06/08/2026
Journal
Cette semaine, la culpabilité s’est transformée en honte.
Comme si ce que j’avais fait ne suffisait pas… comme si c’était moi, au fond, qui n’allais pas.
Au début, je me dis que j’ai peut‑être mal agi, mal réagi.
Mais très vite, ça devient autre chose. Une impression plus profonde, plus lourde : celle d’être “trop”, ou “pas assez bien”. Comme si mes erreurs disaient quelque chose de moi, de qui je suis.
La honte, ce n’est pas juste ce que j’ai fait.
C’est ce que je crois être à cause de ça.
Elle me fait me replier.
Me faire plus discrète, parler moins, prendre moins de place. Comme si disparaître un peu pouvait réparer ce que je pense avoir abîmé.
C’est une sensation difficile à expliquer.
Elle brûle doucement, en silence. Et même quand personne ne me juge, je me juge à leur place.
Cette semaine, j’essaie de mettre un peu de lumière là‑dessus.
De me rappeler que faire une erreur ne fait pas de moi une mauvaise personne. Que ressentir fort ne veut pas dire être “trop”.
J’apprends, lentement, à faire la différence entre ce que je fais… et ce que je suis.
À me donner un peu de compassion, même quand c’est inconfortable.
La honte est encore là.
Mais peut‑être que je n’ai pas besoin de disparaître pour qu’elle passe 🌱