agressive de sclérose en plaques, elle a choisi de faire don de ses organes avant de recevoir l'aide médicale à mourir. Son geste permettra d'aider plusieurs personnes et elle a aussi donné son cerveau à la recherche afin de faire avancer les connaissances sur cette maladie encore mal comprise.
Ce qui me frappe dans tout ça, c'est qu'on célèbre avec raison les greffes et les avancées médicales, mais qu'on parle beaucoup moins de prévention et d'habitudes de vie, qui pourraient pourtant réduire le besoin d'y recourir.
C'est sûr qu'on ne peut pas empêcher toutes les maladies. Par contre, plusieurs des problèmes de santé qui finissent par endommager des organes sont liés à des maladies chroniques comme le reflux chronique, l'insomnie, l'anxiété, l'hypertension, les maladies rénales chroniques, les maladies cardiovasculaires, etc.
Quand il est temps de prendre des pilules ou qu'un organe doit être remplacé, la médecine est très avancée. Mais même la meilleure greffe ne remplace jamais parfaitement l'organe d'origine, et la meilleure pilule ne remplacera jamais de saines habitudes de vie. Sachant que notre système gagnerait à mettre autant d'énergie sur la prévention que sur les traitements, je me demande pourquoi elle n'est pas mise de l'avant et pourquoi les spécialistes dans le domaine ne sont pas reconnus (contrairement au reste du Canada).
Si on aidait davantage les gens à conserver leurs organes en santé avant que les problèmes apparaissent, est-ce qu'on verrait moins de maladies chroniques, moins de greffes, moins de cancers et moins de pression sur le système de santé?
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Source : Journal de Montréal, 4 août 2026, « Ils pourront vivre à ma place : une femme de 47 ans sauve d'autres vies en mettant fin à la sienne ».