Rébecca Veillette ostéopathe

Rébecca Veillette ostéopathe Traitements d'Ostéopathie à Repentigny pour adultes, enfants et nourrissons.

Rébecca Veillette, ostéopathe, détient un baccalauréat en Physiothérapie de l'Université de Montréal et est diplômée du Centre Ostéopathique du Québec.

Un nouveau physiothérapeute d’expérience à Repentigny, pour vos problèmes musculo-squelettiques (muscles, articulations)...
07/09/2026

Un nouveau physiothérapeute d’expérience à Repentigny, pour vos problèmes musculo-squelettiques (muscles, articulations) et vestibulaires (étourdissements, vertiges). Spécialisé en approche McKenzie (rééducation de la colonne vertébrale)

*** En fait, ce phénomène a déjà été étudié depuis plusieurs années, et oui, il y a eu des études faites chez l’humain. ...
05/17/2026

*** En fait, ce phénomène a déjà été étudié depuis plusieurs années, et oui, il y a eu des études faites chez l’humain.
Il y a même de fortes chances que je vous en aie déjà parlé lors d’une consultation au bureau: la prise d’anti-inflammatoires ou l’application de glace ret**de et nuit à la guérison des blessures, en interférant avec le processus naturel et nécessaire de guérison qu’est l’inflammation. 😉

LaPresse:

« Le froid ralentit la guérison des blessures musculaires, selon une nouvelle étude, publiée cette semaine par le neuroscientifique Jeffrey Mogil, de l’Université McGill, dans la r***e Anesthesiology.

« Nous avions montré en 2022 qu’un traitement standard pour des blessures qui donnent de la douleur au bas du dos, c’est-à-dire l’utilisation des médicaments anti-inflammatoires, augmente le risque de douleur chronique, dit M. Mogil. L’un de nos collègues, un physiothérapeute, nous a parlé d’un autre traitement standard, le froid sur le site de la blessure. Le raisonnement est que le froid diminue l’inflammation. Mais si bloquer l’inflammation nuit à la guérison, le froid ne devrait pas aider. Nous avons décidé d’étudier cette question. »

Les chercheurs de McGill ont fait l’étude sur le froid sur des souris qui avaient une blessure à un muscle à cause d’un exercice trop grand. L’application de froid était faite en trempant leurs pattes dans un petit récipient d’eau à 4 °C.

Les souris qu’on laissait tranquilles guérissaient en une à deux semaines. Celles qu’on traitait avec du froid avaient une convalescence de trois à quatre fois plus longue, atteignant parfois 40 jours. « Ce sont des résultats très clairs », dit M. Mogil, qui étudie la douleur depuis 30 ans.

L’étude de 2022, publiée dans la r***e Science Translational Medicine, avait conclu que donner des médicaments anti-inflammatoires augmentait la probabilité qu’une blessure musculosquelettique au bas du dos devienne une douleur chronique trois mois plus t**d.

Le traitement standard après une telle blessure au bas du dos est de prendre des médicaments anti-inflammatoires sous ordonnance ou en vente libre, note M. Mogil.

En tenant compte des résultats de 2022, M. Mogil pense que les résultats pour le froid qu’il a obtenus chez la souris sont applicables aux humains. « Ce sont les mêmes processus d’inflammation et de guérison. »

Musculosquelettique

Les traitements musculosquelettiques, aux tendons, aux muscles ou aux ligaments par exemple, sont l’un des parents pauvres de la médecine. « Les blessures musculosquelettiques sont très compliquées et très souvent pas très bien traitées, dit M. Mogil. Souvent, le patient a des avis contradictoires, change d’approche en réadaptation parce qu’il a l’impression que ça ne change pas. Une constante, c’est qu’on recommande la plupart du temps de mettre du froid et de prendre des médicaments anti-inflammatoires au début. Si, comme nous le montrons, ça nuit à la guérison, il faudrait que cette recommandation juste après la blessure soit modifiée. »

Pourquoi l’inflammation survient-elle dans les blessures musculosquelettiques ? « A priori, c’est pour amener le système immunitaire sur le site d’une blessure pour combattre les microbes qui peuvent en profiter pour pénétrer dans le corps, dit M. Mogil. Dans le cas des foulures ou autres blessures musculosquelettiques, il y a une inflammation stérile, il n’y a pas de bactéries. Nous ne comprenons pas encore tout le rôle du système immunitaire. Il se peut que le système immunitaire contribue à éliminer les cellules endommagées par la blessure, qui peuvent être toxiques. »

Les chercheurs de McGill ont montré que chez l’humain, une molécule du système immunitaire appelée « neutrophile » entre en jeu quand il y a de l’inflammation stérile après une blessure musculosquelettique. L’action des neutrophiles réduit le risque que la douleur chronique s’installe. Ils ont aussi mis au jour le même processus chez la souris et observé que les neutrophiles relâchent des protéines appelées « S100A8/A9 », qui facilitent aussi la guérison musculosquelettique et diminuent le risque de douleur chronique.

Chaud

Qu’en est-il du chaud ? Cette avenue a aussi été testée, en trempant les pattes des souris dans de l’eau à 40 °C. Il n’y a pas eu d’effet sur la durée de la guérison.

Les chercheurs de McGill ont aussi testé l’alternance froid-chaud. Elle pourrait être la meilleure option. « Le froid est analgésique, il diminue la douleur aiguë, dit M. Mogil. En alternant avec la chaleur, on permet à l’inflammation de faire son travail parce qu’elle n’est pas entravée trop longtemps par le froid. Et l’inflammation permet de réduire le risque de douleur chronique. »

Y a-t-il eu des changements cliniques depuis l’étude de 2022 qui montrait l’impact négatif des médicaments anti-inflammatoires sur la guérison des foulures et autres blessures musculosquelettiques ? « Je pense que tout le monde attend une étude clinique pour montrer que le froid allonge la réadaptation après une blessure musculosquelettique, dit M. Mogil. Je suis surpris qu’aucune n’ait été proposée. Ça ne serait pas très compliqué à mener. »

Y a-t-il eu des critiques scientifiques de son étude de 2022 ? « Non, même si c’est contre-intuitif pour la plupart des gens dans le domaine de la médecine, dit M. Mogil. J’ai vu les commentaires négatifs habituels voulant qu’on enlève une autre option aux opioïdes. En effet, il ne reste que le Tylenol. Les médecins aiment avoir plus qu’une option. » Deux r***es de littérature en 2023 et 2024 ont cité l’étude de 2022 de M. Mogil comme l’une des avenues les plus prometteuses en ce qui concerne la recherche sur la douleur chronique.

Quelles sont les questions de recherche prioritaires dans ce domaine ?

« Il faut mieux comprendre les mécanismes impliqués dans l’inflammation non stérile, dit M. Mogil. La première étape est la protéine S100A8/A9, mais il y a probablement un processus très long par la suite, qui s’étire sur des jours et des semaines. Les blessures musculosquelettiques sont très compliquées et souvent très mal traitées. Il faut changer cela. »

« Le ministre du Travail, Jean Boulet, en a fait l’annonce dans les derniers jours : Québec lance officiellement les tra...
04/13/2026

« Le ministre du Travail, Jean Boulet, en a fait l’annonce dans les derniers jours : Québec lance officiellement les travaux pour encadrer ces quatre professions. Sous la supervision de l’Office des professions du Québec (OPQ), des comités devront préciser les champs d’exercice de ces professions, les activités réservées et les modalités d’encadrement (si la profession sera encadrée par un ordre distinct ou intégrée à un ordre existant, par exemple). La durée des travaux dépendra de la disponibilité et de l’engagement des partenaires impliqués, a indiqué Jacques Nadeau, porte-parole de l’OPQ.

« Peu importe qu’il y ait un changement de gouvernement ou de nouvelles priorités, il y aura un ordre », s’est réjoui Marc-Antoine Pépin, président de la Fédération des kinésiologues du Québec.

Même soupir de soulagement chez les ostéopathes, pour qui cette annonce est le point culminant de longues démarches. La première date de 1990. « C’est vraiment une belle période pour l’ostéopathie au Québec », résume la présidente d’Ostéopathie Québec, Karine Devantéry. L’OPQ avait recommandé au gouvernement dès 2022 la création d’un ordre pour les ostéopathes, mais le dossier stagnait. Et voilà que tout débloque en même temps.

Au Parti libéral du Québec, on s’étonne que tous les dossiers culminent simultanément, alors que ça fait quatre ans que les ostéopathes ont reçu l’avis favorable de l’OPQ. « Que ça débloque, en soi, n’est pas une mauvaise chose, mais on dirait que c’est fait dans la précipitation », estime le député libéral André A. Morin. « Les élections s’en viennent », rappelle-t-il.

Au cabinet du ministre Jean Boulet, on explique que, pour les ostéopathes, les travaux sont menés en parallèle avec l’approbation d’un programme universitaire en ostéopathie, à l’UQAM. En 2022, l’OPQ avait recommandé la création d’un programme universitaire en ostéopathie d’au minimum 3100 heures. Historiquement au Québec, l’ostéopathie est enseignée dans des écoles privées, et la durée de la formation variait jadis énormément d’une école à l’autre.

Pour le public, qu’est-ce que la création des ordres va changer ?

La mission principale d’un ordre professionnel est d’assurer la protection du public, en contrôlant la compétence et l’intégrité de leurs membres (avec un code de déontologie), la qualité des soins et les formations requises, et en réglementant l’exercice. Des syndics sont aussi créés pour faire enquête.

La création d’un ordre des ostéopathes permettra d’établir des critères de formation clairs et d’uniformiser la pratique, indique pour sa part l’ostéopathe Karine Devantéry.

« Comme la formation a été hétérogène au fil des années, n’importe qui pouvait se dire ostéopathe ou même ouvrir une école d’ostéopathie », illustre-t-elle. Les critères vont être désormais très précis, et le titre d’ostéopathe, réservé. »

Enfin, on commence à parler des effets du mode de vie (alimentation et activité physique), non seulement comme facteurs ...
03/05/2026

Enfin, on commence à parler des effets du mode de vie (alimentation et activité physique), non seulement comme facteurs de risques dans le développement du diabète de type 2, mais également pour le RENVERSEMENT de la maladie!
Il est plus que temps que l’information circule! Cela fait des DÉCENNIES que la recherche démontre qu’une alimentation basée sur des aliments complets (naturels) à base de plantes (fruits, légumes, légumineuses, grains entiers, noix, herbes) a le pouvoir de renverser le diabète de type 2!

LAPRESSE:

« Le but était de proposer une méthode innovante, de ne pas juste accepter que le diabète de type 2 et le prédiabète sont des conditions à vie, explique le cardiologue Josep Iglesies-Grau, de l’ICM, l’un des nombreux signataires de l’étude. C’est un changement complet de paradigme par rapport à ce qu’on considérait comme un dogme en médecine, soit que ces diagnostics étaient irréversibles. »

La première étude, publiée en 2024, dans le Canadian Journal of Cardiology et le Canadian Journal of Diabetes, a montré que la moitié des 36 participants avaient réussi à inverser un diagnostic de prédiabète. La seconde, publiée il y a tout juste deux mois dans les mêmes publications, affiche une tendance semblable : parmi les 34 participants, 38 % ont réussi à renverser un diagnostic de diabète de type 2. Des résultats « énormes », estime le cardiologue Josep Iglesies-Grau.

« Plus tôt on agit, plus on a de chances de renverser un diagnostic. »

— Le Dr Josep Iglesies-Grau, cardiologue

Comment les participants à l’étude y sont-ils arrivés ? Encadrés par 16 professionnels de la santé, ils ont adopté une alimentation de type méditerranéen, couplée à une importante réduction des aliments ultratransformés (AUT). Des formations leur ont été données sur les AUT. « On leur a expliqué comment reconnaître ces produits, comment les remplacer. On pense que ça a eu un gros impact pour nos patients », dit le Dr Iglesies-Grau. Certains des patients ont aussi suivi un programme de jeûne intermittent de 16 heures par jour.

Les participants à l’étude devaient aussi faire de l’exercice cinq fois par semaine, à raison d’une demi-heure chaque fois, et deux séances de musculation hebdomadaires.

Ces résultats sont encore plus probants que ceux de la Clinique de rémission du diabète du Centre EPIC, qui a elle aussi fait l’objet de publications scientifiques au cours des deux dernières années. En suivant un régime méditerranéen et un programme d’exercices, un patient sur cinq a réussi à inverser un diagnostic de diabète ou de prédiabète en l’espace d’un an. Leur condition physique et cardiovasculaire en général s’est aussi améliorée de façon significative.

France Wagner est l’une des participantes de la clinique du diabète. Elle a perdu 25 livres en un an, diminué son tour de taille et inversé un diagnostic de prédiabète, reçu en 2023.

« J’espérais pouvoir défaire ou renverser ce diagnostic, mais il fallait que je sois entourée pour réussir. C’est ce qui est arrivé. Avec cette équipe exceptionnelle, j’ai pu le faire. »

— France Wagner

Mme Wagner dit avoir éliminé à 80 % les aliments ultratransformés dans son régime alimentaire, dont son verre de Coke diète quotidien. Le plus difficile ? S’astreindre à la musculation, qui ne faisait pas partie de son quotidien, dit-elle. Or, augmenter la masse musculaire est primordial pour diminuer la glycémie sanguine, souligne le Dr Iglesies-Grau.

Claude Brillon a lui aussi participé à l’étude de la Clinique de rémission du diabète. Malgré une perte de poids importante – près de 50 livres –, il a tout de même fait un infarctus en août 2023. C’est à ce moment qu’il a reçu le diagnostic de prédiabète, l’un des facteurs qui l’ont mené à la crise cardiaque, en plus d’un lourd héritage génétique.

Son régime de vie était déjà bon – exercice régulier, alimentation relativement saine, méditation quotidienne, pas d’alcool –, mais les directives de l’étude l’ont vraiment fait progresser sur le plan alimentaire. Il a réussi à perdre 10 livres supplémentaires et à sortir de la zone dangereuse du prédiabète. « Le programme a vraiment amélioré ma façon de m’alimenter, dit-il. Si je n’avais pas fait tout ça, je serais décédé. Jamais je ne retournerais en arrière. »

“L’excellent éditorial de Stéphanie Grammond « À notre santé ! ⁠1 » expose avec une grande justesse l’urgence de réorien...
01/14/2026

“L’excellent éditorial de Stéphanie Grammond « À notre santé ! ⁠1 » expose avec une grande justesse l’urgence de réorienter notre boussole collective de la gestion de la maladie vers la promotion active d’un mode de vie sain. Nous appuyons sans réserve cet appel. Plus encore, des données récentes sur les maladies infectieuses transforment cette urgence en un impératif de sécurité nationale, qui interpelle autant les décideurs que les citoyens.

La pandémie de COVID-19 a été un puissant révélateur, et l’Organisation mondiale de la santé (OMS) l’a confirmé en décembre 2025 : l’obésité péjore le pronostic des maladies infectieuses. Nos propres analyses statistiques, basées sur les données de 23 pays de l’OCDE, font ressortir une corrélation directe et alarmante entre la prévalence de l’obésité et la mortalité liée à la COVID-19. Ce constat dépasse la seule gestion des maladies chroniques ; il s’agit de notre résilience collective face aux futures pandémies, qui surviendront inévitablement.

Face à cette menace, deux grandes stratégies se dessinent. La première consiste à augmenter massivement les ressources du système de santé. La comparaison entre le Canada et la Norvège est éclairante : avec une prévalence d’obésité similaire, la Norvège, dont les effectifs en santé sont proportionnellement presque doubles des nôtres, a connu une mortalité par COVID-19 bien moindre. Cependant, dans le contexte québécois de ressources limitées, viser un tel modèle est irréaliste.

La seconde stratégie, plus pragmatique et puissante, nous ramène à l’essence de l’éditorial de Mme Grammond : la prévention, et plus spécifiquement la lutte contre l’obésité.

Nos analyses indiquent qu’une réduction de 5 % de la population en surpoids au Québec aurait pu prévenir près de 19 % des décès dus à la COVID-19 en 2020. Pour atteindre un résultat équivalent par l’embauche, il aurait fallu recruter plus de 9200 professionnels de la santé.

L’investissement dans la prévention, notamment par la promotion d’un mode de vie physiquement actif, n’est donc pas une dépense, mais une stratégie rentable pour notre sécurité sanitaire.

Un usage pour les milliards des cigarettiers

L’activité physique est la véritable « pilule miracle ». Elle ne se contente pas de prévenir les maladies chroniques ; elle renforce directement notre système immunitaire, notre première ligne de défense contre les infections. Il est temps de cesser de la considérer comme un simple loisir pour en faire une priorité de santé publique. Cela exige des actions gouvernementales audacieuses.

Pourquoi ne pas consacrer une part substantielle des 6,7 milliards de dollars issus des recours contre les cigarettiers à la création et à l’entretien d’infrastructures sportives de proximité, accessibles et gratuites ?

Pourquoi ne pas instaurer un programme national de « santé par l’activité physique », où les médecins pourraient transférer leurs patients à des kinésiologues, avec remboursement par la Régie de l’assurance maladie du Québec ? Ces professionnels de la santé assureraient pour ces patients de plus en plus nombreux un approche holistique. Cette prise en charge allégerait la progression des dépenses sanitaires qui fragilisent de plus en plus l’accessibilité aux services de santé.

L’État doit créer un environnement propice à la santé, en rendant les choix sains plus faciles, comme le suggère la loupe nutritionnelle. Mais il doit aussi oser parler de responsabilisation. Le discours déterministe, qui présente l’obésité comme une fatalité génétique ou purement sociale, déresponsabilise et mène à l’inaction. S’il est indéniable que les facteurs socioéconomiques jouent un rôle, la capacité d’agir de chacun demeure cruciale.

Prendre en main sa santé par une meilleure alimentation et, surtout, par un mode de vie physiquement actif, n’est plus seulement un choix personnel. C’est un acte citoyen de responsabilisation personnelle et une contribution directe à la préservation de notre système de santé. En 2026, souhaitons-nous la santé, et engageons-nous, individuellement et collectivement, à la construire activement. Notre avenir en dépend.”

PRENDRE SOIN DE SA SANTÉ, bis“Je ne m’attendais pas à une telle déferlante de réactions quand, il y a trois semaines, j’...
12/21/2025

PRENDRE SOIN DE SA SANTÉ, bis

“Je ne m’attendais pas à une telle déferlante de réactions quand, il y a trois semaines, j’ai chroniqué sur la part de responsabilité individuelle que nous avons face à notre santé.

Le point central de la chronique portait sur l’importance de la capacité cardiorespiratoire pour la santé globale, pour améliorer ses chances d’éviter cancers, diabète et autres plaies de santé.

Même une légère amélioration du cardio, du VO2 max, le simple fait de passer de la catégorie faible forme physique à la catégorie forme physique inférieure à la moyenne entraîne une réduction de la mortalité, sur un horizon de dix ans.

Vous avez été nombreux à m’écrire vos propres histoires d’épiphanie, de moment où vous avez compris qu’il fallait se prendre en main.

Parfois, une visite chez le médecin, qui vous lit la loi de l’émeute en décryptant vos résultats de laboratoire.

Ici, un cancer. Là, un infarctus.

Je disais : là-dessus, sur l’activité physique, le gouvernement n’a rien à voir (ou presque). On doit aussi se botter le derrière soi-même, bouger.

Danielle : « Il y a un an, mon conjoint et moi avons entrepris de faire une marche rapide d’une heure chaque jour, beau temps, mauvais temps en plus de changer notre alimentation et d’éliminer le sucre. J’ai perdu 30 livres et mon mari, 50, sans difficulté… »

Score des courses, euh, de la marche, après un an… Danielle a cessé ses médicaments pour l’hypertension car celle-ci est devenue trop basse : « Mon médecin m’a dit que si tout le monde faisait ça, les médecins manqueraient de travail. »

Josée, elle, a eu un diagnostic de cancer du côlon, fin 2021…

Docteur, vais-je mourir ?

Réponse du doc : « Je ne suis pas inquiet, vous allez vous en sortir. Mais je suis pas mal plus inquiet pour votre foie… »

Elle avait un foie gras.

Le médecin a simplement dit à Josée : « Vous savez ce que vous avez à faire. »

Josée a décidé de se prendre en main après son opération de janvier 2022, si je puis dire, en faisant bouger ses pieds : 18 500 pas par jour, comptés par sa montre intelligente, en plus d’entraînements réguliers à haute intensité.

Son VO2 max a explosé, son foie n’est plus gras, le diabète est parti, 105 livres en moins.

« Merci à mon chirurgien, dit-elle, pour le coup de pied dans le cul. »

J’ai reçu plusieurs témoignages du même genre. Des gens qui, sans être dans une forme pour faire le décathlon aux Jeux olympiques, sont capables de monter quelques paliers d’escaliers sans craindre de faire le 911.

Pour beaucoup, beaucoup de gens, le « sport » qui leur a permis d’améliorer un cardio en berne est le plus plate qui soit : la marche.

Quelques lecteurs progressistes m’ont sermonné sur le fait que ce n’est pas tout le monde qui peut bouger, courir, aller au gym, que tous ne résident pas dans le segment socioéconomique privilégié qui permet de « faire du sport »…

Mon message, c’est juste que quand on peut bouger plus, juste un peu plus, on devrait. Ça ne dépend que de soi, bien souvent. Mais chez ceux qui peuvent, il n’y en a pas assez qui le font.

Mon message, c’est que la sédentarité gagne du terrain. Et que la sédentarité nous tue à petit feu : en seulement six ans, le nombre de Canadiens qui marchent 7500 pas par jour a fondu. Il y a six ans, 49 % des Canadiens marchaient ce minimum recommandé ; nous ne sommes plus que 32 % à le faire…

Explication ? La pandémie a popularisé le télétravail, qui nous fait sortir moins souvent. Donc, même l’activité physique passive, celle de tous les jours, diminue. Nous sommes en passe de devenir des patates de salon.

Un chercheur en mobilité de l’Université McGill, Jérôme Laviolette, a apporté un bémol sur le fait que la décision de bouger commence et finit avec soi-même. Je le cite longuement parce qu’il a raison : je me suis un peu trop étiré le cou sur cette certitude que ça ne dépend que de nous…

« Rendre nos villes plus sécuritaires et plus agréables pour la marche et le vélo relève du gouvernement. Et ça, c’est permettre à davantage de gens de se déplacer à pied et à vélo, en mobilité active […]. »

— Jérôme Laviolette, chercheur en mobilité de l’Université McGill

« En somme, oui, il y a une question de choix individuels. Ce ne sont pas tous les résidants de quartiers marchables et cyclables qui marchent et qui pédalent pour se déplacer pour le loisir. Mais la proportion de gens qui le font est plus importante dans les quartiers marchables que dans les quartiers davantage orientés vers l’automobile… »

J’ajouterais encore, aussi : l’État devrait marteler le message que pour la moyenne des ours, bouger est la meilleure façon de visiter le médecin moins souvent.

Loi 2 ou pas, codes de couleurs ou pas, une façon de désengorger le système et de « libérer » des rendez-vous chez le médecin est une population qui bouge et qui a moins besoin de voir le doc.”

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