09/01/2026
NAITRE FILLE UNE HORREUR ABSOLUE en Chine, jusqu’en 1912 .
« Au sein d’une famille riche et bourgeoise était l’horreur absolue à cause d’une coutume ancestrale: la torture pour les filles.
Dans la Chine impériale les femmes des riches bourgeois ou de la noblesse se devaient d'avoir les pieds bandés : ce fut une coutume chinoise d'atrophie des pieds des petites filles riches - jamais les paysannes puisqu'elles devaient travailler aux champs ! - qui se développaient nanifiés dans d'atroces souffrances pendant leur croissance .
Les hommes considéraient ces déformations comme ér*****es. Elles étaient un signe de noblesse et de richesse puisqu'ainsi elles ne pouvaient pas travailler.
C'était aussi un redoutable moyen de contrôle de la mobilité et donc de la fuite éventuelle des femmes ainsi rendue impossible.
Juchées sur de hautes claquettes en bois qui ne permettaient qu'une démarche lente et entravée, cette coutume ancestrale a été interdite par la République de Chine mais inégalement appliquée. La pratique persista dans certaines régions pendant plusieurs décennies ; le pouvoir communiste l’a combattue beaucoup plus systématiquement après 1949. »
Voilà comment les femmes étaient considérées par les hommes : des esclaves malléables pour leur plaire !
Ailleurs, d’autres violences se sont exercées sur le corps des filles.
En Inde notamment, la préférence pour les garçons et le poids économique attribué aux filles, notamment à travers la dot, ont alimenté avortements sélectifs et discriminations.
En Mauritanie les filles maigres étaient rejetées par les hommes, et donc certaines jeunes filles étaient soumises au gavage pour les faire grossir en vue de les marier. Cette pratique hélas n’a pas totalement disparu.
Que reste-t-il aujourd’hui de cette longue histoire du corps féminin façonné pour répondre au regard et au désir des autres ?
Les contraintes ont changé de forme.
Aux pieds bandés et aux corsets ont succédé d’autres normes : minceur, jeunesse éternelle, injections, chirurgie esthétique… Bien sûr, rien de tout cela n’est comparable à une mutilation imposée dès l’enfance.
Mais une question demeure : jusqu’où nos choix sont-ils vraiment libres lorsque, depuis des générations, les femmes apprennent que leur valeur passe par leur apparence et leur capacité à plaire ?
Les normes sociales les plus puissantes sont peut-être celles que nous finissons par intérioriser au point de les prendre pour nos propres désirs.
La liberté ne consiste pas seulement à pouvoir transformer son corps. Elle consiste à pouvoir choisir de le transformer ou non et l’habiter pleinement en se sentant belle, désirable et digne d’être aimée.
Francine Baraban
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