08/20/2026
Annoncer à quelqu'un que son problème va sûrement revenir, c'est déjà l'en protéger...
Cela semble à l'envers du bon sens. En consultation, il m'arrive pourtant de prévenir qu'un symptôme réapparaîtra probablement, et ce n'est ni du pessimisme, ni une prophétie que je poserais sur la personne.
C'est qu'une fois cette phrase dite, il n'y a plus de mauvaise issue. Si le problème revient, c'était annoncé : ce n'est pas un échec, pas la preuve que rien ne marche, seulement une étape prévue.
La panique 😳 du « je régresse » n'a plus de prise. Et s'il ne revient pas, tant mieux, c'est un progrès.
Surtout, cela désamorce le vrai poison, qui n'est pas le symptôme mais la peur de son retour. Car guetter la rechute, la surveiller, c'est déjà la convoquer. On finit par produire ce qu'on redoute d'observer.
Un progrès avance rarement en ligne droite. Il zigzague. Quand on l'a dit d'avance, un creux cesse d'être vécu comme une chute, il redevient ce qu'il est : un creux.
Retirer à la rechute son pouvoir de dramatisation, c'est souvent lui retirer la moitié de sa force.
Parlons-en ensemble lors de ta première séance! 😊