Julie Grimard, B.Sc. Criminologie, Psychothérapeute

Julie Grimard, B.Sc. Criminologie, Psychothérapeute "Les gens heureux ne le sont jamais par hasard ! C'est tout un enseignement qu'ils suivent consciemment » Service de psychothérapie pour Adolescents et adultes.

Individuelle -couple

👉LES ÉMOTIONS SONT UTILES. C’EST LORSQU’ELLES NOUS ENVAHISSENT QU’ELLES PEUVENT DEVENIR HANDICAPANTES.On aimerait parfoi...
09/18/2026

👉LES ÉMOTIONS SONT UTILES. C’EST LORSQU’ELLES NOUS ENVAHISSENT QU’ELLES PEUVENT DEVENIR HANDICAPANTES.

On aimerait parfois ne plus ressentir de stress, d’anxiété, de peur, de tristesse ou de colère.

Pourtant, nos émotions ne sont pas nos ennemies. Elles ont une fonction : elles nous renseignent, nous alertent et nous préparent à réagir.

Prenons le stress. Devant une situation perçue comme menaçante, notre organisme se mobilise automatiquement : le rythme cardiaque peut augmenter, la respiration se modifier, les muscles se tendre et notre attention devenir plus vigilante.

Bref, notre système d’alarme s’active.

Et heureusement qu’il existe. 😊

Le problème n’est donc pas nécessairement de ressentir une émotion désagréable. Il apparaît davantage lorsque cette émotion devient trop intense, trop fréquente, trop persistante ou disproportionnée, au point de prendre beaucoup de place dans notre quotidien et de limiter notre fonctionnement.

Une bonne santé psychologique ne signifie donc pas être heureux en permanence ou ne jamais ressentir d’émotions difficiles.

C’est plutôt être capable de traverser les périodes plus difficiles tout en conservant suffisamment de souplesse pour continuer à fonctionner, s’adapter et retrouver graduellement son équilibre.

Cet équilibre est différent pour chacun. Certaines choses contribuent à nous stabiliser : nos relations, nos activités, notre travail, nos loisirs, nos habitudes de vie, nos valeurs, notre sentiment de sécurité…

D’autres peuvent momentanément nous déstabiliser : un conflit, une perte, une période d’incertitude, une surcharge, des inquiétudes, un changement important ou encore une accumulation de stress.

👓PETIT EXERCICE D’OBSERVATION

Prenez quelques minutes pour vous demander :

• Comment décrirais-je mon état psychologique actuellement?
• Qu’est-ce qui contribue à mon équilibre en ce moment?
• Qu’est-ce qui, au contraire, me déstabilise ou me demande beaucoup d’énergie?
• Y a-t-il quelque chose dont j’aurais besoin davantage… ou quelque chose dont j’aurais besoin de diminuer?

👉 LES SYMPTÔMES DE L’ANXIÉTÉ

L’anxiété peut prendre plusieurs formes et ne se manifeste pas de la même façon chez tout le monde. Elle peut notamment se traduire par :

• un besoin important de prévoir, contrôler ou anticiper;
• des pensées qui tournent constamment autour du passé ou du futur;
• des inquiétudes difficiles à arrêter;
• une diminution de la confiance en soi ou une peur accrue de l’échec;
• des sensations physiques : boule au ventre, oppression, tensions, agitation, palpitations;
• des difficultés de concentration parce que l’esprit est constamment occupé;
• un sommeil ou un appétit perturbé;
• une vigilance excessive envers ses sensations corporelles ou ses réactions;
• une tendance à surveiller constamment si « quelque chose ne va pas »;
• une difficulté à accueillir certaines émotions, avec une tendance à les éviter, les contrôler ou les réprimer;
• une plus grande émotivité, une irritabilité ou des pleurs plus faciles.

La présence de certains de ces signes ne signifie pas automatiquement qu’une personne présente un trouble anxieux. C’est notamment leur intensité, leur durée et leurs répercussions sur le fonctionnement qui deviennent importantes à observer.

UNE RÉFLEXION POUR LE WEEK-END 🌿

Au lieu de vous demander : « Comment puis-je arrêter de ressentir ça? », essayez plutôt :

« Qu’est-ce que cette émotion essaie de me signaler? »

Puis observez, sans chercher immédiatement à la faire disparaître :

Qu’est-ce que je ressens? Où est-ce que je le ressens dans mon corps? Qu’est-ce qui a déclenché cette émotion? De quoi pourrais-je avoir besoin maintenant?

Nos émotions n’ont pas toujours besoin d’être combattues.
Parfois, elles ont d’abord besoin d’être reconnues, comprises et régulées.

Bon week-end 🌿

Julie 😉

🌿 L’anxiété : qu’est-ce qui peut l’entretenir?Hier, nous avons parlé de ce qui peut être à l’origine de l’anxiété. Aujou...
09/17/2026

🌿 L’anxiété : qu’est-ce qui peut l’entretenir?

Hier, nous avons parlé de ce qui peut être à l’origine de l’anxiété. Aujourd’hui, j’aimerais qu’on regarde plutôt ce qui peut faire en sorte qu’elle reste présente, se répète ou prenne de plus en plus de place.

Parce qu’il y a une différence entre ce qui déclenche notre anxiété… et ce qui, parfois sans qu’on s’en rende compte, continue de l’alimenter.

1. Être constamment dans la réactivité

Lorsqu’une situation nous dérange ou nous inquiète, notre premier réflexe peut être de réagir rapidement : ruminer, chercher un responsable, se justifier, s’en vouloir, anticiper le pire ou vouloir absolument régler ce qui nous échappe.

L’anxiété adore cette impression d’urgence.

Avec le temps, on peut apprendre à passer davantage de la réaction à l’action :
Est-ce que j’ai du pouvoir sur cette situation?
Si oui, qu’est-ce que je peux faire concrètement?
Si non, qu’est-ce que je dois apprendre à tolérer ou à accepter?

2. Éviter ou repousser ses émotions

Tristesse, peur, colère, honte, déception… certaines émotions sont inconfortables et notre réflexe peut être de vouloir les faire disparaître rapidement.

Pourtant, éviter constamment une émotion peut parfois lui donner encore plus de force.

Une émotion n’est pas nécessairement un problème à régler. Elle peut être une information à écouter : Qu’est-ce qui se passe en moi? De quoi ai-je peur? Qu’est-ce qui m’a blessé? De quoi ai-je besoin?

Apprendre à accueillir une émotion ne signifie pas se laisser envahir par elle. C’est apprendre à la reconnaître, à la comprendre et à la traverser.

3. Anticiper spontanément le négatif

Quand l’anxiété est bien installée, le cerveau devient particulièrement attentif à ce qui pourrait mal aller.

Une situation incertaine devient une menace potentielle. Un petit problème peut rapidement devenir un scénario catastrophe. Et même lorsqu’il n’y a pas de danger immédiat, le corps peut demeurer en état d’alerte.

Le travail consiste alors à apprendre à distinguer :
Ce que je crains de ce que je sais réellement.
Ce qui est possible de ce qui est probable.

Et surtout, à se rappeler que nos pensées ne sont pas automatiquement des faits.

💭 Et toi?

Dans lequel de ces facteurs te reconnais-tu davantage?

• As-tu tendance à réagir rapidement lorsque quelque chose t’inquiète?
• Quelles émotions as-tu le plus de difficulté à accueillir?
• Ton esprit anticipe-t-il facilement ce qui pourrait mal aller?
• Lorsque tu imagines l’avenir, accordes-tu davantage de place aux risques qu’aux possibilités?

Parfois, comprendre ce qui entretient notre anxiété constitue déjà une première façon de commencer à modifier notre rapport à elle.

Julie 😉

🌿 ANXIÉTÉ — D’où peut-elle venir?On poursuit notre série sur l’anxiété.Lorsqu’on vit de l’anxiété, on cherche souvent à ...
09/16/2026

🌿 ANXIÉTÉ — D’où peut-elle venir?

On poursuit notre série sur l’anxiété.

Lorsqu’on vit de l’anxiété, on cherche souvent à faire disparaître les symptômes : les pensées qui tournent en boucle, la tension, l’anticipation, le besoin de contrôler, les sensations physiques…

Mais il peut aussi être intéressant de se demander :

Qu’est-ce qui contribue à mon anxiété? Qu’est-ce qui l’alimente ou la maintient?

Il n’existe évidemment pas une seule cause à l’anxiété. Plusieurs facteurs peuvent se combiner et varier énormément d’une personne à l’autre.

Voici 7 pistes à explorer :

1. Un traumatisme
Un événement difficile ou bouleversant peut laisser le système d’alarme plus sensible, parfois longtemps après que l’événement soit terminé.

2. Des besoins affectifs insuffisamment comblés
Le manque de sécurité, de soutien, de reconnaissance, d’affection ou de stabilité dans certaines relations peut contribuer à développer une plus grande vulnérabilité anxieuse.

3. L’environnement et l’accumulation
Parfois, ce n’est pas une grande chose. C’est l’accumulation : travail, responsabilités, conflits, pression, charge mentale, manque de repos… jusqu’à ce que le système arrive à saturation.

4. Une éducation limitante ou très anxieuse
Grandir dans un environnement où le danger est constamment anticipé, où l’on est beaucoup protégé, contrôlé ou mis en garde peut favoriser une perception du monde comme étant moins sécuritaire.

5. Un fonctionnement défensif
Avoir beaucoup de difficulté à reconnaître une erreur, se justifier rapidement, chercher à éviter la critique ou ressentir qu’il faut constamment se protéger peut maintenir un état de tension intérieure.

6. L’intolérance à l’incertitude
Vouloir savoir, prévoir, vérifier et contrôler ce qui va arriver. Plus l’incertitude devient difficile à tolérer, plus le cerveau peut chercher des certitudes… qu’il ne peut malheureusement jamais obtenir complètement.

7. Une tendance à interpréter négativement
Un silence devient un rejet. Un délai de réponse devient un problème. Une sensation physique devient inquiétante. L’esprit anxieux peut rapidement compléter ce qu’il ne sait pas par un scénario menaçant.

✏️ Quelques questions pour réfléchir

Pas besoin d’avoir toutes les réponses. L’objectif est simplement de commencer à observer ce qui se passe chez soi.

— Qu’est-ce qui, dans mon quotidien, nourrit actuellement mon anxiété ou mon mal-être?
— Est-ce que certains de mes besoins affectifs sont actuellement insatisfaits?
— Comment est-ce que je réagis lorsque je ne sais pas ce qui va arriver?
— Ai-je vécu certains événements qui ont modifié mon sentiment de sécurité?
— Mon éducation m’a-t-elle appris à percevoir le monde comme dangereux ou à beaucoup anticiper les risques?
— Comment est-ce que je réagis lorsque je fais une erreur ou que je prends une mauvaise décision?
— Est-ce que je m’impose souvent des standards très élevés ou recherche la perfection?
— Y a-t-il d’autres éléments dans mon histoire ou ma vie actuelle qui pourraient contribuer à mon anxiété?

💭 Comprendre ce qui alimente notre anxiété ne signifie pas chercher un coupable. C’est plutôt commencer à comprendre notre propre fonctionnement afin de pouvoir agir différemment.

Julie 😉

Dans quel type de pensées te reconnais-tu?L’anxiété ne se manifeste pas toujours par une crise, une boule dans la gorge ...
09/15/2026

Dans quel type de pensées te reconnais-tu?

L’anxiété ne se manifeste pas toujours par une crise, une boule dans la gorge ou le cœur qui s’emballe.

Parfois, elle se cache simplement dans notre façon de penser.

Elle peut ressembler à…

• Imaginer rapidement le pire scénario.
• Ressasser encore et encore une situation passée.
• Anticiper constamment ce qui pourrait mal aller.
• Avoir de la difficulté à prendre une décision par peur de se tromper.
• Se comparer et avoir l’impression de ne jamais être « assez ».
• Craindre le jugement ou le regard des autres.
• Chercher beaucoup de validation ou de réassurance.
• Ressentir le besoin de prévoir, d’organiser ou de contrôler pour se sentir en sécurité.
• Avoir un discours intérieur dur : « Je ne serai pas capable. » « Je vais échouer. » « J’aurais dû… »

Et souvent, plusieurs de ces pensées peuvent cohabiter.

Le premier réflexe est parfois de vouloir les arrêter, les chasser ou les contrôler davantage.

Mais si on commençait autrement?

Observer. Reconnaître. Comprendre.

« Ah… voilà ce que mon esprit fait lorsqu’il se sent inquiet. »

Une pensée anxieuse n’est pas nécessairement une réalité. Elle peut être la tentative de notre cerveau de prévoir, prévenir et nous protéger de l’incertitude.

Alors aujourd’hui, je vous invite simplement à vous observer avec curiosité :

Quand l’anxiété prend de la place chez vous, quel type de pensées revient le plus souvent?

Mettre des mots sur ce qui se passe à l’intérieur de soi, c’est déjà commencer à créer un peu d’espace entre soi et ses pensées.

Julie 😉

En ce lundi 14 septembre… une petite réflexion pour commencer la semaine. 🤍On dépense parfois énormément d’énergie à ess...
09/14/2026

En ce lundi 14 septembre… une petite réflexion pour commencer la semaine. 🤍

On dépense parfois énormément d’énergie à essayer d’anticiper ce qui pourrait arriver, à imaginer les scénarios possibles, à chercher des réponses à des questions qui n’en ont pas encore.

Pourtant, s’inquiéter n’est pas se préparer.
Et réfléchir davantage ne nous donne pas toujours davantage de contrôle.

Parfois, revenir à aujourd’hui est suffisant :

- Qu’est-ce qui est réellement devant moi?
- Sur quoi ai-je du pouvoir maintenant?

Demain viendra bien assez vite.
En attendant, essayons de ne pas laisser nos inquiétudes nous priver de la paix qui, elle, est disponible aujourd’hui. 💙

Bonne semaine à tous.

Julie 😉

📱 TROUBLE DE L’ATTENTION À AUTRUI — MOT DE LA FINCette série n’aura peut-être pas été la plus populaire de ma page. 😉Et ...
09/11/2026

📱 TROUBLE DE L’ATTENTION À AUTRUI — MOT DE LA FIN

Cette série n’aura peut-être pas été la plus populaire de ma page. 😉

Et quelque part… ça ne me surprend pas tellement.

Parce que certains sujets sont plus confrontants que d’autres. Ils nous obligent à regarder nos habitudes, nos automatismes et parfois même ce qu’on préférerait ne pas trop voir.

Le téléphone cellulaire est là pour rester. Il fait partie de nos vies, de notre travail, de nos loisirs, de nos relations. Le but de cette série n’a jamais été de le diaboliser ni de vous faire la morale.

Mais il serait tout aussi irréaliste d’ignorer ce que l’on observe de plus en plus : le télésnobisme (phubbing), la techno-interférence dans les relations, la fragmentation constante de notre attention et cette étrange réalité où nous pouvons être physiquement ensemble… tout en étant psychologiquement ailleurs.

Nous n’avons probablement jamais été aussi connectés technologiquement.

Et pourtant, plusieurs personnes se sentent profondément seules.

En consultation, c’est un sujet qui revient régulièrement : se sentir délaissé dans son couple, avoir l’impression que l’autre n’écoute qu’à moitié, être ensemble devant un film sans réellement partager le moment, souper au restaurant chacun devant son écran, être avec ses enfants tout en répondant constamment aux notifications…

Et derrière tout cela se trouve quelque chose de profondément humain :

Nous avons besoin de connexion.
De vraie connexion.

Un regard.
Une conversation.
Une présence entière.
Quelqu’un qui nous écoute sans regarder son écran toutes les trente secondes.

Les réseaux sociaux et nos téléphones peuvent nous donner accès à une immense vitrine sur le monde. Mais une vitrine n’est pas une relation.

Les recherches continuent d’ailleurs de documenter les effets possibles d’un usage numérique excessif ou envahissant sur l’attention, le bien-être, les relations de couple, les interactions parent-enfant ainsi que certains aspects du développement des enfants.

Alors, cette semaine, mon objectif était simplement de semer quelques petites graines de prise de conscience. 🌱

Pas de culpabilité.
Pas de téléphone lancé dans le fond d’un tiroir pour toujours. 😂

Simplement s’observer.

👉 Quelle place mon téléphone occupe-t-il réellement dans ma vie?

👉 Est-ce que je suis capable d’être pleinement présent lorsque quelqu’un me parle?

👉 Est-ce que mon téléphone s’invite constamment dans mes moments de couple, de famille ou d’amitié?

👉 Est-ce que je suis encore capable d’attendre, de m’ennuyer, de marcher ou de prendre un café… sans automatiquement chercher un écran?

👉 Et surtout : est-ce que certaines personnes autour de moi pourraient parfois se sentir moins importantes que ce qui se passe dans mon téléphone?

Comme dans bien des choses, je crois profondément au doux équilibre.

Et pour terminer cette série, je vous lance un petit défi pour le week-end :

Déposez votre téléphone.

Pas nécessairement toute la journée.

Une heure.
Un repas.
Une promenade.
Une soirée.

Allez jouer dehors.
Regardez vos enfants.
Parlez aux personnes que vous aimez.
Prenez un café avec un ami ou une amie.
Regardez le paysage.
Ou ne faites absolument rien.

Mais soyez là.

Parce qu’au bout du compte, les souvenirs les plus précieux de notre vie ne se passeront probablement jamais derrière un écran. ❤️

Je vous souhaite un magnifique week-end.

Et lundi… un tout nouveau sujet. Lequel?

À suivre… 😉

Julie 😉

Une image vaut milles mots… Une scène dont nous sommes à la fois acteur et spectateur 😉📱On peut être assis juste à côté ...
09/10/2026

Une image vaut milles mots…

Une scène dont nous sommes à la fois acteur et spectateur 😉📱

On peut être assis juste à côté de quelqu’un… et se sentir terriblement seul.

Parce qu’être ensemble ne veut pas nécessairement dire être présent l’un à l’autre.

On peut partager la même table.
Être assis côte à côte dans la voiture.
Regarder un film ensemble.
Prendre un café.
Passer toute une soirée dans la même pièce.
Même partir en vacances ensemble…

Et pourtant être complètement déconnectés l’un de l’autre.

Nous sommes ensemble physiquement, mais notre attention est ailleurs.

Parfois, c’est évident : l’autre regarde son téléphone, répond à ses messages, consulte ses courriels ou fait défiler son fil d’actualité pendant qu’on lui parle.

Mais parfois, l’absence de présence est beaucoup plus subtile.

C’est raconter quelque chose et sentir que l’autre n’écoute qu’à moitié.

C’est parler à quelqu’un qui prépare déjà sa réponse plutôt que d’entendre ce qu’on essaie de lui dire.

C’est partager une émotion et recevoir immédiatement une solution, alors qu’on avait simplement besoin d’être écouté.

C’est regarder un film « ensemble », mais chacun absorbé par son propre écran.

C’est être en voiture côte à côte, mais passer le trajet sans véritablement se parler.

Nous sommes ensemble… mais nous ne sommes plus vraiment ensemble.

Et cette réalité revient souvent dans les rencontres en psychothérapie.

Des personnes parlent de leur solitude alors qu’elles sont pourtant en couple.

Elles disent se sentir seules, délaissées, parfois même invisibles aux yeux de l’autre.

Et ce qui fait mal n’est pas nécessairement que l’autre soit physiquement absent.

C’est parfois de l’avoir juste à côté de soi… et de ne plus réussir à le rejoindre.🥲🥲🥲

À force, quelque chose peut s’installer :

Le sentiment de ne plus être vraiment vu.
De ne plus être entendu.
De ne plus être important dans le regard de l’autre.

Parce que l’attention que nous accordons à quelqu’un n’est pas un petit détail dans une relation.

Elle lui dit :

« Je te vois.
Je t’entends.
Ce que tu me racontes compte pour moi.
Pendant quelques minutes, tu as toute ma présence. »

Nous n’avons probablement jamais eu autant de moyens d’être connectés aux autres.

Et pourtant, il semble parfois de plus en plus difficile d’être pleinement présent à la personne qui se trouve juste devant nous.

Alors peut-être que la question à se poser n’est pas seulement :

« Combien de temps est-ce que je passe devant mes écrans? »

Mais plutôt :

« Lorsque je suis avec les gens que j’aime… suis-je réellement avec eux? »

Julie 😉

Le sentiment de solitude a l’ère  des réseaux sociaux. Nous n’avons jamais été aussi connectés. Alors pourquoi sommes-no...
09/09/2026

Le sentiment de solitude a l’ère des réseaux sociaux.

Nous n’avons jamais été aussi connectés. Alors pourquoi sommes-nous si seuls?

Nous avons des centaines de contacts.
Des conversations qui ne s’arrêtent jamais.
Des notifications toute la journée.🫣🫣

Nous savons ce que les autres mangent, où ils voyagent, ce qu’ils achètent, ce qu’ils pensent et parfois même comment ils se sentent.

Et pourtant, quelque chose semble nous échapper : la présence.

Être assis avec quelqu’un sans être réellement avec lui.
Écouter tout en regardant son écran.
Interrompre une conversation pour répondre à une notification.
Partager un repas en étant mentalement ailleurs.

Petit à petit, nous pouvons devenir très connectés numériquement… tout en étant de moins en moins disponibles humainement.

Et il y a un autre paradoxe qui me frappe.

Nous n’avons probablement jamais autant su de choses sur autant de gens.

Nous connaissons les vacances d’une ancienne collègue, la nouvelle relation d’une connaissance, la rénovation de la maison de quelqu’un que nous n’avons pas vu depuis dix ans.

Nous regardons grandir les enfants de personnes que nous fréquentons à peine.

Et parfois, nous connaissons presque le quotidien d’un parfait étranger : ce qu’il mange, où il voyage, comment il s’habille, ce qu’il achète, ses peines, ses réussites, son couple…

Les réseaux sociaux nous permettent, en quelque sorte, d’entrer chaque jour dans le salon et dans la vie de dizaines, parfois de centaines de personnes.

Bien sûr, cette curiosité est profondément humaine. Nous avons toujours aimé savoir ce qui se passe chez les autres.

Mais aujourd’hui, cette fenêtre est ouverte 24 heures sur 24.

Et il y a une distinction importante :

Connaître la vie de quelqu’un n’est pas être en relation avec lui.

Je peux savoir que tu es partie en voyage sans t’avoir demandé depuis six mois comment tu vas réellement.

Je peux regarder tes stories chaque jour sans jamais avoir une véritable conversation avec toi.

Je peux connaître énormément de choses sur des étrangers…

tout en sachant de moins en moins ce qui se passe chez la personne assise à côté de moi.

C’est peut-être là l’un des grands paradoxes de notre époque :

nous avons accès à l’intimité de tout le monde, mais cela ne signifie pas nécessairement que nous créons davantage d’intimité.

La recherche s’intéresse d’ailleurs de plus en plus à la techno-interférence : toutes ces petites interruptions technologiques qui viennent s’insérer dans nos interactions. Un regard vers l’écran, une notification, un message auquel on répond « juste deux secondes »… Pris isolément, ça semble banal. Mais leur répétition peut affecter la qualité de nos échanges et notre sentiment d’être important pour l’autre.

Parce qu’au fond…

Une publication nous donne de l’information.
Une relation, elle, demande de la présence.

Nous avons peut-être accès à plus de gens que jamais.

Mais avons-nous encore suffisamment accès… les uns aux autres?

Julie 😉

Nous poursuivonsTROUBLE D’ATTENTION À AUTRUILe cellulaire, la famille… et l’enfant qui cherche ton regardIl vient te mon...
09/08/2026

Nous poursuivons

TROUBLE D’ATTENTION À AUTRUI

Le cellulaire, la famille… et l’enfant qui cherche ton regard

Il vient te montrer son dessin.

« Maman, regarde! »

Tu regardes ton téléphone.

Il recommence.

« Maman… regarde! »

« Oui, oui, je t’écoute. »

Mais tes yeux sont toujours sur l’écran.

Ce sont parfois de toutes petites scènes. Quelques secondes. Une notification. Un texto auquel on répond. Un courriel qu’on veut simplement vérifier.

Et pourtant, pour un enfant, le regard, la voix, les expressions du visage, le toucher et la réponse de son parent sont une partie importante de la relation.

Quand le téléphone s’interpose dans la relation

Les chercheurs utilisent notamment le terme techno-interférence parentale (parental technoference) pour décrire les moments où la technologie interrompt ou perturbe les interactions entre un parent et son enfant.

Et les recherches commencent à nous montrer quelque chose d’important : ce n’est pas uniquement le nombre d’heures passées devant un écran qui compte.

C’est aussi ce que l’écran vient interrompre.

Une conversation.
Un repas.
Un jeu.
Une histoire.
Un regard.
Une demande d’attention.
Un moment où l’enfant cherche simplement à entrer en relation avec nous.

Lorsque le parent est absorbé par son téléphone, les interactions peuvent devenir moins nombreuses et le parent peut momentanément être moins disponible et moins sensible aux signaux de l’enfant.

Certaines études ont également observé des associations entre une techno-interférence parentale plus importante et davantage de comportements d’extériorisation ou d’intériorisation chez les jeunes enfants. Cela ne signifie évidemment pas que le téléphone « cause » à lui seul des difficultés comportementales : la relation est beaucoup plus complexe et peut fonctionner dans les deux sens. Un enfant plus difficile à gérer peut aussi amener un parent stressé à chercher davantage refuge dans son téléphone.

Une expérience particulièrement intéressante

Des chercheurs ont adapté la célèbre expérience du « still-face » au téléphone cellulaire.

Pendant une interaction, le parent cesse momentanément de répondre normalement à son bébé et porte plutôt son attention sur son téléphone.

Les chercheurs ont observé chez les bébés davantage d’affects négatifs, moins d’affects positifs ainsi que davantage de comportements pour se réconforter ou tenter de se détourner de la situation.

Autrement dit, l’enfant remarque lorsque la connexion disparaît.

Et c’est probablement là que se trouve le véritable enjeu.

Nos enfants n’ont pas besoin d’avoir notre attention 100 % du temps. Aucun parent ne pourrait — ni ne devrait — offrir cela.

Ils ont cependant besoin, suffisamment souvent, de faire l’expérience suivante :

Je te regarde.
Je t’entends.
Je vois que tu essaies d’entrer en contact avec moi.
Et je te réponds.

Parce que la présence ne se mesure pas uniquement au fait d’être dans la même pièce.

On peut être assis à côté de son enfant…

et être ailleurs.

Alors aujourd’hui, je vous laisse avec quelques questions.

Quand votre enfant vous parle et que vous avez votre téléphone dans les mains, où se trouve réellement votre attention?

Combien de fois vous arrive-t-il de répondre « oui, oui, je t’écoute »… sans avoir réellement entendu?

Votre enfant doit-il parfois répéter votre nom, parler plus fort, vous toucher ou se placer devant votre écran pour obtenir votre regard?

Et peut-être la question la plus importante :

Quand votre enfant cherche à entrer en contact avec vous… est-ce qu’il vous trouve?

Julie 😉

TOI, TON CELLULAIRE ET MOI. 💔📱Il y a quelques années, il y avait toi et moi.Aujourd’hui, dans bien des couples, nous som...
09/04/2026

TOI, TON CELLULAIRE ET MOI. 💔📱

Il y a quelques années, il y avait toi et moi.

Aujourd’hui, dans bien des couples, nous sommes trois.

Toi.
Moi.
Et ton cellulaire.

Il est avec nous au déjeuner.
À la table.
Dans l’auto.
Au restaurant.
Sur le divan pendant notre série.
Dans le lit avant de dormir.

Il est là, entre nous.

Et derrière les portes closes de nos maisons, un nouveau sujet de conflit s’est tranquillement installé dans les couples :

— Peux-tu lâcher ton téléphone deux minutes?
— Voyons, je fais juste regarder quelque chose.
— Tu es toujours dessus.
— Ben voyons… toi aussi tu prends le tien!

Attaque. Contre-attaque.

Et le téléphone reste là.

Le problème n’est pas simplement le nombre de minutes passées devant un écran.

Le problème, c’est parfois ce que l’autre finit par entendre derrière le geste :

Ce qui se passe dans mon téléphone est plus intéressant que ce qui se passe avec toi.

On appelle notamment ce phénomène le phubbing, ou télésnobisme : détourner son attention d’une personne physiquement présente pour la porter vers son téléphone.

Et dans le couple, ce petit geste répété peut devenir beaucoup moins banal qu’il n’y paraît.

Parce qu’à force de lever les yeux et de rencontrer… un écran, l’autre peut finir par se sentir ignoré, exclu, moins important.

La recherche s’intéresse d’ailleurs de plus en plus à ce phénomène. Une méta-analyse récente regroupant 52 études et près de 20 000 participants associe le partner phubbing à une diminution de la satisfaction relationnelle, de l’intimité, de la proximité émotionnelle et du sentiment que notre partenaire est réellement disponible pour nous. Il est également associé à davantage de conflits dans le couple.

D’autres travaux parlent de technoference : ces petites interruptions technologiques qui viennent s’immiscer dans les conversations, les repas, les loisirs et les moments passés ensemble.

Une notification.
Un texto.
Un courriel.
Instagram.
Une nouvelle.
« Attends, je veux juste vérifier quelque chose… »

Il y a toujours une bonne raison.

Mais à force de « juste vérifier quelque chose », combien de fois cessons-nous de nous regarder?

Et c’est peut-être là que le véritable enjeu commence.

Parce qu’un couple ne se nourrit pas uniquement de grandes discussions, de voyages ou de soirées romantiques.

Il se nourrit de milliers de petits moments d’attention.

Je te regarde lorsque tu me parles.
Je remarque ton expression.
Je ris avec toi.
Je t’écoute raconter quelque chose qui n’est peut-être pas extraordinaire… mais qui est important parce que c’est toi qui me le racontes.

La connexion se construit précisément là.

Et elle peut aussi s’effriter là.

Alors peut-être que la question n’est plus seulement :

« Combien de temps passes-tu sur ton téléphone? »

Mais plutôt :

« Quelle place ton téléphone prend-il entre nous? »

Quand vous êtes au restaurant, où sont vos cellulaires?

Lorsque vous écoutez une série ensemble, combien de fois l’un de vous disparaît dans son écran?

Dans l’auto?

Au lit?

Pendant que l’autre vous parle?

Et surtout…

Quand avez-vous passé une heure ensemble pour la dernière fois sans qu’un écran ne vienne s’inviter entre vous?

Parce qu’au bout du compte, derrière le cellulaire, il y a peut-être quelqu’un qui attend encore d’être regardé.

Toi que j’ai choisi.
Toi que j’aime.
Toi avec qui je veux être en lien.

Et pourtant, parfois, je suis juste là…

à côté de toi.

Pendant que tu regardes ailleurs.

Et vous? Quelle place le cellulaire a-t-il prise dans votre couple?

Julie 😉

Adresse

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Saint-Sauveur, QC
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