08/10/2026
D'aucun appelle ça des « micropauses ».
J’aime l’expression. J’y vois aussi une occasion de pratiquer quelque chose de plus large : la gestion du stress en temps réel.
Parce qu’il existe beaucoup de situations où nous aurions besoin de nous réguler, mais où nous ne pouvons tout simplement pas nous arrêter.
Mais ne pas pouvoir s’arrêter ne signifie pas qu’on ne peut pas revenir à soi.
Parfois, le temps d’une seule respiration lente et volontairement allongée suffit à créer cette micropause.
Une inspiration d’environ cinq secondes. Une expiration légèrement plus longue.
Une dizaine de secondes pour sentir l’ampliation du thorax, la mise en tension des tissus, nos appuis, notre tonus, puis accompagner consciemment l’expiration.
Nous ne nous coupons pas de ce qui se passe autour de nous. Nous repondérons notre attention.
Et c’est là que la micropause devient une véritable compétence corporelle :
la capacité de reconfigurer momentanément son attention et son rapport perceptif à soi, au milieu même de l’action.
C’est au cœur de ce que j’appelle la littératie corporelle.
Parce que la compétence corporelle ne commence pas lorsque nous quittons notre vie quotidienne pour pratiquer.
Elle prend tout son sens lorsqu’elle devient mobilisable au milieu de la vie quotidienne.
J’ai crée un cours de littératie corporelle pour adulte : www.dumouvement.com