10/21/2025
Cette semaine, j'ai reçu un cadeau précieux.
Une humaine qui m'est chĂšre m'a permis de l'accompagner. Elle portait une lourdeur dans son corps. Une lourdeur envahissante, souffrante. Une lourdeur qu'elle n'arrivait pas Ă nommer, qui l'empĂȘchait de bouger.
Lentement, ensemble, on s'en est approchées. En douceur. En se rappelant qu'elle était en sécurité.
On lui a donné de la place, à cette lourdeur qui voulait exprimer tant de choses, depuis si longtemps.
En fait, ce n'est pas « on ».
C'est cette magnifique humaine qui a eu le courage de toucher Ă une partie d'elle qui a souffert et qui avait besoin d'ĂȘtre entendue, d'ĂȘtre validĂ©e.
Ma présence était rassurante et sécurisante, mais ultimement, c'est de sa propre présence qu'elle avait besoin. Elle avait besoin de reconnaßtre cette partie qui avait trop longtemps été oubliée, ignorée, camouflée, reniée.
Je suis honorĂ©e qu'elle m'ait laissĂ©e l'accompagner pour leurs retrouvailles, pour l'amour qu'elle a donnĂ© Ă cette partie d'elle-mĂȘme qui avait tant besoin d'ĂȘtre vue.
AprĂšs ce grand moment d'Ă©motions, ses yeux Ă©taient plus clairs. Brillants, mĂȘme. Tout le monde pouvait cohabiter Ă l'intĂ©rieur d'elle.
C'était touchant.
Parfois, un malaise physique, c'est une partie de nous qui veut exprimer une émotion. Cette émotion a besoin de s'exprimer pour qu'ensuite, la paix puisse prendre sa place.