10/08/2026
L’OMS vient de dire NON aux médicaments amaigrissants et à la chirurgie pour traiter l’obésité chez les enfants de moins de 10 ans.
Et je vais probablement choquer avec ce que je vais dire :
Le problème n’est pas qu’on manque de médicaments pour faire maigrir nos enfants.
Le problème, c’est qu’on a créé un environnement qui les rend malades de plus en plus jeunes.
Avant de médicaliser un enfant, est-ce qu’on peut regarder ce qu’il mange chaque jour?
Les céréales « pour enfants ».
Les jus.
Les collations emballées.
Les yogourts ultra sucrés.
Les fast-foods devenus banals.
Les heures passées assis devant un écran.
Le manque de sommeil.
Le peu de mouvement.
Je ne dis PAS que l’obésité se résume à « mange moins et bouge plus ».
C’est justement beaucoup plus complexe.
Le poids est influencé par la génétique, l’environnement, le sommeil, l’activité physique, la santé métabolique, certains médicaments, les facteurs psychosociaux et probablement aussi par plusieurs interactions avec le microbiote intestinal.
Mais voilà ce qui me dérange :
on attend souvent que le métabolisme soit déjà profondément perturbé avant de s’intéresser aux habitudes qui le façonnent.
Un enfant est en plein développement.
Son cerveau se développe.
Son système hormonal se développe.
Son tissu osseux se construit.
Ses habitudes alimentaires se construisent.
Et son microbiote évolue lui aussi énormément durant l’enfance.
Alors pour moi, la vraie prévention commence beaucoup plus tôt que sur une prescription.
Pas en mettant les enfants au régime.
Pas en leur faisant compter leurs calories.
Et surtout pas en leur faisant honte de leur corps.
Mais en facilitant l’accès à de vrais aliments, en remettant le mouvement au quotidien, en protégeant leur sommeil et en arrêtant de considérer les produits ultra-transformés comme la base normale de l’alimentation d’un enfant.
Et soyons clairs : je ne mets pas ça uniquement sur le dos des parents.
Quand l’option la moins chère, la plus rapide, la plus publicisée et la plus accessible est souvent celle qui nourrit le moins bien… on a aussi un problème collectif.
L’OMS rapporte qu’en 2024, environ 170 millions de jeunes de 5 à 19 ans vivaient avec l’obésité dans le monde. La prévalence chez les 5-19 ans est passée d’environ 2 % en 1990 à 8 % en 2024.
Ça devrait nous faire réfléchir
Tu en penses quoi ?
Est-ce qu’on médicalise trop rapidement l’obésité… ou est-ce que les médicaments ont leur place beaucoup plus tôt qu’on pense?👇