Solo et libre Bonjour, je suis Pascale.

J'ai créé cet endroit de partage et de mise en lumière de la vie solo, pour aider les femmes et hommes qui se retrouvent solo après une séparation (ou autre situation) à reconnaître leur valeur en tant que personne unique💟.

08/28/2026

Un p'tit coucou et nouvelles du jour 💙🌞

DES PEINES D’AMITIÉS, ÇA SE PEUT!(Je ne peux parler ici que des relations entre filles, car je ne suis pas à même de com...
08/26/2026

DES PEINES D’AMITIÉS, ÇA SE PEUT!

(Je ne peux parler ici que des relations entre filles, car je ne suis pas à même de commenter les amitiés masculines…)

Quand tu vis seule, spécialement après une séparation difficile, tu te reposes pas mal beaucoup sur ton cercle d’amies, ton filet de sûreté.

Je dis « cercle », mais l’important n’est pas le nombre. C’est la qualité de la relation qui te lie à elles. Parce que lorsqu’on n’a pas de conjoint qui nous attend à la maison, les amies prennent parfois une place immense. Elles deviennent celles qu’on appelle quand ça va mal, mais aussi quand ça va bien. Celles avec qui on sort, on voyage, on célèbre, on pleure.

Sans toujours se l’avouer, on peut finir par avoir peur de les perdre. On a peut-être appris à ne plus craindre la solitude amoureuse, mais on n’est pas certaine d’être aussi solide devant une solitude sans amies. Si l’émotion de base est différente, les relations d’amitié et d’amour se ressemblent beaucoup. Il ne faut surtout pas minimiser l’impact que peut avoir sur nous la rupture avec une amie.

LES AMITIÉS SOLIDES
Certaines amitiés croisent nos vies et repartent. Les plus fortes et les plus sincères durent. En fait, celles qui résistent au temps sont celles qui sont basées sur la sincérité, mais aussi sur l’absence de susceptibilité et de jugement. Tu sais, ces amies indéfectibles qui ne comprennent pas toujours tes choix de vie, mais qui ne te jugent pas pour autant et te laissent le bénéfice du doute…

Elles essaieront parfois de t’empêcher de prendre certaines décisions qu’elles n’approuvent pas, mais elles savent bien que tu feras à ta tête et te font confiance quand même. Elles te font confiance parce qu’elles t’aiment, autant que tu les aimes. Elles savent que tu es solide et que tu survivras aux conséquences de tes mauvais choix… Mieux encore, elles t’accueilleront et t’écouteront quand tu admettras qu’elles avaient raison. Encore et encore.

LES AMITIÉS QUE TU CROYAIS SOLIDES
Il y a aussi les amitiés que tu croyais solides, mais qui deviennent chambranlantes avec les années et qui finissent par s’éteindre. Ces amitiés que tu pensais voir durer toute ta vie, mais qui malheureusement s’effilochent pour des raisons que tu n’avais pas vues venir. Cette amie chère qui, tout à coup, ne partage plus tes valeurs et qui devient tristement aigrie par la vie, alors que toi, tu te débats pour rester à flot dans la tienne. Tu n’as plus les mots pour la rassurer, et elle non plus. Tu ne peux plus rester liée à elle simplement parce que vous avez une longue histoire ensemble. Tu te dois aussi de respecter tes valeurs à toi. Les gens changent. C’est triste. C’est ça, une peine d’amitié.

Et puis il y a ces amitiés que tu finis par être la seule à entretenir. Les chemins se séparent, la distance s’installe. La communication disparaît peu à peu, jusqu’à ne plus exister. Tu te demandes un moment si tu devrais relancer encore, faire un effort de plus. Puis tu comprends qu’elle et toi n’aviez probablement pas la même perception de l’amitié qui vous liait. Tu décides de ne pas t’acharner et tu laisses aller. C’est décevant… et c’est aussi ça, une peine d’amitié.

QUAND LA MALADIE S'EN MÊLE
Il y a aussi une réalité dont on parle peu : certaines amitiés résistent très bien à la distance, aux longues périodes sans nouvelles… mais beaucoup moins bien à la maladie.

Quand tu vis solo, cette possibilité peut être particulièrement inquiétante. Parce qu’il n’y a personne à la maison pour prendre le relais si tu tombes malade. Alors, quelque part dans ta tête, tu comptes sur ces amies qui, tu l’espères, seront là si un jour tu as besoin d’aide.

Mais la maladie fait parfois le tri d’une façon brutale. Certaines personnes ne savent pas quoi dire, sont inconfortables devant la souffrance ou craignent d’être trop sollicitées. Alors elles s’éloignent. Et quand tu es déjà fragilisée par la maladie, constater la disparition d’une amie peut faire doublement mal. Mais peut-être faut-il aussi accepter ce que l’épreuve vient nous révéler sur nos relations. Et surtout, ne pas faire reposer tout notre filet de sécurité sur une seule personne, autant que faire se peut…

LAISSER ALLER
Il est important de se rappeler qu’une amitié, ça s’entretient dans les deux sens. Il ne sert à rien de s’accrocher aux amitiés qui s’éteignent, peu importe la raison. Et quand on vit solo, il faut être encore plus attentive à ça. La dépendance affective peut s’exprimer aussi dans les relations d’amitié. On peut s’accrocher à une amie comme on s’est déjà accrochée à un amoureux. Accepter certaines choses, faire des compromis qui nous ressemblent de moins en moins, simplement parce qu’on redoute le vide que son départ pourrait créer. Il faut être vigilante…

Les gens changent. Il faut parfois admettre l’échéance d’une relation qui ne peut plus exister, qu’elle soit d’amour ou d’amitié, même si ça nous rend triste. La priorité restera toujours notre bien-être, et le partage de nos inconforts devrait toujours avoir sa place dans toute relation. Quand cette place n’existe plus, quand on devient consciente qu’il ne nous est plus possible d’être nous-même à l’intérieur d’une relation, c’est le signal qu’il est temps de laisser aller… et d’accepter sa peine d’amitié.

LE PRIVILÈGE DES AMITIÉS INDÉFECTIBLES
Je me considère extrêmement privilégiée de compter dans mon entourage de ces femmes extraordinaires, de ces amitiés indéfectibles. Celles qu’on retrouve après six mois, sans remise en question ni reproche, comme si on s’était parlé la veille. Ces femmes qui savent bien que j’aurai toujours besoin d’elles dans ma vie, mais qui savent aussi que ce besoin est un choix.

Elles savent que je suis capable d’être seule. Elles savent aussi que leur présence rend ma vie plus riche. Et elles savent très bien qu’elles peuvent compter sur moi à tout moment, même à trois heures du matin.

Appréciez ces liens. Rappelez régulièrement à vos amies indéfectibles la richesse qu’elles apportent à votre vie. Il y a de fortes chances qu’elles aient, elles aussi, besoin de savoir à quel point elles comptent pour vous.💙




LE COURAGE DE LA RETRAITE SOLO— PRISE 2Je réalise que je me retrouve présentement devant le même enjeu qu’il y a un peu ...
08/23/2026

LE COURAGE DE LA RETRAITE SOLO— PRISE 2

Je réalise que je me retrouve présentement devant le même enjeu qu’il y a un peu plus de deux ans, au moment où je faisais des calculs dans tous les sens pour trouver une façon de quitter mon travail. J’étais tannée, frustrée… et surtout, je savais qu’il était grand temps que je quitte cet emploi pour préserver ma santé mentale.

À l’époque, mon objectif était clair : je voulais enfin avoir du temps pour me consacrer à l’écriture de mon roman, projet sur lequel je travaille depuis bientôt dix ans. J’avais cette impression qu’une fois libérée du travail à temps plein, les journées allaient s’ouvrir devant moi et que je pourrais enfin m’installer devant mon ordinateur et écrire.

La réalité a été un peu différente. Parce que prendre sa retraite quand on vit seule, ça vient avec une donnée assez incontournable : il faut s’assurer de pouvoir payer les comptes toute seule. J’ai donc dû travailler à temps partiel pour arriver financièrement. Deux ans plus t**d, je constate que je n’ai toujours pas réussi à dégager tout l’espace dont j’ai besoin pour me consacrer réellement à mon roman.

Entre-temps, j’ai créé Solo et Libre. Au départ, c’était entre autres une façon de tester mon écriture. De voir si ma façon de raconter, mes réflexions, mon regard sur la vie solo pouvaient trouver un écho quelque part. Ça a pris plus de temps que prévu. Il y a eu des périodes creuses, des moments de découragement et même quelques fois où j’ai eu envie de supprimer la page en me demandant à quoi tout ça pouvait bien servir.

Heureusement, je ne l’ai pas fait. La patience et la persévérance ont amené Solo et Libre là où la page est rendue aujourd’hui. Et ce projet, qui devait être au départ une sorte de laboratoire d’écriture, a fini par prendre une place que je n’avais absolument pas prévue dans ma vie. Et je tiens à poursuivre cette belle aventure 💙.

Mais mon roman, lui, attend toujours.

Le texte de base de mon roman existe déjà. Toute l’histoire est là. Elle est écrite, documentée, notée depuis des années. Je n’ai pas à inventer ce roman : j’ai à le retravailler. À reprendre toutes ces pages, tous ces souvenirs, toutes ces scènes et à les transformer en un véritable roman. Et pour ça, j’ai besoin de temps, j’ai besoin d’une immersion complète. Je ne peux pas seulement effleurer mon projet en quelques heures grapillées ici et là.

Je m’étais donné deux ans de travail à temps partiel. J’arrive maintenant au bout de ces deux années. Et me voilà exactement devant le même dilemme qu’au début de 2024.

Parce que pendant ce temps, la vie coûte de plus en plus cher. Encore aujourd’hui, malgré tout le chemin parcouru, j’ai cette crainte de ne pas arriver à boucler mes fins de mois si je décide de lâcher complètement le travail rémunéré.

C’est probablement ça aussi, le courage de la retraite solo. Ce n’est pas seulement avoir le courage de quitter un emploi. C’est parfois devoir refaire ses calculs, réévaluer ses choix et se demander jusqu’où on est prête à faire confiance à la vie… et à soi-même.
Alors, deux ans plus t**d, je me pose presque exactement la même question qu’en 2024 : Quelles décisions dois-je prendre, quels moyens dois-je trouver, pour enfin m’installer devant mon ordinateur et écrire à temps plein?

Je n’ai pas encore la réponse. Mais je le sens dans mon cœur et dans mon âme … ce roman n’a pas attendu toutes ces années pour rester éternellement dans mes cahiers.
Il va falloir que je lui fasse une place… et plus tôt que t**d.

Alors… je saute dans le vide encore une fois...?

LE PRIVILÈGE DE LA SOLITUDELe recul que j’ai maintenant me permet de voir à quel point la perception que j’ai eu de ma s...
08/20/2026

LE PRIVILÈGE DE LA SOLITUDE

Le recul que j’ai maintenant me permet de voir à quel point la perception que j’ai eu de ma solitude s’est modulée à travers les divers épisodes de ma vie. Si quelqu’un m’avait dit en 2004, après ma séparation, que je considérerais un jour ma solitude comme un privilège, je l’aurais royalement envoyé promener.

Et pourtant, j’en suis aujourd’hui totalement convaincue.

À ses débuts, ma solitude post-séparation était découpée en moitiés, comme la garde partagée. Je ressens encore mon angoisse à me demander comment j’allais arriver à rentrer seule chez moi pendant que mes enfants vivaient l’autre moitié de leur vie. Mais j’ai lentement fait mes premiers pas vers ce relâchement absolument nécessaire. Le silence de cette grande maison vide a peu à peu redirigé mon attention vers l’intérieur. Mon intérieur. J’ai compris que je n’aurais pas d’autre choix que de regarder et ressentir ce qui se manifestait en moi.

Quand on sort d’une vie de couple et/ou d’une vie de famille, il est difficile d’ignorer que beaucoup de nos gestes, de nos habitudes, de nos réflexes ont été façonnés pour s’accorder à quelqu’un d’autre, au chum, aux enfants. Se retrouver seul-e apporte inévitablement des questions… À quel moment me suis-je perdue? Qu’est-ce que je veux vraiment, quand personne ne regarde et que le temps ne presse plus?

La solitude a souvent au début les allures d’un face-à-face avec soi-même. On a tout à coup beaucoup de temps pour réfléchir. Moi j’ai écrit. Beaucoup. Tout ce qui me passait par la tête, des choses que je ne comprenais pas, des émotions que je n’avais jamais ressenties. L’écriture s’est avérée être pour moi une stratégie interne très efficace pour observer et comprendre certains de mes schémas affectifs et amoureux répétitifs. L’écriture est une merveilleuse thérapie, croyez-moi.

C’est précisément ce face-à-face avec moi-même qui m’a dirigée sur le chemin de la découverte de la femme que j’étais. Par la force des choses, une certaine indépendance émotionnelle s'est installée… Quand il n'y a personne autour pour nous consoler, nous distraire, nous rassurer ou occuper un certain espace en nous, on apprend progressivement à s’apaiser soi-même.

Ça m’a pris beaucoup de temps à toucher à cet apaisement. J’ai pleuré sur mon balcon en me plaignant que je n’avais personne avec qui sortir, faire des activités. C’était comme si je n'étais personne sans compagnie. Quand je pense maintenant à ces moments de détresse, j’ai de la peine pour la femme que j’étais à cette époque…

Quand j’ai finalement réussi à transformer l’ennui et le manque en espace créatif et le silence en opportunité pour écouter ce qui se manifestait en moi, ma solitude a cessé d’être un désert et est devenue pour moi un lieu fertile de liberté et de paix profonde.

Je suis arrivée à vivre pleinement en ma propre compagnie, et cela a remis en perspective ma façon de voir mes relations affectives et amoureuses. Je ne vois plus le couple comme une nécessité vitale (comme c’était ma vision il y a 20 ans…), mais comme un choix. Je ne cherche plus la vie de couple pour fuir la solitude, mais pour enrichir une vie déjà merveilleuse.

Cela m’a apportée la réflexion suivante : Est-ce que la vie de couple, même heureuse, permet cette profondeur d’introspection, ce désir de vouloir connaître sa propre valeur en tant que personne unique? À l’inverse de la vie solo, la vie de couple demande une présence tournée vers l’extérieur : écouter, répondre, anticiper les besoins de l’autre. Même les silences deviennent relationnels, ils signifient quelque chose pour deux personnes, et sont souvent malaisants.
Je crois que dans un contexte de vie de couple, l’exploration intérieure est difficile parce que fragmentée, interrompue par les obligations, et ne permet pas cette immersion longue et cohérente qu’offre la solitude.

Loin de moi l’idée d’opposer vie solo et vie de couple. La relation amoureuse apporte d’autres formes de croissance et d’apprentissages, mais elle travaille surtout la dimension relationnelle d’une personne. La solitude, elle travaille la structure intérieure d’une personne.

Être heureux-se en sa propre compagnie et habiter pleinement sa propre existence est un bonheur… et lorsqu’elle n’est pas subie mais traversée en pleine conscience, la solitude est un véritable privilège.

Pascale S&L




08/19/2026

📌 IMPORTANTE MISE AU POINT

Cette page n’est pas un espace pour dénigrer les hommes, les femmes ou qui que ce soit.

Les commentaires méprisants ou les généralisations envers un genre ne seront pas tolérés. Ils seront supprimés et leur auteur sera banni-e de la page.

On peut célébrer la vie solo sans rabaisser ceux avec qui on pourrait choisir de la partager. ❤️

Merci !
Pascale

08/18/2026

BIENVENUE AUX NOUVEAUX ABONNÉS 🤩

VIEILLIR SOLO....(Je me permets de faire remonter sur mon fil cette ancienne publication du 30 avril dernier, qui pourra...
08/17/2026

VIEILLIR SOLO....
(Je me permets de faire remonter sur mon fil cette ancienne publication du 30 avril dernier, qui pourrait fortement intéresser les nouveaux abonnés attirés par mon texte sur le courage de la retraite...)
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Je pourrais sortir les thèmes classiques en lien avec le fait de vieillir en solitaire. Je pourrais vous parler de chiffres, de pourcentages, de courbes qui montent et qui inquiètent. Je pourrais aligner les mots qui font peur — précarité, maladie, perte d’autonomie, solitude — On nous sert souvent ces scénarios dans les articles sur le sujet, comme si vieillir seul était une pente glissante, presque inévitablement triste.

Mais je n’ai pas envie de rester dans ces lieux communs, même si évidemment ces enjeux peuvent nous rattraper à tout moment. Personne n’est à l’abri de pépins de toute sorte. Mais entre les lignes de ces discours un peu moroses, il y a une autre réalité, plus nuancée, plus vivante, plus humaine. Vieillir solo n’est pas forcément un drame. Ce peut être une manière d’habiter sa vie autrement, avec lucidité, oui… mais aussi avec une certaine liberté que peu de gens osent vraiment nommer.

Je vais être honnête : moi aussi, j’ai longtemps eu peur. J’ai crains une vieillesse en solitaire. L’idée de tomber malade sans personne pour me tendre un verre d’eau, de devenir dépendante... ça me serrait le cœur.

Et puis les années ont passé.

Maintenant engagée dans la soixantaine, toujours solo mais plus lucide, je réalise qu’il y a un danger dans le fait d’idéaliser la vieillesse en couple. On imagine les petits déjeuners partagés, les voyages à deux, les mains et les corps qui se trouvent encore malgré les années. On oublie l’autre côté du tableau. On oublie que parfois, c’est nous qui devrons porter, soigner, veiller. Vieillir à deux, c’est aussi accepter cette éventualité-là. Ce n’est pas un conte de fées, c’est un pacte… qui a sa part d’ombre.

Alors, peu à peu, quelque chose s’est déplacé en moi. Une façon différente de regarder l’avenir. Moins naïve, mais étrangement plus apaisée.

Bien sûr, le réseau social devient de plus en plus important dans le dernier droit de notre vie. Quand on vieillit solo, les amitiés qui sont toujours là sont une colonne vertébrale. Ce sont elles qui nous tiennent droite les jours où le silence est trop lourd. Ce sont elles qui souvent nous rappellent qu’on existe pour quelqu’un.

Oui, bien sûr il y a les enfants, pour ceux et celles qui en ont… mais mieux vaut ne pas tout mettre nos espoirs de ce côté. Si vous me lisez régulièrement, vous savez que c’est mon talon d’Achille. J’en suis absolument consciente, et j’y travaille. Nos amours ont leurs vies, leurs élans, leurs priorités. Et c’est très bien ainsi. L’amour ne devrait jamais devenir une dette. Espérer leur présence, oui. S’y accrocher comme à une bouée… non. Je vous le répète… j’y travaille, et fort à part ça.

Alors je rêve.

Je rêve d’un lieu où l’on vieillirait ensemble, mais libres. Un petit village de mini- maisons réservés aux gens retraités, habité par des hommes et des femmes qui ont choisi de ne pas finir seuls chacun dans leur coin. Une communauté douce, bienveillante, où l’on frapperait à la porte pour un café, pour un coup de main, ou simplement pour ne pas être seul un dimanche soir. Une utopie? Peut-être. Mais les plus belles idées commencent souvent comme ça. Si je gagne la loterie, je vous promets que je mets ce projet sur pied !

Et en attendant… je construis ma propre version.

Les modèles familiaux que j’ai sont exactement ceux auxquels je veux échapper. J’ai dû m’imaginer un modèle sur des bases complètement différentes de ce que je vois autour de moi. À l’instar de ma vie des vingt dernières années, j’ai aussi compris qu’il ne servait à rien d’attendre la compagnie des autres pour vivre heureuse. J’ai le privilège de la santé, pour le moment du moins, et je décide d’en retirer le maximum.

À 62 ans, je refuse de rester immobile. Après une deuxième moitié de vie à me rebâtir suite à des périodes de grandes difficultés et des échecs amoureux successifs, il y a en moi une énergie neuve. Une envie de vivre qui n’a plus rien à prouver, mais tout à goûter.

Vous le savez, j’embrasse ma vie solo avec tout ce qu’elle a à m’offrir de défis, mais aussi de moments magiques, de grands et de petits bonheurs. Je prends les rênes et je fonce.

Mais « foncer » n’a pas la même définition pour tous. Pour moi, foncer c’est dire oui à l’élan quand il se présente. C’est partir solo sur un road-trip aux Iles de la Madeleine, c’est aller voir un show et ne pas me demander si j’ai l’âge d’être là. C’est me cuisiner un souper et le déguster aux chandelles, c’est passer ma soirée sur ma batterie, chanter à tue-tête. C’est décider de partir faire une randonnée à cheval, c’est écrire jusqu’à perdre la notion du temps.
C’est être pleinement vivante… sans témoin obligatoire.

Et peut-être que le vrai secret est là. Dans cette façon de se traiter avec douceur, enfin. Après des années à donner, à plaire, à tenir debout pour les autres. Apprendre à se regarder avec indulgence, à se pardonner certaines erreurs. Le secret de vieillir sereinement réside peut-être bien dans l’indulgence et le respect que l’on se démontre à soi-même, souvent après une vie où on en a eu trop peu.

Soyez doux•ce envers vous-même, permettez-vous des journées à flâner, pardonnez-vous certains bouts de votre vie dont vous êtes moins fièr•e… Cessez de vous sentir redevable à tout le monde… et surtout à ceux qui ne vous ont rien donné. Libérez-vous des gens qui vous ont blessés, soyez indulgente envers vous-même, je le répète car c’est la base.
Et surtout, permettez-vous des folies et des plaisirs, peu importe qu’ils soient petits ou grands. Cessez de vouloir plaire à tout le monde….Plaisez-vous …à vous!!

Si un jour mes enfants racontent à leurs propres enfants que leur mère a su vieillir libre, vivante, et en paix… alors je saurai que j’ai réussi quelque chose de précieux.

Pascale S&L






LE COURAGE DE LA RETRAITE SOLOPrendre sa retraite devrait être un moment heureux, une récompense après toutes ces années...
08/16/2026

LE COURAGE DE LA RETRAITE SOLO

Prendre sa retraite devrait être un moment heureux, une récompense après toutes ces années à travailler. On imagine qu’un beau matin, on ferme notre ordinateur, on vide notre bureau, on dit au revoir aux collègues après un petit party et on rentre chez soi avec le merveilleux sentiment du devoir accompli avec fierté.

Pour moi, ça ne s’est pas tout à fait passé comme ça. J’ai travaillé pendant 41 ans pour le même employeur, une chaine de pharmacies très connue. J’y ai fait une belle carrière, dont je suis encore très fière. Mais l’année où j’ai atteint 35 ans de service, l’entreprise pour laquelle je travaillais a été achetée par une autre grosse entreprise québécoise.

Les six dernières années de ma vie professionnelle ont été très pénibles, et pas du tout à l’image de ce que j’avais imaginé. J’ai bien essayé de tenir le coup, parce que j’avais toujours prévu prendre ma retraite à 62 ans et que, financièrement, c’était ce qui avait du sens. Mais à 60 ans, je n’en pouvais plus.

Le manque de respect de mon nouvel employeur envers moi, envers mon expérience et envers tout ce que j’avais donné pendant toutes ces années avait fini par gruger quelque chose de beaucoup plus précieux que mon salaire : ma paix d’esprit. Il m'était devenu impossible de travailler en étant tous les jours envahie par la frustration et le sentiment d’injustice.

Alors j’ai sauté, même si j’étais terrifiée. Je n’ai jamais fait de parachute de ma vie et je n’ai aucune intention d’en faire un jour, mais j’imagine que la sensation doit ressembler un peu à celle que j’ai ressentie en annonçant ma retraite deux ans plus tôt que prévu.

Prendre sa retraite à 60 ans quand on est solo, ce n’est pas seulement se demander ce qu’on fera de nos lundis matin. C’est aussi faire des calculs. Beaucoup de calculs.

Quand on est deux, il y a deux personnes pour payer l’hypothèque ou le loyer, les taxes, l’électricité, l’internet, l’épicerie et toutes les autres dépenses communes. Mais il peut aussi y avoir deux REER, deux fonds de pension, deux revenus et deux personnes capables d’absorber un imprévu.

Quand on est solo, il y a uniquement sur soi qu’on peut compter. Alors oui, quitter volontairement un salaire à 60 ans quand on est seule demande une certaine dose de courage. J’avais peur de manquer d’argent, peur de regretter ma décision, peur de découvrir un jour que j’avais mal calculé mon affaire. Ma conseillère financière avait d’ailleurs été très claire avec moi : si je voulais éviter de risquer de manquer d’argent à 80 ans, il fallait que je me trouve un travail à temps partiel.

Ce n’était pas exactement le scénario de retraite dont j’avais rêvé, mais bon. J’ai parlé autour de moi de mon désir de faire quelques heures par semaine et, finalement, la solution est arrivée par mon entourage. On m’a offert un travail de consultante deux jours par semaine, en télétravail. C’était parfait. Je pouvais donc quitter un environnement qui ne me convenait plus, retrouver ma liberté et ma paix d’esprit, tout en continuant à gagner un revenu qui sécurisait au moins un peu mon avenir financier.

Je suis parfaitement consciente que cette possibilité n’est pas offerte à tout le monde. Tout le monde n’a pas la chance de pouvoir quitter son emploi plus tôt ni de trouver ensuite un petit boulot intéressant et suffisamment rémunérateur. Mais il y a quelque chose que cette expérience m’a appris.
On parle beaucoup de la planification financière de la retraite, avec raison. Mais on parle moins de ce que ça coûte de rester trop longtemps dans une situation qui nous rend malheureux. Ça aussi, ça a un prix.

Aujourd’hui, est-ce que je suis absolument certaine que j’aurai assez d’argent jusqu’à la fin de ma vie? Bien sûr que non. Avec le coût de la vie, la situation économique et géopolitique incertaine actuelle, qui peut réellement prédire avec certitude ce dont il aura en réserve dans 10, 20 ou 30 ans? Mais j’ai fait le choix de ne pas sacrifier mon présent pour tenter de garantir parfaitement mon avenir. Et surtout, j’ai choisi de me respecter.

La vie solo m’a appris que je suis la seule responsable de mes décisions. C’est parfois vertigineux. Il n’y a personne à côté de moi pour me dire : « Ne t’inquiète pas, mon fonds de pension est là. » Personne pour absorber une partie du risque si les choses tournent mal. Mais il y a aussi quelque chose d’extraordinairement puissant là-dedans… La décision m’appartient.

À 60 ans, j’ai regardé le vide devant moi, j’ai eu peur. J’ai fait et refait mes calculs. Et puis j’ai sauté. Aujourd’hui, je ne sais toujours pas si cette décision me coûtera quelque chose à moyen ou long terme. Mais je sais ce qu’elle m’a rapporté à 60 ans : deux années de ma vie que j’aurais autrement passées dans un milieu où je n’étais plus heureuse et où je ne me sentais plus respectée… et du temps pour écrire et créer Solo et Libre.

J’ai choisi de prendre ce risque-là. Et si c’était à refaire, je sauterais encore.

Pascale S&L




12 AOÛT On est le 12 août, je me suis donc gâtée avec l'achat d'un roman québécois. J'ai arrêté mon choix sur "Exploser ...
08/12/2026

12 AOÛT

On est le 12 août, je me suis donc gâtée avec l'achat d'un roman québécois. J'ai arrêté mon choix sur "Exploser tout bas" de Geneviève Janelle... Le résumé m'a accrochée. Une mère de famille bascule dans un monde parallèle dans lequel elle se retrouve seule, n'ayant jamais eu d'enfants ni de conjoint...elle y découvre une "liberté oubliée"... Tiens tiens !
Bien hâte de commencer ma lecture 😉


LES FONDEMENTS DE SOLO ET LIBREComme le message que j’essaie de transmettre sur cette page ne semble pas toujours être c...
08/10/2026

LES FONDEMENTS DE SOLO ET LIBRE
Comme le message que j’essaie de transmettre sur cette page ne semble pas toujours être compris de la bonne façon par tout le monde, je sens le besoin de déposer ici ma déclaration des fondements de Solo et Libre.

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