Astuces de Psy / Le Cerveau en Hiver / Marie-Pier Lavoie, psychologue

Astuces de Psy / Le Cerveau en Hiver / Marie-Pier Lavoie, psychologue Astuces afin de guider, sensibiliser et conseiller les gens sur les façons d'améliorer leur santé mentale.

🕰️ Et si on abolissait enfin le changement d'heure?Récemment, la Chambre des représentants américaine a voté en faveur d...
07/20/2026

🕰️ Et si on abolissait enfin le changement d'heure?

Récemment, la Chambre des représentants américaine a voté en faveur de l'abolition des changements d'heure au profit de l'heure d'été permanente. Le projet de loi doit maintenant être étudié par le Sénat.

Cette avancée relance un débat qui nous concerne directement au Québec. Si l'on demandait l'avis de notre cerveau, sa réponse serait pourtant assez claire : il préférerait conserver l'heure normale toute l'année.

Pourquoi?

Parce que notre horloge biologique est principalement réglée par la lumière du matin.

Chaque matin, la lumière naturelle indique à notre cerveau qu'il est temps de se réveiller. Elle favorise la vigilance, stimule la production de sérotonine et freine la production de mélatonine, cette neurohormone qui prépare notre corps au sommeil.

Si nous conservions l'heure d'été durant tout l'hiver, le soleil se lèverait une heure plus t**d selon nos horloges.

Imaginez-vous quitter la maison à 7 h 45 un matin de janvier. Avec l'heure normale, l'aube est déjà bien amorcée. Avec l'heure d'été permanente, il ferait encore pratiquement nuit pendant une bonne partie du trajet. Plusieurs personnes auraient déjà commencé leur journée avant même de recevoir la lumière naturelle dont leur cerveau a besoin pour se synchroniser.

Cela signifierait :

🌅 moins de lumière naturelle le matin;
😴 davantage de mélatonine encore présente au réveil;
🥱 plus de difficulté à sortir du lit et à se concentrer;
🕒 un décalage entre notre horloge biologique et nos obligations sociales;
😔 davantage de fatigue et, chez certaines personnes, davantage de symptômes dépressifs.

Cette question est particulièrement importante pour les personnes vivant avec une dépression saisonnière. Au Québec, où la lumière est déjà limitée entre octobre et avril, chaque minute de lumière matinale compte.

D'ailleurs, plusieurs spécialistes du sommeil et des rythmes circadiens recommandent de conserver l'heure normale permanente puisqu'elle correspond davantage au rythme naturel du soleil.

Fait intéressant : la Saskatchewan et le Yukon ont déjà abandonné les changements d'heure. L'Ontario a même adopté une loi permettant de les abolir, mais attend toujours que les juridictions voisines, notamment les États-Unis, prennent une décision similaire.

Pourquoi? Parce que le Canada est étroitement intégré économiquement aux États-Unis et qu'un décalage d'une heure pendant plusieurs mois compliquerait la coordination des marchés financiers, des transports, des entreprises et des travailleurs de part et d'autre de la frontière.

La question n'est donc pas de savoir si nous sommes capables de commercer avec différents fuseaux horaires — nous le faisons déjà quotidiennement avec l'Europe et le reste du monde. La véritable question est plutôt la suivante :

👉 Les bénéfices attendus pour la santé de la population sont-ils suffisamment importants pour justifier les coûts organisationnels et économiques associés à une désynchronisation avec notre principal partenaire commercial?

Et si, malgré tout, nous devions adopter l'heure d'été permanente pour des raisons économiques, cela ne voudrait pas dire que nous sommes impuissants. Nous pourrions mettre en place certaines stratégies pour mieux respecter notre horloge biologique, par exemple :

☀️ favoriser des horaires de travail ou d'école plus t**difs en hiver lorsque c'est possible;
💡 utiliser une lampe de luminothérapie dès le réveil, à la maison ou au bureau;
🚶 profiter de chaque occasion pour s'exposer à la lumière naturelle en matinée.

Après tout, notre horloge biologique ne lit pas l'heure affichée sur nos montres… elle répond avant tout à la lumière.

Et vous, si le Québec devait choisir demain matin, préféreriez-vous l'heure normale ou l'heure d'été permanente?

🌞 Pourquoi est-ce que je vous parle de dépression saisonnière... en plein mois de juillet?Parce que c'est précisément le...
07/14/2026

🌞 Pourquoi est-ce que je vous parle de dépression saisonnière... en plein mois de juillet?

Parce que c'est précisément le moment où personne n'y pense.

Pourtant, lorsqu'une personne vit une dépression saisonnière hiver après hiver, les meilleures stratégies ne commencent pas lorsque les symptômes apparaissent... elles commencent bien avant.

Les habitudes que nous développons durant l'été constituent souvent une base solide pour mieux traverser l'automne et l'hiver.

En psychologie, la prévention est tout aussi importante que le traitement.

L'été est donc le moment idéal pour préparer son cerveau aux mois où la lumière se fera plus rare :

🍃 Consolider une routine de sommeil régulière;
☀️ Profiter de la lumière naturelle le plus souvent possible;
🚶‍♀️ Maintenir une activité physique;
💡 Vérifier que sa lampe de luminothérapie est toujours fonctionnelle;
📅 Prévoir un plan d'action avant que les journées raccourcissent.

Prévenir n'élimine pas toujours le risque, mais cela augmente les chances de traverser l'automne et l'hiver avec plus d'énergie, de stabilité… et parfois même d'éviter qu'un épisode dépressif ne s'installe.

Si vous avez déjà remarqué que votre moral baisse chaque année à la même période, retenez ceci : la prévention commence maintenant, pas en novembre.

🍂 Et vous, à quel moment de l'année commencez-vous habituellement à ressentir les premiers changements?

Quelle place la médication occupe-t-elle dans notre vie… et dans notre environnement?Cette œuvre intitulée "Bouée de sau...
06/29/2026

Quelle place la médication occupe-t-elle dans notre vie… et dans notre environnement?

Cette œuvre intitulée "Bouée de sauvetage" de Cooke-Sasseville m’a interpellée. Elle nous rappelle que les médicaments, une fois consommés, ne disparaissent pas complètement. Une partie de leurs résidus se retrouve dans nos cours d’eau et nos écosystèmes, nous invitant à réfléchir à l’empreinte que nos traitements laissent, à la fois sur notre santé et sur l’environnement.

Cette réflexion ne vise pas à remettre en question l’utilité de la médication. Au contraire. Pour de nombreuses personnes vivant avec un trouble anxieux, une dépression, un TDAH, un trouble bipolaire ou d’autres enjeux de santé mentale, la médication constitue un traitement pertinent, efficace et parfois essentiel.

Cependant, il est important de se rappeler qu’elle n’est pas une solution unique ou magique. Les données scientifiques montrent que les meilleurs résultats sont souvent obtenus lorsqu’elle est intégrée à une approche globale, notamment la psychothérapie. Celle-ci permet de développer des stratégies concrètes pour mieux réguler les émotions, modifier certaines habitudes, apprivoiser les pensées difficiles et prévenir les rechutes. Dans certains cas, elle peut même suffire à elle seule lorsque la médication n’est pas indiquée.

Et si la nature faisait aussi partie de cette équation thérapeutique?

Les recherches en écothérapie suggèrent que le contact avec la nature peut contribuer à :
🌿 diminuer le stress
🌿 réduire la tension artérielle
🌿 améliorer le sentiment de bien-être

Il suffit parfois de 20 minutes en milieu naturel pour en ressentir les effets.

Si vous êtes dans la région de Québec cet été, je vous invite à découvrir l’exposition Sentiers insolites d’EXMURO, présentée du 20 juin au 12 octobre à la Base de plein air de Sainte-Foy ainsi qu’au Parc des Saules. Vous y découvrirez des œuvres artistiques intégrées à la nature.

Une belle occasion de nourrir la réflexion… tout en profitant d’une bouffée d’air frais. Un véritable « deux pour un » pour le corps et l’esprit.

🌞 Hier, c'était le solstice d'été, la journée où la durée d'ensoleillement est la plus longue de l'année.Cette année, il...
06/22/2026

🌞 Hier, c'était le solstice d'été, la journée où la durée d'ensoleillement est la plus longue de l'année.

Cette année, il est arrivé entre deux orages. Pas exactement l'image que l'on se fait du début de l'été.

Mais le solstice nous rappelle quelque chose d'important : même lorsque le ciel est gris, nous sommes au moment de l'année où les journées sont les plus longues. La lumière est là, même si elle se cache momentanément.

En psychologie, l'espoir ne consiste pas à nier les difficultés ou à faire semblant que tout va bien. Il consiste à garder en tête que ce que nous vivons aujourd'hui n'est pas nécessairement ce qui nous attend demain. Il arrive que nous traversions une période difficile sans percevoir immédiatement les ressources, les progrès ou les possibilités qui nous entourent.

Et si, malgré la météo, nous prenions quelques instants pour remarquer ce qui va bien? Prendre le temps de reconnaître les petites choses positives peut sembler anodin, mais la recherche montre que la pratique quotidienne de la gratitude est associée à une amélioration du bien-être psychologique et de la satisfaction de vie.

Même si l'été ne semble peut-être pas encore arrivé… il finit toujours par trouver son chemin. Parfois, la lumière est déjà là. Il faut simplement lui laisser le temps de percer les nuages.

Bon début d'été à tous. ☀️

🌦️🌧️☁️ En un clic, on peut maintenant savoir quel temps il fera demain, et même la fin de semaine prochaine... mais savi...
06/12/2026

🌦️🌧️☁️ En un clic, on peut maintenant savoir quel temps il fera demain, et même la fin de semaine prochaine... mais saviez-vous que les icônes météo nous donnent parfois une impression plus pessimiste que la réalité?

En effet, lorsqu'on consulte les prévisions heure par heure, on réalise souvent que la pluie n'occupe qu'une petite partie de la journée. Quelques averses, puis le soleil revient. Rarement une journée entière est complètement gâchée.

Notre cerveau a tendance à accorder davantage d'importance aux informations négatives qu'aux positives. Les psychologues appellent cela le "biais de négativité". Ainsi, une prévision de 40 % de probabilité d'averses peut parfois prendre toute la place dans notre esprit (et sur notre écran), alors que plusieurs heures agréables nous attendent.

Et même lorsqu'il pleut, faut-il absolument rester à l'intérieur?

La pluie modifie notre environnement de plusieurs façons. L'humidité augmente la présence de certaines molécules odorantes dans l'air, ce qui rend souvent les odeurs de la nature plus perceptibles. Plusieurs personnes remarquent davantage les odeurs de la forêt, de la terre ou des fleurs après une averse.

De plus, passer du temps à l'extérieur, même lorsque la météo n'est pas parfaite, est associé à plusieurs bienfaits psychologiques : diminution du stress, amélioration de l'humeur et augmentation du sentiment de bien-être.

Bref, avant d'annuler vos plans en voyant un petit nuage sur votre application météo, prenez peut-être le temps de consulter les prévisions heure par heure.

La journée est souvent beaucoup plus belle que l'icône ne le laisse croire. ☀️🌿

05/15/2026

🌧️ Le printemps se fait attendre… et votre moral en prend un coup ?
Vous n'avez pas la berlue : le mois d'avril a été particulièrement pluvieux et la grisaille persiste. Dernièrement, j'ai eu le plaisir de collaborer avec Radio-Canada pour décrypter ce phénomène qui affecte un grand nombre d'entre nous.

Quand le soleil t**de à s'installer, notre horloge biologique se dérègle, impactant directement notre niveau d'énergie, notre sommeil et notre humeur. Ce « printemps t**dif » prolonge parfois les symptômes de la déprime hivernale, mais des solutions existent pour retrouver votre vitalité ! ☀️🌱

Découvrez donc mes explications et certains Astuces de Psy pour traverser cette période et booster votre moral dans ce reportage d'En bref

Heureusement, le beau temps est prévu pour la longue fin de semaine!😎

05/15/2026

🌧️ Le printemps se fait attendre… et votre moral en prend un coup ?

Vous n'avez pas la berlue : le mois d'avril a été particulièrement pluvieux et la grisaille persiste. Dernièrement, j'ai eu le plaisir de collaborer avec Radio-Canada pour décrypter ce phénomène qui affecte un grand nombre d'entre nous.

Quand le soleil t**de à s'installer, notre horloge biologique se dérègle, impactant directement notre niveau d'énergie, notre sommeil et notre humeur. Ce « printemps t**dif » prolonge parfois les symptômes de la déprime hivernale, mais des solutions existent pour retrouver votre vitalité ! ☀️🌱

Découvrez donc mes explications et certains Astuces de Psy pour traverser cette période et booster votre moral dans ce reportage d'En bref

Heureusement, le beau temps est prévu pour la longue fin de semaine!😎

🌧️ Le printemps se fait attendre… et votre moral en prend un coup ?Vous n'avez pas la berlue : le mois d'avril a été par...
05/15/2026

🌧️ Le printemps se fait attendre… et votre moral en prend un coup ?

Vous n'avez pas la berlue : le mois d'avril a été particulièrement pluvieux et la grisaille persiste. Dernièrement, j'ai eu le plaisir de collaborer avec Radio-Canada pour décrypter ce phénomène qui affecte un grand nombre d'entre nous.

Quand le soleil t**de à s'installer, notre horloge biologique se dérègle, impactant directement notre niveau d'énergie, notre sommeil et notre humeur. Ce « printemps t**dif » prolonge parfois les symptômes de la déprime hivernale, mais des solutions existent pour retrouver votre vitalité ! ☀️🌱

Découvrez donc mes explications et certains Astuces de Psy pour traverser cette période et booster votre moral dans ce reportage d'En bref
https://ici.radio-canada.ca/en-bref/1-10665585/printemps-t**dif-quand-meteo-joue-sur-notre-moral?utm_source=info_app&utm_medium=interne&partageApp=appInfoiOS&accesVia=partage

Heureusement, le beau temps est prévu pour la longue fin de semaine!😎

Vous n’avez pas la berlue, le mois d’avril a été particulièrement pluvieux cette année. Quelles sont les répercussions sur notre moral? Les explications de Caroline Leclerc.

05/14/2026

🌧️ Le printemps se fait attendre… et votre moral en prend un coup ?

Vous n'avez pas la berlue : le mois d'avril a été particulièrement pluvieux et la grisaille persiste. Dernièrement, j'ai eu le plaisir de collaborer avec Radio-Canada pour décrypter ce phénomène qui affecte un grand nombre d'entre nous.

Quand le soleil t**de à s'installer, notre horloge biologique se dérègle, impactant directement notre niveau d'énergie, notre sommeil et notre humeur. Ce « printemps t**dif » prolonge parfois les symptômes de la déprime hivernale, mais des solutions existent pour retrouver votre vitalité ! ☀️🌱

Découvrez donc mes explications et certains Astuces de Psy pour traverser cette période et booster votre moral dans ce reportage d'En bref
https://ici.radio-canada.ca/en-bref/1-10665585/printemps-t**dif-quand-meteo-joue-sur-notre-moral?utm_source=info_app&utm_medium=interne&partageApp=appInfoiOS&accesVia=partage

Heureusement, le beau temps est prévu pour la longue fin de semaine!😎

🌥️ Une semaine grise en vue… et votre cerveau dans tout ça?Vous avez sûrement remarqué que les journées grises peuvent a...
05/05/2026

🌥️ Une semaine grise en vue… et votre cerveau dans tout ça?

Vous avez sûrement remarqué que les journées grises peuvent affecter notre humeur. Ce n’est pas uniquement psychologique : c’est aussi neurobiologique.

Le cerveau humain dépend de la lumière pour réguler plusieurs mécanismes essentiels, notamment la production de sérotonine, un neurotransmetteur impliqué dans l’humeur, l’énergie, la motivation et le cycle veille-sommeil.

Lorsque l’exposition lumineuse diminue, certaines personnes peuvent ressentir :
• une baisse d’énergie
• davantage de fatigue
• des difficultés de concentration
• une humeur plus fragile
• une augmentation du besoin de sommeil

Saviez-vous que la lumière se mesure en « lux », soit l’intensité lumineuse perçue par l’œil humain.

Quelques repères :
☀️ Plein soleil : environ 10 000 lux
☁️ Journée nuageuse : environ 2 000 lux
🏢 Éclairage intérieur moyen : environ 200 lux

Même lors d’une journée grise, l’environnement extérieur demeure donc beaucoup plus lumineux que nos espaces intérieurs.

C’est une des raisons pour lesquelles les sorties extérieures, même brèves, demeurent importantes durant les périodes plus sombres de l’année. Elles permettent notamment de soutenir notre horloge biologique et certains mécanismes impliqués dans l’équilibre de l’humeur. D'ailleurs, les experts recommandent de s'exposer de 2000 à 10 000 lux le matin.

Durant les semaines particulièrement nuageuses, la luminothérapie peut également représenter un outil intéressant pour plusieurs personnes.

💡 Astuce de psy :
Il existe des applications mobiles capables d’estimer le nombre de lux auquel vous êtes exposé dans la journée. Recherchez "luxmètre" pour trouver une application. Ce n’est pas parfaitement précis, mais cela peut vous donner un repère utile… et parfois un petit coup de motivation pour aller chercher un peu plus de lumière à l’extérieur.

Parfois, prendre soin de son cerveau commence simplement par augmenter son exposition à la lumière naturelle. 💡

Bonne semaine à tous!

Adresse

2383 Chemin Ste-Foy, Bureau 303
Quebec, QC
G1V1T1

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