Dr. Jean-Paul Brutus

Dr. Jean-Paul Brutus Hand Surgeon | Medico-Legal Expert | Author
Chirurgien de la main | Expert médico-légal | Auteur

06/20/2026
One month to go.It is hard to believe, but after years of writing, revising, and editing, More Likely Than Not will be r...
06/13/2026

One month to go.

It is hard to believe, but after years of writing, revising, and editing, More Likely Than Not will be released in just one month.

Set in Montreal, this medical-legal thriller explores what happens when a seemingly straightforward malpractice case begins to unravel, revealing secrets, conflicting narratives, and uncomfortable truths.

As a surgeon, I spend my days searching for answers. Writing this novel allowed me to explore what happens when the answers are far less clear.

Thank you to everyone who helped bring this story to life.

📖 More Likely Than Not
📅 July 14, 2026

Plus qu’un mois avant la sortie.Après plusieurs années d’écriture, de révision et d’édition, je suis heureux d’annoncer ...
06/13/2026

Plus qu’un mois avant la sortie.

Après plusieurs années d’écriture, de révision et d’édition, je suis heureux d’annoncer que mon nouveau roman, More Likely Than Not, sera publié le 14 juillet 2026.

Se déroulant à Montréal, l’histoire débute par ce qui semble être une simple poursuite pour faute médicale. Mais à mesure que l’enquête progresse, les certitudes s’effritent, les preuves sont remises en question et la vérité devient de plus en plus difficile à cerner.

Inspiré par mon expérience en médecine, ce roman explore les thèmes de la justice, des préjugés, de la responsabilité et des choix difficiles lorsque les enjeux sont importants.
One month to go. Plus qu’un mois.

After years of writing, revising, and editing, I am pleased to announce that my newest novel, More Likely Than Not, will be released on July 14, 2026.

Set in Montreal, the story begins with what appears to be a straightforward medical malpractice case. As the investigation unfolds, assumptions are challenged, evidence is questioned, and the search for truth becomes increasingly complex.

Drawing on my experience in medicine, the novel explores themes of justice, bias, accountability, and the difficult decisions people make when the stakes are high.

Thank you. Merci.

📖 More Likely Than Not
📅 July 14 / 14 juillet 2026

Un collègue, Dr Steven Palanchuck, vient de publier un texte important dans La Presse sur la santé mentale des médecins....
05/02/2026

Un collègue, Dr Steven Palanchuck, vient de publier un texte important dans La Presse sur la santé mentale des médecins.
Je vous en partage l’essentiel ici, parce que c’est un sujet dont on parle encore trop peu… et souvent trop t**d.
Depuis plusieurs mois, nous perdons des médecins.
Pas seulement des collègues. Des humains.
Et pourtant, nous ne savons même pas les compter précisément.
Nous ne mesurons pas réellement le problème.
Nous ne suivons pas de façon globale ce qui précède ces drames :
la détresse
l’épuisement
les arrêts de travail
la peur de consulter
les départs prématurés
Les signaux existent.
Mais ils sont dispersés, fragmentés, invisibles à l’échelle du système.
En médecine, nous sommes formés à agir sur ce que nous mesurons.
Mais ici, nous avançons à l’aveugle.
Ce qui n’est pas mesuré… n’est pas soigné.
Et pendant ce temps, un autre phénomène s’installe, plus subtil.
Dans la déclaration annuelle obligatoire du Collège des médecins du Québec, une nouvelle question a été introduite :
« Souffrez-vous présentement d’une condition physique ou mentale […] qui pourrait compromettre votre capacité d’exercer de façon sécuritaire et compétente? »
Sur le plan strictement légal, la question vise une atteinte actuelle et fonctionnelle.
Mais dans la réalité vécue, elle est souvent perçue autrement.
Beaucoup de médecins se demandent :
Que dois-je déclarer exactement?
Qui aura accès à cette information?
Quelles seront les conséquences?
Combien de temps ces données seront-elles conservées?
Et si la réponse est “oui” ?
Elle entraîne généralement des démarches supplémentaires :
des questions complémentaires
parfois une attestation du médecin traitant
une certaine incertitude sur la suite administrative
Même si l’intention est de protéger le public, la perception peut être différente.
Et cette perception compte.
Parce qu’un médecin en difficulté ne réfléchit pas comme un observateur externe.
Il calcule :
combien de temps il peut encore tenir
qui le remarquera
ce que cela laissera comme trace pour son avenir professionnel
Si, en plus, s’ajoute une incertitude administrative… il peut attendre encore.
Et attendre, en santé mentale, c’est souvent aggraver la situation.
Un autre point fondamental: les médecins les plus à risque ne sont souvent pas ceux qui vont répondre “oui”.
L’autocritique est souvent la première capacité que la maladie altère.
Ceux qui se déclarent sont souvent déjà en démarche.
Ceux qui vont mal… restent silencieux.
Nous nous retrouvons donc dans une situation paradoxale :
Nous avons des ressources importantes, comme le PAMQ
Nous avons des réflexions structurées, comme les États Généreux
Nous savons que la détresse existe
Mais nous n’avons pas encore une vision claire et globale, un système de détection précoce et un cadre pleinement rassurant pour demander de l’aide
La question n’est plus de savoir si le problème existe, mais de savoir pourquoi, collectivement, nous continuons à le voir trop t**d.
Parler de santé mentale des médecins n’est pas un luxe.
Ce n’est pas non plus un sujet marginal.
C’est un enjeu de santé publique.
Nous avons tous un rôle à y jouer.

Nous sommes des humains avant d’être des médecins.Cette semaine, j’ai publié un texte sur le su***de d'une jeune femme m...
04/26/2026

Nous sommes des humains avant d’être des médecins.

Cette semaine, j’ai publié un texte sur le su***de d'une jeune femme médecin.
Depuis, en message privé, on m’a informé d’un second décès par su***de d’un médecin au Québec.
Deux en un seul mois.
Le premier a été médiatisé. Le second est passé sous silence, comme c'est trop souvent le cas.

Nous sommes des humains, en dessous de notre blouse blanche et derrière notre titre de docteur.

Et en tant qu’humains, nous pleurons aussi.
Pas toujours avec des larmes. Souvent en silence.
Nous voyons des choses que personne ne devrait voir.

Des enfants qui meurent.
Des personnes âgées qui s’éteignent dans la solitude.
Des mains, des bras et des jambes arrachés dans des accidents violents.
Des visages dévorés par le cancer, méconnaissables.
Des jeunes mères qui meurent sur la table d’opération.
Des familles brisées au milieu de la nuit par un appel que nous devons passer.
Nous reconstruisons des visages après des tentatives de su***de… pour entendre parfois, quelques jours plus t**d, la même personne dire qu’elle va recommencer. Je l'ai vécu.

C’est ça, la médecine.
Ce ne sont pas des anecdotes.
C’est notre réalité quotidienne.
Et ces images, ces cris, ces silences s’impriment en nous.
Ils s’accumulent.
Ils deviennent physiques.
Ils nous changent.
On nous apprend très tôt à compartimenter, à continuer, à passer au prochain cas sans pause.
On nous dit que c’est la force.
Que c’est la résilience.
Mais ce n’est pas de la faiblesse que de ressentir tout ça.
C’est d’être humain.

La vraie question n’est pas « Pourquoi est-ce que je vis ça ? »
La vraie question est : Pourquoi a-t-on construit un système qui exige de nous que nous continuions comme si rien ne nous atteignait ?

À tous mes collègues médecins,
Si vous portez ces images en vous,
si vous vous sentez épuisé, ou envahi par une tristesse que vous n’arrivez plus à contenir,
sachez que vous n’êtes pas seul.
Appelez dès maintenant :
PAMQ → 1 800 387-4166
ou
1 866 APPELLE (1 866 277-3553)
Le Programme d’aide aux médecins du Québec est là pour vous, de façon strictement confidentielle, sans jugement et sans risque pour votre carrière.
Nous sommes des humains d’abord.
Protégeons-nous comme nous protégeons nos patients.

Après 33 ans à prendre soin de patients au Québec, un autre su***de d’un médecin m’a brisé le cœur… et je ne peux plus m...
04/24/2026

Après 33 ans à prendre soin de patients au Québec, un autre su***de d’un médecin m’a brisé le cœur… et je ne peux plus me taire.

Voici les 10 vérités les plus dures que j’ai apprises sur le su***de des médecins :

1. Les médecins ont l’un des risques les plus élevés de décès par su***de parmi toutes les professions, et les femmes médecins sont à risque encore plus élevé que leurs collègues masculins. Avec plus de 55 % de la main-d’œuvre médicale au Québec maintenant composée de femmes, cette crise nous frappe encore plus durement.

2. « Endure et passe au prochain cas » est le mot d’ordre en médecine. C’est mortel. Quand on absorbe la douleur et la souffrance des patients chaque jour sans exutoire sécuritaire, on finit par la porter dans son propre corps.

3. On n’est jamais vraiment en congé de son rôle de médecin — même en vacances.

4. Quand l’un de nous se su***de, personne ne le voit venir… parce qu’on est devenus experts pour cacher notre détresse (même les médecins qui semblent « heureux »).

5. Je connais personnellement 4 collègues qui ont mis fin à leurs jours. Et vous, collègue combien en connaissez vous personnellement ?

6. Ces su***des sont souvent cachés à cause de la honte, des problèmes d’assurance-vie et de la réputation des institutions tels que les hôpitaux et universités.

7. Personne ne collecte systématiquement ces données, et personne ne prépare adéquatement les étudiants en médecine à cet enjeu professionnel : près de 37 % des étudiants souffrent déjà d’épuisement professionnel, tandis que 46 % des médecins canadiens rapportent un épuisement professionnel élevé et 42 % des symptômes de dépression en pratique.

8. Les anesthésiologistes sont parmi les spécialités les plus à risque, et les médecins se su***dent souvent sur leur lieu de travail (hôpital ou clinique), contrairement à la population générale — là où ils ont été blessés.

9. Le système blâme souvent les médecins (« burnout », manque de résilience) au lieu de s’attaquer aux conditions inhumaines : pression administrative, manque de sommeil, harcèlement et absence de soins confidentiels sans risque pour la carrière.

10. Pour chaque médecin qui meurt ou devient incapable de pratiquer, des milliers de patients perdent leur médecin de famille ou leur spécialiste, et la pression augmente encore plus sur les collègues restants. C’est une véritable crise de santé publique.
Le silence et le déni ne sont plus acceptables.

Ça doit arrêter.
Le Québec ne plus continuer à perdre des collègues brillants et dévoués à cause d’un système qui nous apprend à ignorer notre propre douleur et frappe sur la tête des médecins pour des raisons politiques et démagogiques.

Chaque su***de de médecin est une perte humaine tragique, mais aussi des milliers de patients abandonnés et un fardeau supplémentaire sur le réseau déjà surchargé.
ll nous faut un vrai changement de culture : déstigmatisation, soutien confidentiel sans répercussions professionnelles, meilleur équilibre travail-vie, ressources obligatoires en bien-être et une collecte honnête de données.

À tous les médecins qui lisent ceci :
Vous n’êtes pas seul.e. Votre vie compte. Votre souffrance compte. Demandez de l’aide — aujourd’hui.
Ressources au Québec :

PAMQ (Programme d’aide aux médecins du Québec) → 1 800 387-4166 ou 514 397-0888
Ligne de prévention du su***de → 9-8-8 (24/7)

Brisons le silence ensemble avant de perdre un autre des nôtres.

Récemment, comme beaucoup de collègues, j’ai appris le décès par su***de de la Dre Karina Poliquin, pédiatre au Québec. ...
04/23/2026

Récemment, comme beaucoup de collègues, j’ai appris le décès par su***de de la Dre Karina Poliquin, pédiatre au Québec.
Je ne la connaissais pas personnellement. Mais ses mots ont circulé. Et ils frappent juste.
Parce qu’ils parlent de quelque chose que nous connaissons tous, sans toujours le dire.
Être médecin, c’est porter beaucoup.
Responsabilité. Attentes. Pression. Tout le temps.
Et souvent, en silence.
Dans son texte, elle décrit une première crise de panique.
Elle parle de fatigue, de culpabilité même les jours de congé.
Elle évoque aussi une atteinte à son autonomie et à son intégrité.
Et un système où il faut constamment faire plus, avec moins.
On lui reprochait aussi, indirectement, de ne pas être « assez productive » parce qu’elle prenait le temps avec ses patients.
Tout cela, nous l’avons déjà ressenti à différents degrés.
J’ai moi-même vécu deux épisodes de burnout , cet état où on est complètement vidé, où on continue de fonctionner, mais sans vraiment récupérer.
Pas par manque de résilience.
Pas par manque de passion.
Mais parce qu’à un moment donné, l’équilibre ne tenait plus.
J’ai aussi opéré le jour du décès de mon père.
Pas par obligation directe.
Pas par héroïsme.
Mais parce que, dans notre culture, on continue. Toujours.
Le lendemain des funérailles, bien sûr je travaillais aussi.
J’ai vécu des symptômes d’épuisement… et j’ai continué quand même.
Parce qu’il le fallait.
J’ai fini par aller chercher de l’aide.
Mais j’ai continué.
Alors quelle est la différence entre elle et moi?
Je ne sais pas.
Ce que je sais, par contre, c’est que nous, medecins, sommes très bons pour continuer à fonctionner… même quand ça ne va plus vraiment.
On est entraînés pour ça.
À rester performants malgré la fatigue.
À mettre de côté ce qu’on ressent pour faire le travail.
Et c’est précisément ce qui devient dangereux.
On parle beaucoup de « burnout ».
Comme si on était des bougies qui finissent par se consumer.
Mais ce n’est pas vraiment ça.
On ne brûle pas.
On arrête de se recharger.
Petit à petit.
Sans toujours s’en rendre compte.
Et pendant ce temps-là… on continue.
Parce qu’on est capables de continuer.
Parce qu’on est faits pour ça.
Aujourd’hui, je ne prétends pas comprendre ce qu’elle a vécu.
Ce serait trop simple. Et très probablement faux.
Mais je pense que son message mérite d’être entendu.
Et entre collègues, il va falloir faire plus que se demander « ça va? ».
Parce qu’on répond presque toujours oui.
Il va falloir apprendre à voir quand ça ne va pas.
À insister un peu.
À créer des espaces où on peut dire la vérité sans crainte.
Prendre soin des patients commence aussi par prendre soin de ceux qui les soignent.
Repose en paix, Karina Poliquin

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1140 Avenue Beaumont
Montreal, QC
H3P3P1

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