07/31/2026
Je pense qu’au fond, c’était écrit.
Ce qui m’a toujours le plus fascinée, ce n’était pas seulement l’alimentation. C’était la relation qu’on entretient avec soi-même, avec notre corps, avec nos émotions.
Puis, l’an dernier, j’ai traversé un burnout. À ce moment-là, j’avais l’impression que mon corps travaillait contre moi. Je le poussais constamment. Je voulais qu’il continue, qu’il performe, qu’il suive le rythme que moi j’avais décidé. J’étais frustrée de ne plus reconnaître mon énergie, de ne plus comprendre ce qui m’arrivait.
Avec le recul, je réalise que mon corps n’a jamais été contre moi. Il essayait de me protéger. Il avait commencé par chuchoter, mais comme je ne l’écoutais pas, il a fini par crier. Et je n’ai plus eu le choix de l’écouter.
C’est pendant cette période que j’ai découvert les approches somatiques. Plus j’en apprenais, plus je comprenais le lien entre notre système nerveux, notre corps et notre façon de manger. J’ai eu un immense déclic. J’ai compris que le corps possède une intelligence incroyable et qu’on nous apprend très peu à écouter ce qu’il essaie de nous dire.
Aujourd’hui, j’apprends encore à mieux l’écouter, un jour à la fois. Je ne crois pas que notre corps soit un obstacle à contourner ou un problème à réparer. Je crois qu’il possède une sagesse. Et lorsqu’on apprend à l’honorer plutôt qu’à le combattre, il peut nous guider vers des choix beaucoup plus alignés avec ce dont on a réellement besoin.
Avec le recul, j’arrive à être reconnaissante pour ce burnout. Je ne souhaite cette épreuve à personne, mais elle m’a transformée. Elle m’a rapprochée de moi-même, elle m’a menée vers la nutrition somatique et, surtout, vers une carrière qui me ressemble profondément.